Espaces thématiques+
Bourse & Finance

Dédié aux experts et professionnels de la Bourse, de la Finance, en région Rhône-Alpes. Cet...

Lyon Digital & Numérique

Bienvenue dans l'espace Lyon Digital & Numérique "Business numérique", "marketing digital"...

Lyon English Business

Welcome to the English corner of Lyon-Entreprises.com This space includes all the English pages...

Voir tous les espaces
Vidéos des entreprises Voir toutes les vidéos

GRAND LYON

Economie : quand Collomb fait la leçon à Hollande

Dans une interview au « Monde », beaucoup commentée, Gérard Collomb donne une leçon d'économie politique au président de la République. Une façon de vanter « le modèle lyonnais » plutôt efficace faut-il reconnaître, mais aussi une manière de se démarquer de l'exécutif pour ratisser plus large lors des élections municipales de mars prochain. Car si l'image de l'exécutif ne s'améliore pas d'ici là, ce sera dur, alors, pour les candidats se réclamant du PS...

Economie : quand Collomb fait la leçon à Hollande

Gérard Collomb réélu dans un fauteuil lors des prochaines élections municipales de mars prochain à Lyon ? Alors qu'en face, l'UMP se retrouve face à pléthore de candidats, cette certitude professée il y a quelques mois encore est en train de s'effriter quelque peu.

 Une réélection pas si assurée que cela...

 Outre l'usure du pouvoir née de treize ans de règne sans partage, Gérard Collomb risque de se retrouver avec deux listes concurrentes à gauche : l'une émanant de la gauche de la gauche et peut-être aussi, une autre émanant des Verts.

 Mais surtout, le désamour entre l'électorat et le pouvoir socialiste pourrait coûter cher au premier magistrat lyonnais, comme à ceux qui se réclameront du Parti Socialiste.

 D'où l'absolue nécessité pour Gérard Collomb de mettre un maximum de distance entre lui et son parti, avec peut-être quelques dégâts collatéraux à la clef, mais il n'en a cure. Nécessité fait loi.

 C'est dans le cadre de cette stratégie qui devrait s'accentuer au fil des mois que l'on a pu lire chez notre confrère « Le Monde », une étonnante interview de Gérard Collomb faisant la leçon au président de la République, François Hollande.

 « La taxation à 75 % n'a pas été un bon signal... »

 « Les messages sont parfois contradictoires. Il veut réindustrialiser le pays, mais une partie de la gauche continue de signifier aux entreprises qu'elle ne les aime pas. Comment y arriver dans ces conditions ? », s'interroge Gérard Collomb dans cet interview.

 Il poursuit : « La taxation à 75 % n'a pas été un bon signal et je ne suis pas sûr qu'il soit judicieux de continuer dans cette voie. »

 Au passage, il tacle Arnaud Montebourg qui « serait parfait avec ses qualités, mais sans ses défauts. Il a la vertu du volontarisme, mais il faudrait qu'il le revisite, qu'il admette que nous sommes dans un monde ouvert. Il met beaucoup d'énergie à tenter de sauver des entreprises anciennes, il faut qu'il en mette tout autant à faire émerger une nouvelle industrie... »

 « Pour un socialisme de l'offre »

 Social démocrate assumé comme François Hollande et Jean-Marc Ayrault, le candidat à sa réélection donne à ces deux derniers un cours d'économie... social démocrate : « Je ne défends pas les patrons, je défends un socialisme de l'offre. Pas par vision idéalisée de l'entreprise, mais parce que si on ne stimule pas le goût de l'innovation, on ne s'en sortira pas... On a beaucoup pratiqué en France, la croissance par la demande. A chaque fois que cela n'allait pas, on relançait par la dette, gauche et droite confondues. On est arrivé au bout du système...Il faut changer de braquet. »

 Il prend ensuite un exemple qu'il connaît bien puisque Lyon a été pendant longtemps la Mecque des jeux vidéo : « Il y a quinze ans, les Français étaient très bons en jeux vidéo, aujourd'hui, c'est le Québec qui les a attirés. »

 Cet interview lui permet au passage de vanter le modèle lyonnais fruit d'un consensus efficace entre les collectivités, la CCI de Lyon et les entreprises : « Si le principal défi est l'adaptation de nos entreprises, je ne comprends pas pourquoi la flexibilité est toujours considérée comme un gros mot à gauche. Et si l'investissement est la clé, il faut assumer la coopération public-privé. Je le vois à Lyon, où quand je mets 1 euro d'argent public, nous générons 6 euros d'argent privé. »

 Un discours qui fera sans doute hurler à gauche de la gauche, mais que les chefs d'entreprise lyonnais entendront une nouvelle fois avec délectation. Un an avant l'échéance, la campagne électorale a commencé.

Le dessin d'Olivero
Publiée le 18 mars 2013 par LARGERON Dominique. Mis à jour le 18 mars 2013
Figure dans les rubriques
L'édito de la semaine
Actus Lyon
GRAND LYON
Collectivité locale, territoriale, pôle métropolitain


HAUT