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De nombreux emplois à la clef : création prochaine d'une unité de fabrication de compteurs Linky à Grenoble

Dominique Largeron

Ils avaient été testés à Lyon et à Tours. Ils seront aussi fabriqués à Grenoble. La société indienne CG dirigée par un Français, annonce l’installation à Grenoble de son unité de fabrication des nouveaux compteurs communicants Linky, mais aussi de son centre d’expertise smart grids. Une bonne nouvelle pour la capitale des Alpes qui conforte son image de ville spécialisée dans les « smart grids ».

De nombreux emplois à la clef : création prochaine d'une unité de fabrication de compteurs Linky à GrenobleCompteur Linky

Laurent Demortier, Pdg de la société CG l'annoncera officiellement le mardi 18 novembre.

 Mais l'on sait déjà que la société CG qui est l'un des six lauréats de l'appel d'offres lancés par ERDF pour la fabrication de trois millions de compteurs Linky, va développer un site de fabrication de ces compteurs dans la capitale des Alpes.

 Ceux-ci devront être déployés en France, d'ici la mi-2015.

CG est une des sociétés du groupe indien Avantha.

Elle a basé sa stratégie concurrentielle sur le développement de solutions de réseau intelligent, sous la marque ZIV, en s’appuyant sur sa propre technologie et sur un mélange de connaissances en technologies de protection et de contrôle, de communications et de mesure.

Elle a déjà déployé de tels compteurs au Royaume-Uni, en Espagne, aux Pays-Bas et en France.

CG : seize mille salariés dans le monde

Avec seize mille collaborateurs dans le monde, CG est une multinationale indienne qui a la particularité d'être dirigée par un Français : Laurent Demortier.

Avant de prendre la décision de cette implantation, le Pdg s’est rendu à Grenoble accompagné de son directeur pour la France.

Il a rencontré les principaux acteurs grenoblois des smart grids, tels que le CEA, Minalogic et Tenerrdis pour l’innovation ; Grenoble INP et GEM pour la formation et la CCI de Grenoble pour l’industrie.

Depuis plus d‘un an, CG a par ailleurs développé des collaborations avec ses futurs partenaires industriels locaux : dans les domaines de la sous-traitance électronique, la plasturgie, l'assemblage…

La décision de CG d'implanter à Grenoble, non seulement un site de fabrication de compteurs intelligents, mais aussi son centre d'expertise pour les smart-grids, confirme la capitale des Alpes comme une ville leader dans ce domaine.

On y trouve ainsi la première chaire d’excellence dédiée aux smart grids à Grenoble-INP, des laboratoires de recherche parmi les plus importants d’Europe, le déploiement de démonstrateurs tel que Greenlys et de nombreux acteurs du secteur : dans la gestion des réseaux, la microélectronique, les logiciels et l'informatique.

Concurrence Lyon/Grenoble

Grenoble grille d'ailleurs avec cette annonce la politesse à Lyon dont le maire, Gérard Collomb a aussi fortement axé sa politique autour des smart grids, avec de nombreuses expérimentations en cours, notamment dans le nouveau quartier Confluence.

En étant choisi pour l'expérimentation des premières compteurs Linky avec Tours, Lyon avait déjà marqué un point. Le second est marqué par Grenoble.

 A terme : trente-cinq millions de compteurs à fabriquer !

 L'enjeu est de taille : le marché des smart-grids est énorme pour les candidats retenus. Si la première commande porte sur 3 millions de compteurs communicants, la commande totale portera sur la fourniture de... 35 millions d’unités d’ici 2021. Il va falloir en effet changer l'ensemble des compteurs actuels en France.

Selon ERDF, le programme Linky pourrait permettre la création de dix mille emplois en France.

Combien à Grenoble ? On évoque le chiffre de 300 à 400 emplois directs et indirects. A confirmer. Pour quel niveau d'investissement ? On devrait le savoir le mardi 18 novembre, lors de la présentation officielle de la future unité de fabrication et du centre d'expertise pour les smart-grids.

Une bonne nouvelle pour Rhône-Alpes, cette annonce confirmant la liste de nouveaux investissements d'ores et déjà programmés, parmi lesquels, Fresenius à l'Arbresle dans le Rhône (70 millions d'euros), Hexcel à Roussillon en Isère (200 millions d'euros) et l'Italien Nunca dans l'Ain (10 millions d'euros).



Publiée le 06 nov. 2014 par LARGERON Dominique.
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