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« The Artist », le modèle français et le curseur

Dominique Largeron

La victoire de « The Artist » aux Oscars américains est celle d'un producteur, d'un metteur en scène et d'acteurs, mais aussi celle d'un système, celui du financement, unique au monde, du cinéma français. Et qui fonctionne comme une allégorie de l'implication de l'Etat dans l'économie telle qu'elle devrait être après la crise des subprimes. Ni trop, ni trop peu, tout est une question de curseur. Il semble qu'en matière de cinéma on ait trouvé le bon emplacement.

« The Artist », le modèle français et le curseur

Le french actor Jean Dujardin est devenu une star planétaire depuis que « The Artist » a emporté cinq Oscars à Hollywood. Pour la première fois de l'histoire des Oscars un film français fait une razzia de récompenses.

Et chaque commentateur d'essayer de comprendre pourquoi ce film improbable, muet, en noir et blanc, a pu réussir un tel parcours, totalement inattendu. Il faut y voir une conjonction de talents, ceux du metteur-en-scène, des acteurs, de l'auteur de la musique du film et sans doute aussi celui du producteur, Thomas Langmann, qui s'était démené depuis plusieurs mois pour mener un lobbying intense, à l'américaine.

A telle enseigne que pour le public américain, ce film qui raconte le passage du muet au parlant est 100 % US.

En fait, il s'agit d'un film français pur sucre qui n'aurait pu voir le jour sans le système hexagonal du cinéma, un mode de financement qui n'a rien à voir avec le libéralisme échevelé.

Certes, « The Artist », film au budget de 11,2 millions d'euros  n'a pas bénéficié du système français d'avance sur recette. Il s'agit d'une aide sélective dont le montant s'élève entre 400 000 et 700 000 euros dont la décision d'attribution appartient à une commission. Or, ladite commission a préféré l'attribuer à d'autres films.

Il reste que ce film est un pur produit du système de financement français car malgré ce handicap de départ, « The Artist » auquel personne ne croyait au début a réussi à lever, finalement sans difficulés excessives, les fonds nécessaires.

Les premiers contributeurs ont été deux chaînes de télévision, obligées par leur statut imposé par l'Etat, de financer le cinéma français. Canal + a ainsi investi 3,2 millions d'euros, ce qui lui a permis au passage d'obtenir des interviews privilégiées lors de la remise des Oscars. France 3 a apporté le complément : 1 million d'euros.

En outre, « The Artist » a touché 2,3 millions d'euros au titre de « l'aide automatique ». De quoi s'agit-il ? Il s'agit d'une cagnotte forcée accordée aux producteurs de films dont le montant dépend des entrées en salle réalisées...par leurs films antérieurs. Enfin le distributeur, la Warner, a mobilisé 460 000 euros.

Pour que le compte soit bon, il faut y ajouter 4 millions d'euros apportés par la société de production de Thomas Langmann, « La Petite Reine » et 2 ,2 millions émanant du co-producteur, « Studio 37 ».

Au bilan, le film aux cinq Oscars a, avances sur recette exclues, utilisé la quasi-totalité des modes de financements du cinéma les plus courants en France. Des modes de financement imposés par l'Etat au titre du soutien au septième art.

Il est probable qu'aux Etats-Unis, pays qui n'a pas mis en place tous ces outils, un tel film n'aurait probablement pas vu le jour.

Ajoutons que s'il avait été tourné en Rhône-Alpes-ce n'a pas été le cas puisqu'il l'a été aux USA- le film aurait de surcroît bénéficié d'une aide de la région Rhône-Alpes qui a déjà, en vingt ans, participé au financement de près de 200 films.

Certes, il faut bien le reconnaître, une bonne partie des films produits dans notre beau pays, ne rentrent pas dans leurs frais, mais c'est ce système qui a suscité l'éclosion de films aussi improbables que « Les Intouchables » ou « The Arstist » qui vont, eux, toucher plusieurs fois leur mise. Et qui permet au cinéma français de s'imposer comme le second au monde derrière Hollywwod.

En l'occurrrence donc, ce système complexe où la main de l'Etat qui n'investit pas directement d'argent public s'est révélée maligne et efficace a permis aux salles d'accueillir l'année dernière un nombre record de spectateurs qui ont pu voir une partie des deux cents films produits en France, autre chiffre record, et de rafler cette année cinq Oscars. Dommage que l'on ne puisse pas appliquer le même système à une autre industrie qu'à celle du cinéma !

Le dessin d'Ysope
Publiée le 02 mars 2012 par LARGERON Dominique. Mis à jour le 05 mars 2012
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