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Australie, terre d’opportunités : dans le sillage du « contrat du siècle », d’autres accords pourraient être envisagés…

Annick Beroud

En avril 2016, le groupe français DCNS a remporté un contrat d’envergure estimé à 34 milliards d’euros avec l’Australie pour construire douze sous-marins. L’Australie marquait ainsi une belle confiance dans le savoir-faire technique français. …

Les australiens veulent profiter de ce contrat pour accroître les échanges entre la France et l’Australie. Une délégation australienne se trouvait récemment à Lyon.

Australie, terre d’opportunités : dans le sillage du « contrat du siècle », d’autres accords pourraient être envisagés…

Une délégation australienne, notamment d’Australie du Sud, très concernée par le contrat s’est ainsi trouvée récemment à Lyon, à la CCI régionale pour faire connaître et apprécier davantage les atouts australiens.

C’est donc après des années de négociations et face à une âpre concurrence allemande et japonaise que DCNS a remporté ce contrat d’envergure qui pèse 34 milliards d’euros, soit environ 50 milliards de dollars australiens, pour construire la future génération de sous-marins australiens. « Nous nous sommes « mariés » à l’Australie pour cinquante ans » avait lancé Jean-Yves Le Drian, ancien ministre de la Défense, lors de la signature de ce contrat qui devrait mobiliser plus de 4 000 personnes chez DCNS, le spécialiste de l’industrie navale militaire et ses 200 sous-traitants, notamment à Cherbourg, Nantes et Lorient. Plusieurs dizaines de familles australiennes vivent actuellement à Cherbourg.

La fabrication du premier bâtiment sous-marin débutera en 2021 pour une mise en service attendue pour 2030. Le dernier sous-marin sortira des chantiers en 2050. « Ce contrat de 50 milliards de dollars australiens est un contrat de défense et de confiance pour des dizaines d’années impliquant des transferts de technologie pour que l’Australie, à terme, devienne autonome et puisse enrichir ce contrat » a souligné Jennifer Mackinlay, d’Austrade, une structure du gouvernement fédéral, née en 1985, pour soutenir les investissements français en Australie. « Nous apportons une aide gracieuse et confidentielle » précise Mme Mackinlay, en charge des bureaux de Paris, Madrid et Bruxelles (85 bureaux Austrade dans le monde). Et d’ajouter : « Austrade a compris depuis longtemps qu’il faut s’appuyer sur le secteur privé pour créer des chaines de valeur au service des entreprises ».

France et Australie, mariées pour 50 ans !

Pour construire un sous-marin, il faut environ huit ans. Les ingénieurs qui construiront le dernier sous-marin ne sont même pas encore nés ! Le nombre d’ingénieurs, d’ouvriers qualifiés, de spécialistes, de VIE va progresser créant autant d’opportunités de postes au fur et à mesure de l’avancement du chantier.

L’Australie souhaite assurer sa souveraineté sécuritaire et industrielle dans un environnement compliqué. Face à sa réalité géographique évidente, c’est-à-dire à son positionnement, si proche de l’immense et influente Asie, elle veut jouer un rôle dans la zone Asie-Pacifique, protéger ses intérêts, sa qualité de vie, sa culture, participer à l’essor de cette partie du monde.

Remarquons au passage que l’Australie, et la Nouvelle-Zélande toute proche, poursuivent leurs efforts d’équipements stratégiques. L’Australie a annoncé récemment 5,2 milliards de dollars d’investissements pour développer des drones américains destinés à des opérations militaires conjointes et à la surveillance des océans.

Profitant du marché militaire du siècle, l’Australie du Sud veut devenir « The Defense State » et Adélaïde, sa capitale, une « smart city ». « C’est le meilleur Etat de l’Australie, les prix y sont moins élevés qu’à Sydney ou Melbourne, villes reliées depuis Adélaïde toutes les vingt minutes et nous sommes en train de diminuer nos taxes » lance le gallois John Rees, directeur du commerce et de l’investissement pour le gouvernement d’Australie du Sud, présent à la réunion de la CCIR.

La superficie de l’Australie du Sud représente l’équivalent de deux fois celle de la France ou de trente et une fois celle de la Belgique. La viticulture y est de plus en plus importante dans la Barossa Valley, Clare Valley, Coonawarra… Les exportations de vins ont progressé de 39% à 2,65 milliards de dollars australiens entre 2015 et 2017. Le prix d’achat moyen du raisin serait passé de 463 dollars la tonne à 566 dollars australiens. L’Australie depuis longtemps investit des sommes colossales pour assurer la promotion de son vin et de ses vignobles et conquérir les palais du monde. La Maison Chapoutier, fameux producteur et négociant en vins de Tain-L’Hermitage est présente dans ce pays depuis des lustres et elle y poursuit son essor.

Dans cet Etat circulent les deux plus longues lignes ferroviaires du monde avec le Ghan et l’Indian Pacific et c’est dans la jolie capitale d’Adélaïde que se déroule Le Grand Prix d’Australie de Formule 1, créé en 1928.

Rappelons que l’Australie, c’est quatorze fois la France pour 22 millions d’habitants, en majorité implantés sur la côte Est, dans le Sud, dans la région de Perth, en plein essor, car une grande partie de l’Australie est désertique. Son centre est redoutable. Hormis l’enclave d’Ayers Rock et des Olgas, fréquentée par les touristes, il est juste excitant pour quelques aventuriers, chercheurs de minéraux ou transporteurs costauds du bout du monde dont on voit les exploits périodiquement dans une émission de télévision. Il y a aussi de gros éleveurs, sur les fameuses « stations » dont certaines dépassent la superficie de la Belgique mais l’éprouvante sécheresse pose de sérieux problèmes à cette population.

Quand je pense que cette merveilleuse île-continent aurait pu être Française si Jean-François Galaup, comte de La Pérouse ne s’était pas fait doubler de quelques jours par le capitaine britannique Arthur Phillip, devenu le premier gouverneur de l’Etat de la Nouvelle Galles du Sud, une vague de rage et de tristesse m’envahit ! Perfide Albion ! A Botany Bay, à Sydney, une blanche colonne fut élevée en souvenir des explorateurs français et près des terrains de golf se trouve le quartier de La Pérouse. Maigres consolations !

D’aucuns estiment que la découverte de l’or en 1851 marqua la naissance de l’économie australienne. C’est un pays d’or mais aussi de moutons (2ème cheptel du monde), de laine, de viande, de fruits, et producteur et extracteur de nombreuses ressources de tous types : fer, charbon, uranium, cadmium, cobalt, plomb, gaz naturel, hydrocarbures, cuivre (80% des réserves de ce métal se trouvent en Australie du Sud), sans oublier ces pierres magiques que sont les opales. C’est au nord d’Adélaïde que se trouve Coober Pedy, cette ville étrange et troglodytique qui produit 80 % des opales du monde. Bien que premier exportateur mondial d’uranium, l’Australie ne recourt pas au nucléaire. Elle pousse les énergies renouvelables dont le solaire.

300 entreprises françaises sont implantées dans « la Lucky country »

On recenserait 330 entreprises françaises en Australie qui emploieraient tout de même 80 000 personnes selon l’Austrade. L’Australie est le 31ème pays client de la région Auvergne-Rhône-Alpes et elle représente si peu, comme une goutte d’eau dans la poche d’un kangourou ! 456 établissements auralpins exporteraient plus ou moins régulièrement en Australie et 80 entreprises souhaiteraient exporter sur ce marché « cher et lointain mais qui peut rapporter gros », et pour certaines servir de tremplin pour capter des marchés en Asie.

Petit marché avec 22 millions d’habitants, oui, mais dans une île-continent en croissance et à haut pouvoir d’achat. C’est le seul pays développé dont la croissance économique est ininterrompue depuis 26 ans ! 38 groupes du CAC 40 y sont implantés parmi les 22 000 entreprises étrangères qui se développent sur ce vaste territoire.

Lointain marché à 22 000 kilomètres de nos clochers et une vingtaine d’heures d’avion mais c’est si beau l’Australie, pays encore libre. C’est une terre d’opportunités dans des secteurs très variés tels que la défense, l’agro-alimentaire, les énergies renouvelables, la santé, le transport, les nouvelles technologies, l’industrie, la mode, le tourisme, le sport. Au passage, souvenons-nous des JO de Sydney en septembre 2000, plusieurs entreprises auralpines s’y étaient illustrées comme France Lames, Taraflex, Mavic ou Générale Location devenu le leader GL Events qui avait fourni 90 000 m2 de structures temporaires et 100 000 places de gradins via l’entremise de Bruno Mascart. Installé à Sydney depuis 1989, Bruno Mascart a fondé la société Altios International, société privée de conseil à l’international qu’anime à Lyon Boris Lechevalier. « L’Australie reste toujours « the Lucky country » avec une balance commerciale à nouveau excédentaire depuis cette année. Malgré la réduction des investissements miniers de ces dernières années, l’économie australienne reste toujours très soutenue et pleine d’occasions d’affaires » observe Bruno Mascart. Et de poursuivre : « Cette croissance n’est pas seulement due à la croissance démographique qui génère une expansion du secteur immobilier et des investissements en termes d’infrastructures urbaines et rurales, notamment dans le secteur ferroviaire. Elle est aussi obtenue par sa position stratégique au cœur du continent asiatique qui apporte aux exploitants miniers et agricoles d’importants marchés d’exportation. Ces marchés asiatiques sont de grands « consommateurs » pour les secteurs liés au tourisme et à l’éducation qui sont respectivement les 3ème et 4ème lignes d’exportations australiennes ».

Bruno Mascart est arrivé à Sydney en 1989. Il vient à Lyon deux ou trois fois par an et il emploie aujourd’hui 180 personnes dont 11 en Australie. Altios International a ouvert récemment une agence à Dubaï et en Espagne et envisage une ouverture à Los Angeles en 2019 et une ou deux autres implantations d’ici 2020 avec comme objectif 15 à 20 % de croissance par an.

Pour notre interlocuteur, les occasions d’affaires sont nombreuses pour les entreprises françaises, à l’instar d’Unibail pour la division internationale du groupe Westfield, Bouygues qui a acquis la société de construction AW Edwards, JC Decaux qui a finalisé l’acquisition d’APN Outdoor, l’un des principaux acteurs de l’affichage australien, de Thales qui a conclu en février un contrat pour le déploiement d’un système de contrôle du trafic aérien du pays qui serait le plus grand du monde avec une couverture représentant 11 % du globe, de Navya, la société d’origine lyonnaise et spécialiste du développement de solutions de mobilité présente en Australie Occidentale, de TMS, une entreprise spécialiste des chantiers civils et des tunnels, située au Pouzin, en Ardèche, et qui a noué une alliance avec la compagnie australienne Jacon, un spécialiste des mines. « Grâce à cet accord, nous avons pu nous positionner sur les projets de tunnels et de métro à Sydney et à Melbourne. Nous avons aussi des véhicules à Perth » explique Yannik Simon, directeur des ventes et du marketing pour TMS. Cette PME est adossée à un actionnaire allemand, le groupe Herrenknecht AG, leader mondial pour la production de tunneliers. L’aéroport de Brisbane, première porte d’entrée vers le Queensland et troisième aéroport le plus fréquenté d’Australie a fait le choix de SITA comme partenaire technologique cet été. Cet accord permettra à SITA, fournisseur de solutions informatiques et de communication pour l’aérien, de développer et d’étendre la technologie qu’elle fournit pour la gestion des passagers, des bagages et des services aéroportuaires. Hexis, fabricant de fibres adhésifs pour la communication visuelle, à Frontignan, a annoncé l’ouverture d’une filiale à Brisbane. Le spécialiste de la cybersécurité, Squad, va s’implanter en Australie. Certains de ses membres accompagnaient Emmanuel Macron lors de son voyage en Australie le 1er mai dernier.

L’Ecole Centrale de Lyon et sans doute d’autres établissements réalisent des échanges et des travaux de recherche avec des institutions australiennes. Des groupes de transitaires et de commissionnaires de transports lyonnais comme Clasquin ou Tepmare, membres de la Chambre de Commerce et d’Industrie franco-australienne, y ont depuis longtemps implanté des bureaux et développé de fructueux échanges. Le fondateur de l’Huilerie Beaujolaise s’intéresse à l’export et souhaiterait travailler avec l’Australie et d’autres pays « en utilisant des réseaux de chefs de cuisine et des boutiques haut de gamme » souligne Jean-Marc Montegottero. Même les Ambassadeurs d’Only Lyon ont réuni à Sydney les représentants de cet organisme de promotion et 80 lyonnais se sont retrouvés en juin dans les locaux d’EY pour célébrer la fête des lumières australienne et pour accentuer le rayonnement de Lyon. Fin août, s’est déroulé à Lyon, le 8ème congrès international des polices scientifiques. 800 techniciens et experts étaient présents. Ils ont découvert la dernière innovation du laboratoire de l’Institut National de Police Scientifique –INPS- d’Ecully, « Crim’In » qui a retenu l’attention du FBI et de la délégation australienne…

On le voit de multiples secteurs peuvent permettre à nos entreprises (bien accompagnées et capables d’élaborer une vraie politique à l’international) de franchir des caps intéressants dans leurs conquêtes des marchés étrangers.

Annick Béroud

Publiée le 04 sept. 2018 par LARGERON Dominique.
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Commentaires

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Australie, terre d’opportunités[ 06/09/18 - ]
Article très complet, pertinent et fort bien documenté.

Bravo !


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