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Le Crédit Agricole Centre-Est a ouvert son accélérateur de start-up à Champagne-au-Mont-d'Or

Dominique LargeronLe Crédit Agricole Centre-Est a ouvert son accélérateur de start-up à Champagne-au-Mont-d'OrL'équipe de la start-up "Baguette Academy", en compagnie de Sophie Bonhomme, maire du "Village"

Décidément, les banques aiment les jeunes pousses ! Après la Caisse d'Epargne Rhône-Alpes, le Crédit Agricole du Centre Est a ouvert, le 6 mars, son propre accélérateur de start-up.

 Mais différence par rapport à la première, ce nouvel outil de développement des jeunes pousses ne s'intéresse pas qu'aux fintech et autres assurtech, selon les dénominations en vogue, mais à tous les types de start-up, quels que soient leurs domaines.

 Elles sont déjà installées sur 700 m2, au sein du « Village by CA », nom de l'incubateur situé dans le magnifique immeuble Champfleury, à Champagne-au-Mont-d'Or, au siège de la banque verte, au sein de l'ancienne propriété d'un soyeux, rebaptisé désormais la « Grande Maison ».

 Un cadre cosy et lumineux

 Un incubateur ? Non, un véritable campus situé au sein d'un grand parc, et installé dans des locaux très cosy et très lumineux où les jeunes pousses pourront s'ébattre et se développer à satiété pendant deux ans maximum.

 Elles sont au nombre de douze, dont huit sont actuellement installées sur place, les quatre autres conservant leur sièges à Lyon et dans la région et fonctionnant en réseau avec l'accélérateur. A terme, elles seront une trentaine.

 Ces start-up, choisies par un jury de partenaires dont « Grand Frais », Seb, Philips, etc., (50 candidatures pour 12 choisies), sont particulièrement bien entourées.

 L'animation du Village est assurée par une « Caisse locale de l'innovation », créée pour l'occasion. Elle a désigné un « maire » du Village, en l'occurrence Sophie Bonhomme dont l'un des rôles est de développer la mise en réseau de chacune des jeunes pousses.

 De la boulangerie à la chimie verte, en passant les autocollants lumineux

 Parmi les premières entreprises incubées, on y trouve des sociétés aussi variées que « Baguette Academy » (six personnes) qui propose des cours en ligne dans différentes langues pour développer des boulangeries proposant du pain à la française sur les cinq continents, une sorte de MOOC de la boulangerie ; ou encore Afyren (huit personnes), une entreprise de la chimie verte qui remplace les molécules issues du pétrole par d'autres issues de la betterave à sucre ; voire encore Waslight qui a mis au point des films électro-lumiscents, des auto-collants lumineux, déjà utilisés sur les bus de l'Olympique Lyonnais ou du PSG, dans un certain nombre de commerces et sur une agence du 6ème arrondissement de Lyon, du Crédit Agricole.

 L'objectif est bien sûr de créer avec ces start-up, des synergies avec la maison hôte, mais aussi avec les partenaires du Village, mais encore de permettre à ces jeunes pousses de devenir rapidement grandes.

 Il faut reconnaître que les créateurs des start-up installées depuis quelques semaines sont tous aux anges car travaillant dans un cadre et dans des conditions dont ils pouvaient à peine rêver auparavant.

 Tous ces jeunes dirigeants bénéficient de facto en entrant dans le « Village » d'un réseau au niveau lyonnais, au niveau de la région, mais aussi au niveau national, à travers les quatorze « Villages » créés par le Crédit Agricole dans toute la France, à commencer par Paris où le concept a d'abord été testé.

 Mais pour les start-up qui ont des velléités internationales, le réseau peut être étendu aux filiales de la banque verte disséminées sur tous les continents.

 « Si j'ai un marché à développer à New York ou à Singapour, je sais que je serai accueilli là-bas par la succursale ou la filiale du Groupe Crédit Agricole. C'est un atout assez fantastique pour une start-up dotée de peu de moyens », s'enthousiasme Baptiste Bosser, le président fondateur de Waslight qui lorgne déjà vers l'international...

Publiée le 27 mars 2017 par LARGERON Dominique.
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