Réélu dès le premier tour au Grand Lyon, Gérard Collomb embraye aussitôt sur la Métropole

Dès sa réélection, Gérard Collomb propose aux conseiller communautaires, « un pacte de gouvernance métropolitain », clarifiant les rôles de la Métropole, des communes et des communautés de communes du Grand Lyon. Ses trois priorités seront l'emploi, le logement et l'éducation.

  Réélu dès le premier tour au Grand Lyon, Gérard Collomb embraye aussitôt sur la Métropole

 Mercredi, les premiers mots de Gérard Collomb lors de sa réélection à la tête du Grand Lyon dès le premier tour par 92 voix contre 58 à François-Noël Buffet (UMP), sont pour la future Métropole qui rappelons-le sera opérationnelle dès le 1er janvier 2015.

 Il n'y aura pas de nouvelles élections : les élus au Grand Lyon lors des dernières élections municipales l'ont aussi été pour la future Métropole qui intégrera un certain nombre de compétences auparavant dévolues au Conseil général du Rhône.

 D'emblée, le président réélu du Grand Lyon évoque « ce moment si particulier où nous allons passer de notre communauté urbaine à la Métropole. »

 Et d'ajouter : « Nous savons tous que, dans les mois qui viennent, un travail important va devoir être réalisé pour réussir cette transformation qui marque évidemment une grande ambition pour notre territoire. »

Président du Grand Lyon pour un troisième mandat, Gérard Collomb a bien conscience que cette Métropole « constitue un formidable défi. »

 Il en fixe les objectifs : « Nous maintiendrons d’abord ce qui fait aujourd’hui la force du Grand Lyon : sa capacité à développer de grands projets, à mettre en place un système de déplacements performant, à organiser l’aménagement de notre territoire, à préserver et développer la place de la nature en ville... »

 Et d'ajouter : «  la Métropole sera, bien sûr, un véritable tremplin pour amplifier toutes les actions que nous menons déjà. Je pense au développement et à l’attractivité économique, au soutien à l’innovation, mais aussi à la protection de l’environnement, puisque notre territoire s’est placé à l’avant-garde d’une croissance économique « verte ».

« Mutualiser les moyens »

En supprimant une couche du mille-feuilles administratif, cette future Métropole va, selon lui amener des économies : «  la Métropole va nous permettre, dans un contexte de baisse des dotations aux collectivités, de mutualiser les moyens, d’optimiser nos marges de manœuvre budgétaire et de garantir ainsi notre capacité d’investissement. »

 Et de promettre, en partenariat avec les Maires, « la déconcentration des services publics vers les communes ou les groupements de communes. Nous établirons ensemble un pacte de gouvernance métropolitain, véritable contrat définissant les compétences, les moyens financiers et humains qui seront délégués par la Métropole aux communes.»

 Gérard Collomb détaille ensuite les grandes principales compétences qui seront dévolues à cette future Métropole et qui sont à ses yeux prioritaires : l'emploi, le logement et l'éducation

 L’emploi : «  Aujourd’hui, c’est le Grand Lyon qui pilote les politiques économiques et l’aide à la création d’emplois, mais c’est le Conseil Général qui développe les politiques d’insertion. Avec la Métropole, nous mettrons notre connaissance du monde économique au service de l’insertion. Nous devrons, par exemple, être capables d’organiser de véritables passerelles pour que les bénéficiaires du RSA puissent avoir plus de chances de trouver un emploi. »

Le logement « et plus particulièrement le logement social. Comme nous interviendrons à tous les stades, de la production à l’attribution, nous serons en mesure de mieux calibrer notre offre, de mieux connaître les destinataires et d’en simplifier l’accès, de construire de vrais parcours résidentiels. Construire des logements adaptés, accompagner la dépendance, développer des services innovants : grâce à la Métropole, nous serons en mesure de mettre en place une politique globale en faveur des personnes âgées et handicapées. »

 L’éducation enfin : « dans une coopération avec les communes pour initier de vrais parcours de réussite, de la petite enfance aux collèges, pour favoriser l’éducation artistique au travers de grandes politiques culturelles : enseignement musical ou lecture publique. Les Nuits de Fourvière, le Musée des Confluences, le musée gallo-romain viendront par ailleurs compléter notre offre culturelle. »

 Enfin, Gérard Collomb se donne « six ans pour réussir. Six ans pour bâtir une nouvelle forme d’action publique. Six ans pour dessiner le futur de notre territoire. Six ans pour inventer l’avenir, car comme l’écrit Bergson, « l’avenir n’est pas ce qui va arriver, mais ce que nous allons faire »...

 Pour « un exercice plus collectif des responsabilités »

 L’autre intervention remar­quée est celle du maire PS de Villeurbanne, Jean­ Paul Bret. A la tête d’un grou­pe de onze élus, il ne ménage pas le nouveau président et le met en garde sur la mise en œuvre de « points essentiels qui conditionnent notre sou­tien », arguant de la nécessité «d’un exercice plus collectif des responsabilités : demain ne pourra pas être comme hier. Le mandat précédent n’est pas un bon exemple !»

 Même s'il a été élu dans un fauteuil, cette mise en garde liée aux neuf abstentions émanant très probablement des rangs de la Gauche et des Verts constituent pour Gérard Collomb l'indice que cette nouvelle mandature marquée par la Métropole pourrait être nettement plus difficile à mener que les deux précédentes...

 Protégez-moi de mes amis, mes ennemis, je m'en charge...

Publiée le 16 avril 2014 par LARGERON Dominique.
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