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L’échec, “on n'est pas obligé d’y passer, mais ça fait partie du parcours” - #PEConnect

Partenaire du Printemps des Entrepreneurs, le Cabinet Germain Maureau s’exprime au travers de son gérant associé Renaud Chevalier sur la forme de l'entrepreneuriat de demain et de son cadre, l’entreprise.

Cabinet Germain & Moreau, partenaire du Printemps des Entrepreneurs 2018 #PEConnect

Le Cabinet Germain Maureau est partenaire du Printemps des Entrepreneurs ?

“C'est la 3ème année que nous sommes partenaires du Printemps des Entrepreneurs et malgré des bureaux à Paris, Marseille, Grenoble, Saint-Etienne et à l’international, nous sommes avant tout Lyonnais puisque le siège historique du Cabinet Germain Maureau est à Lyon avec une majeure partie de nos équipes. De ce fait, nous pensons que le Printemps des Entrepreneurs est un événement incontournable dès lors qu’on souhaite rencontrer des dirigeants ou des décideurs.

Cet événement est le moyen pour nous de présenter notre métier qui n’est pas connu, la propriété industrielle, de mettre en valeur nos experts et de rappeler tous les enjeux liés à la propriété intellectuelle. Au travers de nos interventions nous essayons de sensibiliser les visiteurs à la nécessité de protéger leurs innovations et d’une façon plus générale, le patrimoine constitutif de l’entreprise.

Quel intérêt pour le Cabinet ?

Pour le cabinet la finalité d’un tel événement est toujours la même : nous faire connaître, asseoir notre notoriété locale et nationale en montrant notre leadership à nos clients. Mais cette année, nous innovons en partageant notre stand avec deux de nos clients historiques. L’idée est de les mettre en avant au travers de leurs nouveaux produits et des solutions mises en place pour protéger leur créations.

Dans cet esprit, avec VICAT (ciments & bétons) et BEABA (produits de puériculture), non seulement nos partenaires se montrent, mais en plus, il nous permettent par l’exemple, d’expliquer plus simplement nos concepts de propriété intellectuelle.

Qu'évoque pour vous l'Odyssée ?

L’Odyssée, dans le monde ultra connecté et impatient dans lequel l’entrepreneur évolu, évoque le don d’ubiquité dévolu aux Dieux dans la mythologie. Il nous semble que c’est une référence au chef d’entreprise qui doit être partout à la fois et qui doit savoir faire plusieurs choses en même temps et qui au fil de son odyssée va l’acquérir et l’exploiter pour le bien de son entreprise.

Vos rapports avec le Medef ?

Le Medef est un organisme dans lequel nous sommes régulièrement impliqué et plus particulièrement dans le groupe de travail Innovation. Nous avons été à l’origine d’un grand nombre d’actions internes et externes pour promouvoir le besoin d’innovation au sein des entreprises. Nous serons également actif le 24 avril puisque nos représentants circuleront dans les allées pour promouvoir le groupe et accompagner les entreprises dans cette démarche.

Au sein du cabinet, il s’avère que je suis celui qui porte la relation Medef. D’une part parce que l’Innovation est ma spécialité ce qui me permet d’apporter mes compétences, et d’autre part, de partager avec des personnes dans des domaines connexes avec qui on poursuit des objectifs et des réalisations très concrets.

En retour, je constate que ce n’est pas mauvais pour le business, en plus de créer des liens amicaux et de créer des apports pour les adhérents au travers de formations, d’écrits, de mise à disposition d’un panel d’expert qui peuvent encadrer tout au moins pendant un certain temps, un adhérent souhaitant des conseils sur sa politique d’innovation.

C'est quoi la clé du succès pour un entrepreneur ?

Dans ce monde où tout va très vite, peut-être que la clé du succès pour un entrepreneur est d’avoir du nez. Savoir sentir le mouvement, prévoir le changement. L’idée est d’avoir le “feeling” pour ressentir et pouvoir agir très vite. Il faut arriver à sentir l’évolution du monde en général. Il est fait de mini révolutions permanentes, et du coup, si on campe sur un acquis, on est rattrapé et dépassé. Il faut anticiper parce que quand ça arrive, contrairement à une époque révolue dans laquelle on avait le temps de voir venir, maintenant ça arrive vite ! En Europe où le marché n’est pas facile, l’entrepreneur doit avoir cette faculté de ressentir les choses pour pouvoir anticiper sans arrêts des changements toujours plus profonds.

Comment devient-on entrepreneur ?

Il est difficile de dire si on naît entrepreneur ou si on le devient. Sans doutes est-ce une question de curseur. Si on veut être le leader d’un marché, probablement qu’il faut avoir dans ses gènes une certaine “niaque”. En revanche, oui, avec des compétences et un peu d’assiduité, tout le monde doit pouvoir être entrepreneur.

Quelle forme donnez-vous à l'entreprise de demain ?

Dans notre PME de 110 personnes qui fait un métier particulier, nous nous sommes ouverts très tôt à la mondialisation. Nous avons très tôt travaillé avec des partenaires éloignés. Les notions de réactivité, de déplacements à l’étranger, de cultures fondamentalement différentes des nôtres comme peuvent l’être la japonaise ou chinoise, sont intégrées depuis longtemps dans notre modeste PME alors qu’elles deviennent prégnant dans des business plus classiques qui s’ouvrent sur le monde. Avec en plus, la dématérialisation qui va avec ! Pour ce qui nous concerne, nous sommes “paperless”. Mais l’autre impact de la dématérialisation se traduit commercialement par la présence d’acteurs qu’on ne situe pas bien, totalement dématérialisés, qui à une époque, ne pouvait pas exister.

L’entreprise de demain est libérée des relations archaïques comme celle du client-fournisseur. Au cabinet, notre travail est centralisé sur une plateforme accessible à tous à commencer par nos clients qui peuvent savoir quand ils veulent où nous en sommes.  Nous sommes transparents et ne cachons rien. En interne, compte tenu de nos profils particuliers, nous sommes également sortis de la relations des schémas classiques du salarié, de l’associé, des horaires de bureau et nous répondons à tous les besoins en proposant le matériel adapté pour permettre aux collaborateurs de travailler d’où ils veulent, quand ils veulent et dans les meilleures conditions. Notre dématérialisation qui tend à l’individualisation a été compensée par des actions visant à renforcer le lien social. Nous réfléchissons actuellement à la thématique du télétravail. Nous sommes flexibles mais nous nous savons pourquoi nous travaillons pour ce cabinet.

Comment vivez-vous l'intergénérationnalité

Chez Germain Maureau, on vit bien l'intergénérationnalité, ce qui n’est pas le cas dans toutes les professions. Dans notre métier, on vieillit bien. Et pour certains aspects, on s’améliore même en vieillissant. On ne fait pas forcément les mêmes tâches au même moment de sa vie professionnelle et on trouve toujours quelqu’un qui puisse nous tirer vers le haut.

Que doit-on comprendre de l'échec ?

L’échec fait parti du chemin de l’entrepreneur. Il faut pas nécessairement le vouloir pour se convaincre de faire mieux ensuite. Un échec, s’il intervient après un réel effort à certainement ouvert des portes qui peuvent être profitables. C’est une notion qu’il faut aborder normalement, sereinement et qui pour toutes personnes bien constituée, permet de comprendre les manquements qu’il y a pu avoir à un certain moment et de les combler pour mieux rebondir derrière. On n'est pas obligé d’y passer mais cela fait partie du parcours.”

Renaud Chevalier, 
Gérant associé
renaud.chevalier@germainmaureau.com
Tel. 04 72 69 84 30
germainmaureau.com
par FOULSHAM Eric. Mis à jour le 18 avril 2018
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