Dernières infos

Elle surfe sur un marché encore vierge : « SantéVet », la discrète success story lyonnaise de Jerôme Salord

Dominique Largeron

Créée en 2003, la société lyonnaise « SantéVet », un assureur d'animaux domestiques surfe depuis sa création sur un taux de croissance annuel de...25 %. Normal au début de son existence. Plutôt surprenant après douze ans d'existence. Pour répondre à sa croissance, cette belle PME qui embauche chaque année de dix à quinze nouveaux salariés va s'installer d'ici la fin de l'année dans l'ancienne immeuble Citroën réhabilité.

Elle surfe sur un marché encore vierge : « SantéVet », la discrète success story lyonnaise de Jerôme SalordJérôme Salord, Pdg de SantéVet

Une personne, en l'occurrence son actuel Pdg, Jerôme Salord, lors de sa création en 2003, cent-dix salariés aujourd'hui et plus de cent mille clients...

 SantéVet qui surfe sur le créneau de l'assurance pour animaux domestiques n'a jamais cessé d'être une start-up : elle connaît chaque année un taux de croissance de près de 25 %.

 Et pour cause : elle a bénéficié de la prime au premier entrant puisque c'est Jérôme Salord, 53 ans qui a créé ce marché de l'assurance pour animaux domestique en France qui n'existait pas ou peu. Groupama s'y est bien intéressé un moment, puis n'a pas donné suite.

 4,5 % des animaux domestiques seulement, assurés en France

 Mieux encore, ce marché de l'assurance-santé pour animaux domestiques, au vu de son potentiel, est naissant : 4,5 % des animaux domestiques sont actuellement assurés en France contre...40 % en Grande-Bretagne !

 Mais pourquoi assure-t-on donc son chien, son chat ou son canari, voire son furet en France, alors qu'une telle assurance-santé n'est pas obligatoire ?

 « Il faut d'abord comprendre qu'en France comme dans la plupart des pays occidentaux, les animaux domestiques font partie de la famille. On n'envisagerait pas de ne pas le soigner s'il était malade, comme on n'exclut pas bien sûr de soigner son ou ses enfants », explique Jérôme Salord.

 Problème : les frais vétérinaires coûtent très, très cher. A titre d'exemple, un passage chez le vétérinaire pour une gastro-entérite revient à 100 euros, une chirurgie avec fracture, 1 000 euros, une rupture des ligaments croisés avec opération, 1 300 euros et une torsion de l'estomac avec chirurgie et réanimation : 2 000 euros...

 Si jamais votre chien est blessé plus ou moins grièvement dans un accident (20 % des cas), il peut vous en coûter jusqu'à 2 000 euros.

 Bien conscientes du problème, de nombreuses familles font donc appel à une mutuelle santé pour animaux domestiques, telles que SantéVet. Le coût moyen : une trentaine d'euros par mois pour une assurance basique qui couvrira près de 80 % des frais vétérinaires.

 Les vétérinaires prescripteurs à 50 %

 Les principaux prescripteurs d'une telle mutuelle santé sont les vétérinaires eux-mêmes : 50 % des nouveaux clients proviennent d'une recommandation d'un vétérinaire. Ils ne touchent aucun pourcentage à diriger leurs clients vers une telle mutuelle, mais c'est leur intérêt : une famille qui a un animal malade dépensera plus en soins si elle est couverte par une mutuelle que dans le cas contraire.

 Autre vecteur de développement : SantéVet vend son savoir-faire à de grands assureurs en marque blanche : c'est le cas du Groupe Allianz et de BNP-Paribas qui par l'entremise de la société lyonnaise vendent désormais ces produits d'assurances à leurs clients.

 Le client type de SantéVet : « le plus souvent, une femme CSP moins (*) : ce sont souvent des familles au budget serré qui escomptent faire face aux aléas en prenant une assurance santé », explique Jérôme Salord.

 Une autre partie des clients de SantéVet provient du Web : l'entreprise lyonnaise a développé un site Web (200 000 visiteurs uniques/mois) sur lequel œuvre un journaliste qui donne de nombreuses informations sur les animaux domestiques : une manière aussi pour l'entreprise d'attirer les clients dans ses filets.

 De nouveaux locaux et une Ecole de formation

 Embauchant de dix à quinze nouveaux salariés chaque année, SantéVet est désormais à l'étroit dans ses locaux de 1 000 m2 de la rue de Créqui dans le 6ème arrondissement de Lyon.

 C'est la raison pour laquelle les 18 et 19 décembre prochains 2015, l'entreprise déménagera pour s'installer sur un seul niveau, dans l'ancien immeuble Citroën, basé dans le 7ème arrondissement où elle sera locataire, doublant sa superficie, soit 2 000 m2. Un investissement de 700 000 euros.

 On y trouvera en sus des bureaux, un restaurant d'entreprise ; mais aussi, innovation, une Ecole. Celle-ci  sera notamment destinée à abonder les équipes de SantéVet et notamment son plateau de télévendeuses et télévendeurs comptant vingt-deux personnes, mais pas seulement.

 « Nous avons un mal fou à recruter ce type de profil. Ou quand nous les recrutons, ils sont plutôt mal formés », se plaint le Pdg de SantéVet.

 D'où la création de cette Ecole, qui comme LDLC.com pour l'informatique et le Web, est destinée à recruter tous azimuts. Chaque promotion comprendra une quinzaine d'élèves qui seront formés en quatre à cinq mois et iront rejoindre SantéVet ou d'autres entreprises. Un plateau spécial de télévente leur sera consacré.

 Une nouvelle formation qui pourra bénéficier aux nombreux plateaux de télévente que compte l'agglomération lyonnaise...

Publiée le 26 avril 2015 par LARGERON Dominique.
Figure dans les rubriques
L'article du jour
Assurances

Ajouter un commentaire

Il sera relu par un responsable qui décidera ou non de sa mise en ligne.



HAUT