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Château La Bâtie : ce nectar digne d'un Côte Rôtie qui pousse au cœur de Vienne

Dominique Largeron

Paris a ses vignes de Montmartre, Lyon, celles de la Croix-Rousse, Vienne en Isère a son château La Bâtie qui, sans vouloir offenser personne est d'une autre facture que les deux premières, à telle enseigne qu'il s'apparente aux meilleurs des côtes-rôties de la rive droite du Rhône.

Château La Bâtie : ce nectar digne d'un Côte Rôtie qui pousse au cœur de VienneChristophe Billon au milieu des vignes du Domaine de la Bâtie dominant le Rhône.

Si vous avez l'habitude de vous rendre à Vienne (Isère) au Sud de Lyon, sur les bords du Rhône, pour le festival de Jazz ou pour assister à un concert pop au théâtre antique, vous avez sans doute remarqué en passant, le château ou ce qu'il en reste, l'ancienne demeure des archevêques de la Ville qui domine la cité gallo-romaine.

 Si vous avez un tant soit peu écarquillé les yeux, vous avez sans doute remarqué que des vignes dévalent la colline au pied dudit château. Son nom : La Bâtie.

 Un nom connu des Viennois et des historiens, mais aussi un nom qui commence à se murmurer dans la communauté des amateurs de bons vins.

100 % syrah

Stéphane Billon, viticulteur à Ampuis, la capitale du Côte-Rôtie, a en effet traversé le Rhône pour planter là le cépage syrah, celui des Côtes-Rôties.

 La quatrième feuille et la première récolte sont récentes : elles datent de 2009. Le terrain essentiellement granitique est petit : il a produit l'année dernière de quoi remplir 900 bouteilles seulement. Une cuvée confidentielle donc, qui n'a d'ailleurs droit à aucune appellation-pour l'instant du moins-et ne peut arborer sur son étiquette, seule celle de « vin de pays des collines rhodaniennes ».

 En quelques années pourtant, Christophe Billon a su produire, à partir de ce domaine confidentiel un vrai nectar, d'une rondeur, d'une profondeur et d'une suavité exceptionnelle, l'équivalent d'un côte rôtie.

 Trois raisons expliquent ce succès. L'exposition du vignoble, orienté sud/sud ouest, presque mieux orienté que certaines parcelles situées de l'autre côté du Rhône sur la rive droite.

 De petits rendements

Les rendements sont très faibles : 35 hectos/ha cette année, 20 hectos/ha les deux années précédentes. Or l'on sait qu'en matière d'œnologie, quantité ne rime pas avec qualité.

 Le choix aussi de ce viticulteur de mener, après éraflage total de la récolte, une vinification tout-à-fait adaptée aux raisins récoltés. Les vins effectuent leur fermentation en fûts neufs d'origine française, et ce pendant vingt-quatre mois.

 Certes et c'est normal vu le travail nécessaire, le prix demandé n'est pas celui d'un vin de pays, mais plutôt celui d'un côte-rôti, encore pas trop cher : 23/25 euros.

 On ne peut trouver ce nectar rare qu'en deux lieux : à la cave même de Christophe Billon, près d' Ampuis et chez un caviste, le seul qui propose à Vienne, l'ensemble de la palette des vins de la rive gauche du Rhône rassemblés sous le vocable de « Vitis Vienna ».

 Le millésime 2013 vient d'être mis en vente. Un conseil : dépêchez-vous de découvrir ce nectar avant qu'il ne soit englobé dans une appellation à part entière, c'est en cours : il risque alors de devenir introuvable...

-Domaine Christophe Billon, Le Rozier, Ampuis. Tel 04 74 56 17 75

- « De la terre au verre » 27 Rue Francisque Bonnier à Vienne.

Publiée le 08 déc. 2015 par LARGERON Dominique.
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