Dernières infos

Jazz à Vienne : « L'équilibre financier devrait être assuré cette année encore... »

Avec 97 000 spectateurs payants, le cru 2011 de Jazz à Vienne qui vient de se terminer s'est avéré plutôt bon. Le nombre de festivaliers est en hausse de 3 %. La raison en incombe à une bonne programmation qui a permis cette année une fréquentation plutôt régulière et à un temps qui s'est révélé dans l'ensemble plutôt favorable. En revanche, le départ surprise du nouveau directeur en poste depuis le 1er avril a jeté une ombre sur cette édition. L'EPIC qui gère désormais le Festival va à nouveau se remettre à la recherche d'un directeur.

Jazz à Vienne : « L'équilibre financier devrait être assuré cette année encore... »

« L'équilibre financier devrait être assuré cette année encore... » A l'issue des quinze jours de concerts de Jazz à Vienne, le bilan financier du Festival semble a priori favorable si l'on en croit les organisateurs.

Doté d'un budget de près de 4 millions d'euros, ledit Festival bénéficie aussi des retombées financières des différents concerts qui tout au long de l'été se servent de l'écrin du théâtre antique pour attirer des spectateurs. Il faudra donc attendre la fin de l'été pour tirer un bilan définitif à cet égard.

Il reste que Jazz à Vienne a cette année encore attiré le public en nombre. Son créateur et programmateur, Jean-Paul Boutellier annonce une augmentation de la fréquentation de 3 % : 97 000 spectateurs cette année contre 95 000 en 2010. Le temps dans l'ensemble a été de la partie, hormis une seule soirée, fort arrosée. La programmation a su en outre alterner concerts de jazz pur et ceux d'autres styles musicaux. Un dosage subtil qui a rencontré l'assentiment du public.

Cette stratégie recèle néanmoins un inconvénient : limiter le nombre de découvertes de nouveaux talents qui par essence n'attirent pas d'emblée les foules. Quatre peuvent cependant être mises en avant : la chanteuse japonaise Hiromi, les chanteurs de blues « Montain Men », la jeune chanteuse Cécile McLorin/Salvant et le jeune et très vitaminé big bang, « The Amazing Keystone ».

Le responsable de Jazz à Vienne a constaté cette année un nombre moins important que l'année dernière de concerts à guichet fermé : trois au total (la soirée « soul », Cindy Lauper/Ayo et « Tribune to Miles Davis »), contre cinq l'année dernière. En revanche, la fréquentation moyenne de chacune des soirées a augmenté : 5 500 en moyenne cette année contre 5 000 en 2010.

A noter que, face à l'augmentation du prix du billet individuel (de 34 à 45 euros, selon les soirées), un nombre grandissant de festivaliers s'est tourné vers l'abonnement « 7 soirées ». Ainsi, cette année 2 700 abonnements ont été vendus, soit une hausse de 10 %.

A l'heure du bilan, le nouvel EPIC (Etablissement Public Industriel et Commercial) présidé par Christian Trouiller qui depuis le début de l'année dirige les destinées du Festival aurait toutes les raisons de se réjouir. Hormis un faux pas dans la nomination d'un directeur, pièce maîtresse et indispensable d'un EPIC.

Choisi à l'issue d'un long processus mené avec l'aide d'un cabinet spécialisé, Christophe Bonin, l'ancien directeur du Palais idéal du Facteur Cheval à Hauterives (Drôme), 49 ans, a démissionné, après seulement quatre mois d'activité. Un partage des rôles insuffisamment défini à l'avance entre lui et le créateur du Festival, Jean-Paul Boutellier ? Sans doute. C'est le deuxième directeur qui part de la sorte dans l'histoire du Festival. « Une erreur de casting », en tout cas pour Christian Trouiller qui bat sa coulpe. Cette fausse manœuvre a incontestablement jeté une ombre sur un festival qui avait cependant bénéficié cette année de toutes les félicités possibles.

Le président de l'EPIC a annoncé la relance d'un processus de désignation d'un nouveau directeur auquel sera, cette fois, associé Jean-Paul Boutellier. Après ce faux pas, ce ne sera assurément pas chose facile de trouver des candidats de qualité désireux de reprendre le flambeau.

Légende : 97 000 spectateurs payants cette année.

Publiée le 21 juil. 2011 par LARGERON Dominique.
Figure dans les rubriques
L'article du jour
News


HAUT