Présente déjà à Toupargel, Caroline Weber nommée administrateur de GL Events

Dominique Largeron

Illustration de la recherche de femmes par les entreprises pour siéger dans les conseils d'administration depuis la loi Zimmermann-Copé, Caroline Weber siège comme administrateur dans deux conseils d'administration rhônalpins, celui de Toupargel (4 000 personnes) depuis mars 2010 et désormais, celui de GL Events (3 250 salariés) depuis quelques semaines. Mais selon elle, rattraper le temps perdu pour parvenir à l'objectif de 40 % de femmes siégeant dans les conseils d'administration, va demander du temps.

Présente déjà à Toupargel, Caroline Weber nommée administrateur de GL Events

Recherche femmes désespérement ! Tel est le SOS lancé par les chefs d'entreprise qui se retrouvent face à la loi Zimmermann-Copé qui vise à faire monter le nombre de femmes dans les conseils d'administration des entreprises à 40 % d'ici six ans. Et résultat non désiré : on risque de voir des chefs d'entreprise mener une stratégie d'évitement... en diminuant la taille de leur conseils d'administration, ce qui, assurément, ne serait pas très positif.

Ceci s'explique : le nombre de femmes dans les fonctions exécutives des entreprises, n'est que de 6 à 8 % en France. Elles sont donc particulièremnt courtisées.

Pour preuve, la Lyonnaise Caroline Weber qui était déjà depuis mars 2010 administrateur de la société Toupargel, créée par Roland Tchénio, a été aussi sollicité par Olivier Ginon pour occuper un poste d'administrateur indépendant au sein de GL Events, société lyonnaise spécialisée dans l'événementiel, l'organisation de salons et la gestion de palais des congrès.

Il n'y a personne pour nier les compétences de Caroline Weber. Cette diplômée d'HEC (promotion 1983), titulaire d'un DEA d'Etudes Politiques à Paris Dauphine et licenciée d'anglais a effectué un parcours qui l'a mené à des postes de top management dans des secteurs variés : elle travaille à la Direction Financière d'IBM France, puis pendant un an à celle de Vitrine de France-Le rectangle, avant de rejoindre en mars 1992 le Groupe GMF Assistance Internationale où elle occupe le poste de Directeur des Opérations Financières jusqu'en juillet 1993.

Le textile également : Caroline Weber, épouse du président du directoire de la Lyonnaise de Banque à la ville, a intégré la société rhônalpine Chaîne et Trame en tant que Directeur Général Adjoint, avant de devenir Directeur Général des Cars Philibert à Lyon.

Elle est, depuis janvier 2007, Directrice Générale de Middlenext, une association des valeurs moyennes cotées en bourse, comptant quatre permanents et rassemblant près de 150 entreprises. Une association qui a notamment publié un code de gouvernance d'entreprise pour les valeurs moyennes et petites. Un de ses rôles, celui de lobbying, apparaît efficace, puisque Caroline Weber se félicite d'avoir fait évoluer près d'une trentaine de décrets et de textes de loi en faveur des entreprises moyennes.

Il faut ajouter à cette longue liste, la présidence de l'Association Européenne des Valeurs Moyennes Cotées et d'administrateur de la société des lecteurs du journal « Le Monde » qui est cotée au Marché Libre de la Bourse.

Pour Caroline Weber, il sera très difficile d'arriver aux 40 % de femmes dans les conseils d'administration dans les entreprises en six ans seulement. « Je comprends la volonté du législateur, mais l'objectif est trop ambitieux. Il aurait mieux valu dans un premier temps se fixer l'objectif de 20 % de femmes. On a demandé aux chefs d'entreprise de faire évoluer la gouvernance de leurs entreprise, ce qu'ils ont souvent fait. Six ans, c'est le temps d'un mandat. Or, la loi risque de les obliger à faire démissionner des hommes pour mettre des femmes à leur place ! »

Autre raison : « Du fait du faible nombre de femmes en France dans les fonctions exécutives, les femmes compétentes pour assurer le job d'administrateur ne sont pas si nombreuses. Pire : la plupart habitent Paris, alors que la majorité des entreprises sont en région. » Et de reconnaître : « Cette loi va vraiment être difficile à mettre en œuvre. » Caroline Weber aura en tout cas, de son côté, apporté sa pierre.

Publiée le 21 mars 2011 par LARGERON Dominique. Mis à jour le 21 mars 2011
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