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Banque Publique d'Investissement : le péché originel

Dominique Largeron

Avant même d'exister réellement, la Banque Publique d'Investissement est accusée de tous les maux... à venir. On évoque déjà la concernant le scandale du Crédit Lyonnais ou les anciennes Sociétés de développement régional qui ont fait naufrage. En fait, son plus gros risque vu le poids que prendront les régions en son sein, sera de résister aux sirènes de tous bords les appellant à sauver les canards boiteux. La bouche en cœur, tous ses acteurs assurent que ce ne sera pas le cas.

Banque Publique d'Investissement : le péché originel

Elle n'est pas encore née que la Banque Publique d'Investissement (BPI *) suscite la polémique. A la question de savoir si : " la Banque Publique d'Investissement devra sauver Florange ?" Jean-Pierre Jouyet, son président a répondu du tac au tac : "la BPI aura vocation à maintenir l'activité et non pas à aider les canards boiteux". Une phrase qui lui a valu une belle volée de bois vert de la part des syndicats d'Arcelor Mittal, à telle enseigne que François Hollande a dû rectifier le tir à Bruxelles, en marge du sommet européen où il était présent.

Cette phrase était sans doute une maladresse politique, mais une nécessité de communication pour le premier président de la BPI. A peine portée sur les fonts baptismaux, la nouvelle venue est attaquée de toute part : on évoque à son propos les fameuses Sociétés de développement régionales qui ont fait naufrage ; voire même, en pire, le naufrage du Crédit Lyonnais.

Mais surtout les craintes sont vives, vu le poids que vont prendre les régions en son sein et les inévitables pressions politiques qui ne manqueront pas de survenir, de la voir plus aller au secours des entreprises en perdition que d'aider celles qui feront l'avenir de notre économie.

D'emblée, le nouveau président de la BPI se devait de marquer son territoire, il l'a fait.

"Pas pour accompagner le salut des entreprises..."

Réunis à Lyon, à l'occasion du Congrès des Régions de France, les présidents de Régions, la bouche en cœur, en ont remis une couche, à l'instar de Jean-Jack Queyranne qui a répété de manière plus diplomatique ce qu'a déclaré Alain Jouyet : « La BPI n'est pas faite pour assurer le salut des entreprises. Elle doit accompagner celles qui ont une vision, un projet industriel, un avenir. »

Alain Rousset président de l'Association des Régions de France a rappelé que les Sociétés de Développement Régionales (SDR) étaient une vieille histoire de trente ans d'âge, « autant dire un siècle ». Il met au défi quiconque de citer un fonds d'incubation ou un fonds d'investissement qui ait été mal géré par les régions ces dernières années.

Si toutes ces voix s'élèvent avec une telle intensité c'est que le risque est réel. Le vrai péché originel de la BPI est là.

C'est un des maux dont souffre notre pays. On a tant vu dans le passé l'Etat dilapider des milliards pour accompagner le déclin d'abord des mines de charbon, puis de la sidérurgie française au lieu d'investir dans les industries d'avenir, créatrices des emplois de demain. Il est logique que les inquiétudes à cet égard soient réelles.

Que les PME deviennent des ETI...

On sait que l'innovation est primordiale pour décrocher des marchés, pour que les PME deviennent des ETI (Entreprises de Taille Intermédiaire de plus de 250 salariés, trop rares en France), l'un des objectifs affichés par la BPI : ce sont elles qui investissent, qui exportent.

Or, trop souvent, ce choix en faveur du passé plutôt que de l'avenir a amené la France à prendre un retard que nous payons aujourd'hui. Les dépenses de R&D des entreprises françaises ont représenté 1,4 % du PIB en 2011 contre 1,9 % en Allemagne. La France est toujours nettement en dessous des 3 % de dépenses tous types de recherche confondus.

C'est la raison pour laquelle les discussions actuelles entre le patronat et les syndicats sont importantes. Si d'une manière ou d'une autre, les partenaires sociaux arrivaient à mettre en place en France une forme de flexi-sécurité à la danoise pour atténuer et accompagner le processus de destruction/création que connaît toute économie, on aurait franchi un pas important de plus.

Le vrai danger est chinois

Pour ce faire, Alain Rousset préconise la création comme en Allemagne d'un « Fonds de Retournement » pour accompagner les entreprises en difficulté. Ce qui permettrait de se concentrer sur les investissements d'avenir.

On sait que le potentiel de nouveaux emplois dans les industries vertes, dans l'agro-alimentaire (il va falloir nourrir 9 milliards d'hommes), dans la filière numérique, sont très importants. C'est là qu'il faut investir fortement en se dotant d'une vraie politique de filière.

Car pendant ce temps là, la Chine qui désormais produit plus d'ingénieurs que l'Europe tout entière, fait croître ses investissements de R&D au rythme de 20 % l'an, bien plus vite encore que sa croissance économique. Elle vient à cet égard de dépasser le Japon. Le vrai danger est là !

(*) BPI : présidée par Jean-Pierre Jouyet, directeur général de la Caisse des Dépôts, le bras armé financier de l'Etat et proche de François Hollande, dirigée par Nicolas Dufourcq, l'actuel n°2 de la SSII grenobloise, Cap Gemini, la Banque Publique d'Investissement est constituée de la superposition de la filiale de : la Caisse des Dépôts, CDC Entreprises, du Fonds Stratégique d'Investissement (FSI), d'Oséo, la banque des PME et d'Ubi France. Ayant pour objectif de rendre aux PME un service " simple, complet et surtout décentralisé " en proposant un guichet unique en régions, elle sera opérationnelle au 1er janvier 2013.





Le dessin de na!
Publiée le 22 oct. 2012 par LARGERON Dominique. Mis à jour le 22 oct. 2012
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