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Avant même la ligne TGV sous les Alpes : lancement d'un axe Lyon-Turin

Dominique Largeron

Vers une « coopération très large » ? Gérard Collomb, le maire de Lyon et Piero Fassino, celui de la capitale du Piémont ont signé mercredi 16 mai un contrat de coopération entre les deux villes portant notamment sur l'économie, l'aménagement urbain et les transports. Un volet important sera consacré aux collaborations sur la « ville intelligente », ainsi que celles concernant les cleantechs.

Avant même la ligne TGV sous les Alpes : lancement d'un axe Lyon-Turin

Vingt milliards d'euros ! Tel est le coût financier de la future liaison Lyon-Turin sous les Alpes. Les travaux de cette infrastructure qui a connu de nombreux aléas, mais que défendent bec et ongles les décideurs rhônalpins avec l'appui des deux gouvernements français et italiens, devraient en principe débuter l'année prochaine.

La croisade pour une croissance européenne engagée par le nouveau président de la République et quelques autres présidents de l'Union pourrait aider au lancement de ce chantier très attendu de ce côté des Alpes.

Mais sans atttendre, ce projet qui mettra Lyon à deux heures de Turin a déjà connu une retombée : la création d'un axe Lyon-Turin entre les deux municipalités, toutes deux de sensibilité socialiste.

Gérard Collomb, maire de Lyon et Piero Fassino ont signé à Lyon un « accord de coopération bilatérale » portant sur cinq domaines : l'économie, la culture, les aménagements urbains, les transports et l'université. 

Preuve que du côté italien on ne prend pas cet accord à la légère : le premier magistrat turinois est arrivé à la tête d'une très importante délégation reflétant tous les acteurs concernés par cette coopération.

Point de départ : les deux villes ont beaucoup de points communs et donc beaucoup de choses à s'échanger : elles sont de taille similaire (Turin compte 900 000 habitants,1,7 million pour l'agglomération). Comme Lyon, la capitale du Piémont est une ville d'industrie traditionnelle en mutation qui s'est tournée vers les biotechnolgies et les cleantechs, notamment.

Pour dynamiser ce dernier secteur, elle a créé en 1996 « Environment Park », un parc scientifique et technologique dédié à l'économie verte, regroupant sur un même site de 30 000 m2, start-up et centres de recherche. Comme Lyon, Turin compte près de 100 000 étudiants réunis au sein de treize facultés et une Ecole polytechnique.

D'ores et déjà des coopérations ont été mises en place : le pôle de compétitivité Axelera Chimie-environnement a déjà signé un partenariat avec Environment Park.

Un autre pôle de compétitivité, Lyonbiopôle, s'est, de son côté, associé au cluster du Piémont, BioPmed dans le cadre du projet européen BioX4clusters. Une promotion touristique croisée sera également mise en place, Lyon faisant la promotion des grands événements turinois, tandis que Turin fait de même à l'égard de la Fête des Lumières ou de la Biennale de la danse, par exemple.

Enfin les échanges vont se multiplier autour de la statégie des « villes intelligentes », faisant notamment appel aux smart-grids. Au côté de Lyon, Turin participe ainsi au projet labellisé par un troisième pôle de compétitivité lyonnais, LUTB (Lyon Urban Trucks ans Bus) dans lequel ont retrouve non seulement Fiat, mais aussi Iveco et Renault Trucks. Dans ce cadre là, Lyon, Turin, ainsi que Berlin ont été désignés comme sites d'expérimentation.

Pour Piero Fassino, le maire de Turin, « Toutes les conditions sont réunies pour démarrer une coopération très large ! »

Reste aux représentants des différents secteurs économiques à se saisir des opportunités proposées par cet accord de coopération. Ils ont pu échanger à travers les nombreuses rencontres qui ont émaillé la visite de la forte délégation turinoise.

Les enjeux économiques ne sont pas minces : le PIB de l'agglomération turinoise pèse 62 milliards d'euros. Et malgré la crise, les échanges entre Rhône-Alpes et l'Italie, sont à la hausse. Le volume global de l'échange commercial a atteint en 2011, 12,39 milliards d'euros, soit une augmentation de 20,8 % par rapport à 2010.

A noter que si le TGV ne passe pas encore sous les Alpes, il est tout de même facile de se rendre à Turin par le Train à Grande Vitesse, en quatre heures, et ce grâce à quatre aller-et-retour par jour, au départ de la gare de l'aéroport de Lyon-Saint Exupéry.

Photo (DL)-Gérard Collomb et le maire de Turin, Piero Fassino, lors de la signature de l'accord de coopération entre les deux villes.

Publiée le 21 mai 2012 par LARGERON Dominique. Mis à jour le 22 mai 2012
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