Sanofi : Olivier Brandicourt remplace Christopher Viehbacher, avec un "golden hello" de 4 millions d'euros

Le Groupe Sanofi a mis un peu plus de trois mois pour trouver un remplaçant à l'ancien directeur général qui avait été démissionné par le conseil d'administration du premier employeur privé lyonnais. La Big Pharma a été le chercher au sein de la branche santé du chimiste Bayer. Il est gratifié d'un bonus de bienvenue de 4  millions d'euros.

Sanofi : Olivier Brandicourt remplace Christopher Viehbacher, avec un "golden hello" de 4 millions d'eurosDe Bayer à Sanofi : Olivier Brandicourt qui prendra ses nouvelles fonctions le 2 avril.

Le processus de sélection a pris du temps. Il fallait trouver un cadre capable de prendre en main la direction générale de la cinquième Big Pharma mondiale, en termes de chiffre d'affaires, Sanofi.

C'est fait désormais : jeudi 19 février, le conseil d'administration de Sanofi a désigné le nouveau directeur général du groupe destiné à remplacer Christopher Viehbacher, démissionné par ce même conseil d'administration, il y a un peu plus de trois mois.

Il s'agit d' Olivier Brandicourt, aujourd'hui à la tête de l'allemand Bayer Healthcare, la branche santé du chimiste allemand.

Selon l'AFP, il sera gratifié d'un "bonus de bienvenue", un "golden hello" chez les anglo-saxons pouvant aller jusqu'à 4 millions d'euros.

En effet, selon un document consultable sur le site internet de Sanofi, une indemnité forfaitaire brute de 2 millions d'euros est prévue pour la prise de fonction du nouveau directeur général, prévue le 2 avril.

Celui qui dirige actuellement les activités pharmaceutiques du groupe allemand Bayer bénéficiera à nouveau d'une telle indemnité en janvier 2016, s'il est toujours en poste à ce moment-là, ce qui, on l'accordera est fort probable.

Sanofi explique que cette prime a été accordée à son nouveau directeur général "en contrepartie des avantages auxquels il a renoncé en quittant son précédent employeur".

Le nouveau directeur général prendra ses fonctions le 2 avril prochain. C'est le président du groupe, Serge Weinberg qui avait, pendant ce temps, assuré l'intérim.

 Contrairement à Christopher Viehbacher, germano-canadien, au tropisme américain prononcé , Olivier Brandicourt comme l'illustre son patronyme est français. Ce médecin de 59 ans a vécu pas loin de vingt ans aux États-Unis. Il a d'ailleurs le statut de résident américain.

Pour Serge Weinberg, le président du conseil d’administration de Sanofi: « Sanofi a mis en place un processus de sélection rigoureux afin d’identifier le meilleur dirigeant pour conduire le groupe à un moment important pour notre société. »

 Pour lui, Olivier Brandicourt sera the right man at the right place : «  La solide expérience d’Olivier Brandicourt combinée à son profil international, à sa connaissance parfaite du marché américain et des marchés émergents de la santé, et à sa capacité à fédérer les équipes insuffleront un nouveau dynamisme à la stratégie de diversification et d’innovation de Sanofi ».

 Issu d'une liste de plusieurs dizaines de candidats potentiels

Olivier Brandicourt faisait partie d'une liste de plusieurs dizaines de candidats potentiels, dressée par le conseil d'administration de Sanofi.

Une première sélection a permis d'en sélectionner d'abord douze. Une seconde sélection a permis d'en distinguer quatre qui ont eu des entretiens avec le comité des nominations ; Olivier Brandicourt sortant qualifié à l'issue de cette ultime sélection.

Né au Maroc, Olivier Brandicourt a fait ses études de médecine et de biologie à Paris. Il a effectué des missions en Afrique, avant de rejoindre le groupe « Parke-Davis », racheté quelques années plus tard par Pfizer, le numéro un américain de la santé.

Au sein de ce groupe, Olivier Brandicourt a gravi la chaîne des responsabilités marketing et commerciales, avant de devenir le patron des marchés émergents et des produits matures.

Une division pesant pas moins de 21 milliards de dollars de chiffre d'affaires, à peine moins importante que Bayer Healthcare, dont Olivier Brandicourt a pris la direction fin 2013 et à la tête de laquelle il ne sera donc pas resté longtemps.

Une petite année qui lui a néanmoins permis de reprendre, justement, au nez et à la barbe de Sanofi, la branche santé grand public de Merck pour 14,2 milliards de dollars. Un savoir-faire en fusion-acquisition qui pourrait être utile pour l'avenir de Sanofi.

Début avril, Olivier Brandicours se retrouvera donc à la tête de la première capitalisation boursière française, mais aussi du premier employeur privé de l'agglomération lyonnaise avec 6 500 salariés.

Publiée le 21 févr. 2015 par LARGERON Dominique.
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