Le « Grand Carénage » des centrales nucléaires d'EDF profite à l'emploi : un pic actuel de 3 000 salariés actuellement à l'œuvre à Saint-Alban

Dominique Largeron

Actuellement, certains jours, prés de 3 000 salariés d'entreprises de la région travaillent sur le site nucléaire de Saint-Alban situé en Isère : c'est la conséquence du Grand Carénage qui représente pour cette seule centrale un investissement d'un milliard d'euros entre 2015 et 2018 !

Le « Grand Carénage » des centrales nucléaires d'EDF profite à l'emploi : un pic actuel de 3 000 salariés actuellement à l'œuvre à Saint-AlbanUn des deux Diesels dit " d'ultime secours" : 1 800 m3 de béton

Conséquence directe de la tragédie de Fukushima au Japon, un nouveau bâtiment de 25 mètres de hauteur nécessitant 1 800 m3 de béton, est en construction à la centrale nucléaire de Saint-Alban, situé en Isère au sud de Lyon, le long du Rhône.

Il doit accueillir un gigantesque moteur diesel dit d'ultime secours, destiné à fournir de l'électricité à l'ensemble de la centrale si, comme lors du tsunami de mars 2011, le centre de pilotage de la centrale se retrouvait plongé dans le noir... Le raccordement de ces deux Diesels d'ultime secours sont respectivement prévus pour juillet pour le 2ème réacteur et août 2018 pour le second. Un investissement de 70 millions d'euros.

Mais cet important bâtiment ne constitue qu'une toute petite partie des travaux engagés sur cette centrale dans le cadre du « Grand Carénage », nom donné à l'ensemble des travaux (48 milliards d'euros sur la période 2014/2025) touchant 31 des 58 réacteurs français et visant à accroître leur durée de vie pour la mener à cinquante ans.

Ledit « Grand Carénage » représente un investissement d'un milliard d'euros sur dix ans, pour la seule centrale de Saint-Alban qui ne compte pourtant que deux réacteurs de 1 300 mégawatts chacun.

Certaines semaines, comme actuellement, ce ne sont pas moins de 3 000 ouvriers qui sont à l'œuvre sur les différents bâtiments que compte cette centrale, cuve des réacteurs comprises.

La cuve n°1 à l'arrêt pour travaux

Pour pouvoir mener ces travaux, la cuve n°1 a été mise à l'arrêt depuis le 17 février,  et ce jusqu'au mois de juillet.

Outre la construction de deux diesels d'ultime secours, la rénovation de la salle des commandes et la modernisation du contrôle commande, ce « Grand Carénage » est aussi marqué par d'autres travaux spectaculaires, tels le remplacements de gros composants installés lors la construction de la centrale, tel le rotor et le stator de l'alternateur d'un poids de 240 tonnes. Les réchauffeurs du condensateur sont également remplacés.

Si 590 entreprises sous-traitantes œuvrent en temps normal sur la centrale de St-Alban, elle sont actuellement prés d'un millier : très précisément 942 dont une majorité provient de la région Auvergne-Rhône-Alpes riche en sous-traitants du secteur nucléaire.

942 entreprises sous-traitantes

A l'instar du groupe Rolls Royce, une de ces 942 entreprises sous-traitantes qui n'a plus rien à voir avec les célèbres voitures de luxe revendues à BMW et est très engagée dans le nucléaire.

Salle des commandes

Prés de 150 salariés et ingénieurs de sa filiale dédiée installée à Grenoble comptant un total de 600 salariés, viennent de reconfigurer profondément en la numérisant, la salle de commande du réacteur n°1, en attendant de faire de même sur le réacteur n°2. Un marché qui profite directement à l'emploi régional.

Selon Francis Nietto, le directeur de la centrale, le « Grand Carénage » pour le réacteur n° 1 est à l'heure actuelle réalisé à 84 %. Celui du réacteur n° 2 actuellement en fonctionnement, n'en est qu'à ses prémisses : il sera réalisé en 2018.

Le parking de 1 800 places construit spécialement pour accueillir les voitures des salariés des entreprises sous-traitantes pendant ces travaux, n'est pas prêt d'être désert !



Publiée le 11 juin 2017 par LARGERON Dominique.
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