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Autolib devient Citiz : Lyon Parc Auto relance l'autopartage sur les chapeaux de roues

Dominique Largeron

Lyon Parc Auto avec sa nouvelle marque d'autopartage Citiz, concurrent du rouleau compresseur Bluely ? Plutôt complémentaire assure-t-on du côté de la SEM du Grand Lyon. Reste que celle-ci relance son service d'autopartage en espérant l'équilibre financier d'ici trois ans.

Autolib devient Citiz : Lyon Parc Auto relance l'autopartage sur les chapeaux de roues

On a beaucoup entendu parler l'année dernière de l'arrivée du service d'autopartage Bluely de Vincent Bolloré. « Devant ce rouleau compresseur, nous avons préféré cesser toute communication », reconnaît Louis Peleaz le président de Lyon Parc Auto, la société d'Economie Mixte au sein de laquelle la Métropole lyonnaise est majoritaire : elle gère la majorité des parkings de l'agglomération.

 Elle avait également lancé la première, il faut le reconnaître, le premier service d'autopartage à Lyon baptisé par ses soins Autolib. Premier problème : elle s'est rapidement trouvé en procès sur cette dénomination avec le loueur Europcar qui avait, lui, un service similaire baptisé... Autoliberté. Un contentieux qui traînait depuis plusieurs années.

 Il est parfois difficile d'être le premier sur un marché : cette activité surtout confinée au sein des parkings donc peu visible par l'usager, n'a jamais vraiment réussi à décoller.

 Un déficit de 300 000 euros

 Elle a encore affiché un déficit de 300 000 euros l'année dernière pour un chiffre d'affaires de 870 000 euros.

 Entre-temps, la déferlante Bluely, l'année dernière, de Vincent Bolloré, mêlée au contentieux avec Europcar, aurait pu amener Lyon Parc Auto à mettre un terme à cette diversification.

 Depuis l'arrivée d'un nouveau président à la tête de Lyon Parc Auto, c'est en fait la position inverse qui a prévalu.

 Les responsables de LPA au premier rang duquel Louis Peleaz, son président, ont décidé de relancer le service. En commençant par le rebaptiser.

 Exit Autolib : le service d'autopartage s'appelle désormais Citiz LPA. Ça tombe bien, puisqu'à l'instar de nombreuses SEM (Sociétés d'Economie Mixte) de parkings en France, LPA était actionnaire à hauteur de de 8 % environ de cette coopérative présente dans la plupart des villes de France.

 Citiz présente de Grenoble à Saint-Etienne et Annecy

 Cela permettait d'ajouter un atout au service remodelé: la carte d'utilisateur de Citiz à Lyon est également valable dans toutes les autres villes de France et de Rhône-Alpes où le réseau a été déployé (700 véhicules dans 80 villes en France dont en Rhône-Alpes : Villeurbanne, Voiron, Vienne, Villefranche sur Saône, Annecy Chambéry Grenoble, Saint-Etienne, Saint-Chamond...)

 Autre décision prise : étoffer le réseau. Il est en train de passer de 95 à 103 véhicules avec l'arrivée de nouvelles stations situées non pas au sein de parkings, mais via des emprises sur la chaussée, comme pour Bluely : Saxe-Gambetta et Cours Albert Thomas, dans le centre de Bron, sur le campus de La Doua, et à la gare de Villefranche-sur-Saône. Une dernière implantation est en discussion : à Tassin la Demi-Lune. Ce qui porte le nombre total de stations Citiz à trente-huit.

 Et pour sceller le tout, Lyon Parc Auto a décidé de lancer une grande campagne de communication (coût : 70 000 euros) pour faire connaître son offensive.

 Alors, choc en vue entre le Bluely de Bolloré et le Citiz de Lyon Parc Auto ?

Louis Peleaz estime que les deux services d'autopartage proposés aux habitants de la Métropole lyonnaise sont beaucoup plus complémentaires que concurrents, même s'il le sont tout de même quelque part.

Si Bolloré propose un type de voitures unique, Citiz LPA destine à ses clients tous les types de véhicules dont ils peuvent avoir besoin : des petites citadines, mais aussi des compactes et des petits utilitaires , mais encore de grandes voitures familiales : elles sont pratiquement toutes japonaises, étant siglées Toyota ou Nissan.

ElleS ne sont en outre pas électriques, mais thermiques, avec une volonté de privilégier l'essence par rapport au diesel « pour des raisons environnementales ».

52 km parcourus en moyenne

Enfin, explique le président de LPA « L'utilisation des voitures Bluely s'effectue sur de courtes distances, celle de Citiz, représente une moyenne de 52 km par utilisateur pour huit heures d'utilisation . » Ceci explique sans doute que parmi les 1 200 abonnés et les 1 700 conducteurs de Citiz, on trouve près de 20 % de professionnels pour 80 % de particuliers.

Objectif fixé à trois ans : l'équilibre financier. « Notre but est de parvenir à trois mille abonnés », lance Louis Peleaz. Trop ambitieux, avec Bolloré en embuscade ?

Publiée le 04 févr. 2015 par LARGERON Dominique.
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