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Rhône-Alpes mariée à l'Auvergne : ça ne changera pas grand chose...

Dominique Largeron

 Déjà deuxième région française au PIB similaire à celui du Danemark, la région Rhône-Alpes n'a pas grand chose à gagner du mariage avec une petite région comme l'Auvergne même si les complémentarités, en matière économique, notamment, sont évidentes. En revanche, le transfert des compétences des départements vers les régions sont, elles, susceptibles, de donner un poids supplémentaire aux régions encore bien trop faibles par rapport à nos voisins.



Rhône-Alpes mariée à l'Auvergne : ça ne changera pas grand chose...

 Illustration de notre Etat hyper-centralisée doté d'un président monarque. Sur un coin de table (ou presque), François Hollande a redessiné la carte des régions françaises censées passer de 22 à 14.

 Il n'y a qu'en France que l'on peut voir cela. On imagine le tollé si en Allemagne Angela Merkel avait imposé par exemple le mariage de la Bavière avec la Thuringe.

 Il y a d'ailleurs un paradoxe dans cette volonté de redécoupage des régions. C'est la tête d'un Etat hyper-centralisé qui met tout son poids dans la balance pour mettre au jour des régions plus fortes susceptibles de contrebalancer ce même pouvoir parisien !

 Quid de Rhône-Alpes ?

 Interrogé quelques semaines avant la décision présidentielle, Jean-Jack Queyranne avait expliqué qu'il ne voyait pas l'intérêt à se marier avec l'Auvergne. Il avait expliqué qu'il verrait plutôt un département comme la Saône-et-Loire, très attiré par Lyon et Rhône-Alpes rallier la Région. De son côté, le vice-président ligérien de la région, Jean-Louis Gagnaire, chargé de l'économie, voyait bien un des quatre départements de l'Auvergne, la Haute-Loire, très tournée vers Saint-Etienne, rallier également Rhône-Alpes.

 Pas de découpage en dentelle des régions

 Seul problème à ces redécoupages en dentelle, le président et le gouvernement les ont totalement exclus. Trop compliqués et trop risqués à mettre en œuvre.

 C'est donc l'ensemble de l'Auvergne qui va rejoindre Rhône-Alpes.

 En définitive, Jean-Jack Queyranne accepte ce qui lui est proposé sur un plateau : « Je n'ai jamais eu de volonté d'annexion », précise-t-il, néanmoins.

 Il assure donc avoir « accueilli favorablement le projet de fusion entre Rhône-Alpes et l'Auvergne annoncé par le président de la République ». Idem pour René Souchon, son homologue auvergnat. Il est vrai que ces dernières années, les liens s'étaient multipliés entre Rhône-Alpes la région phare du Massif Central.

 Qu'est ce que changera ce mariage ? Pas grand chose. Car Rhône-Alpes, deuxième région de France a déjà la taille critique avec un PIB équivalent à celui du Danemark et une superficie similaire à celle de la Suisse.

 La disproportion entre les deux régions est très importante : Rhône-Alpes possède une population cinq fois supérieure et un PIB près de six fois plus important que celui de l'Auvergne !

 D'un côté, Rhône-Alpes : 6,3 millions d'habitants et un PIB de 193 milliards d'euros ; de l'autre, l'Auvergne, 1,3 million d'habitants et un PIB de 33,8 milliards d'euros.

 Avec l'Allemagne, un état fédéral, la comparaison est cruelle. Les régions ont là bas une force, une puissance qui s'expriment dans leur budget, dix fois supérieur pour le Bade-Wurtemberg, par exemple à celui de la région Rhône-Alpes.

 Un processus de dévitalisation des départements au profit des régions

 La vraie question est ailleurs : comment donner plus de poids aux régions en France, la collectivité qui présente la meilleure efficacité, en matière économique notamment ?

 Et là, une éclaircie se fait jour, discrètement, occultée par la bataille sur le redécoupage des régions. On le verra dans le texte de la future réforme territoriale : elle dessine discrètement une dévitalisation des Départements, au profit des régions.

 Ne voulant pas risquer de se faire retoquer au congrès où une majorité des deux tiers serait nécessaire, le gouvernement a choisi de vider les départements de leurs compétences. Une excellente chose.

Rôle de soutien n°1 au développement économique

 Ainsi, dans l'attente du texte final, les régions verraient se renforcer leur rôle de soutien n°1 au développement économique auprès des PME et des ETI. Là, ça tombe bien, Rhône-Alpes est le premier partenaire économique de l'Auvergne.

 Ce sont également les régions qui fixeront en collaboration avec les futures Métropoles (en l'occurrence Lyon et Grenoble pour la région), les orientations en matière d'aides aux entreprises.

 En attendant leur disparition, les départements se verront retirer le droit d'intervenir directement dans les domaines liés à la vie des entreprises.

 Les régions devraient également voir conforter leurs compétences en matière de tourisme, de gestion des déchets et de développement durable.

 Ce n'est pas tout : les départements devront également transférer aux régions les transports scolaires, la voirie et la gestion des collèges.

 Le Département du Rhône disparaîtra-t-il dès 2015 ?

 Si l'on prend le département du Rhône, par exemple, dont la majeure partie sera fondue dans la Métropole lyonnaise et qui perdra une grande partie de ses compétences, sa disparition est dans les faits programmée. Dès 2015 ?

 L'idée du projet de loi est à terme de donner toutes leurs places aux régions et aux intercommunalités, diminuant le millefeuille territorial de deux couches : les communes, trop nombreuses et les régions.

 Les départements vont être vidés de leurs substances, mais le Conseil Général et ses conseillers généraux siégeront toujours. Il faudra ensuite entériner leur suppression, mais ce devrait être alors une autre paire de manches !

Publiée le 06 juin 2014 par LARGERON Dominique.
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