Naveco, l'Uber lyonnais, entend se développer désormais dans toute la France

 Les deux créateurs de Naveco, l'Uber lyonnais, Halim Amira et Almansour Diallo ont su fidéliser une clientèle de près de quatre-cents entreprises en répondant à leur besoin en matière de VTC. Riches désormais de 300 chauffeurs dans la Métropole lyonnaise et d'un millier en France, ils comptent désormais dupliquer leur modèle dans les grandes métropoles.

Naveco, l'Uber lyonnais, entend se développer désormais dans toute la FranceHalim Amira et Almansour Diallo

Les polémiques autour de la plateforme de VTC, Uber, fait quelque oublier que la société américaine n'est pas la seule, loin s'en faut sur ce marché des plateformes de déplacements urbains.

 Ainsi, à Lyon, Naveco, crée en 2012 par deux anciens cadres bancaires, Halim Amira, conseiller et Almansour Diallo, gestionnaire de patrimoine, a su, dans une discrétion toute lyonnaise, prospérer, affichant une croissance à deux chiffres.

 A telle enseigne que les deux co-créateurs de Naveco se sentent désormais pousser des ailes et regardent le marché français.

 Depuis janvier, en région parisienne et sur la Côte d'Azur

 Depuis le début du mois de janvier, ils se développent dans la région parisienne et sur la Côte d'Azur.

 Mais comment font-ils pour résister à l'ogre Uber beaucoup plus médiatisé qu'eux ?

 En fait, ils se sont bien positionnés sur les VTC (Voitures de Transport avec Chauffeurs), mais ont visé plutôt le haut de gamme et non la « maraude ».

 Ils ont surtout développé des services qui plaisent aux entreprises, lesquelles représentent à ce jour près de 80 % de leur chiffre d'affaires. Ils assurent désormais travailler avec 400 sociétés de la région lyonnaise.

 «  Nous avons la volonté de choisir nos chauffeurs pour qu'ils effectuent un service de qualité et qu'ils ne se présentent pas en tongs et tee shirt, par exemple. Nous signons avec eux une charte de qualité », explique Halim Amira.

 Mais encore faut-il, pour attirer les chauffeurs, qu'ils soient bien rémunérés.

 C'est là où intervient la différence avec Uber. « Nous proposons à nos chauffeurs des courses plutôt longues, en direction par exemple des aéroports de Lyon et de Genève, grâce à un système de réservation qui peut s'opérer longtemps à l'avance, et non pas à la dernière minute, comme c'est le cas chez d'autres plateformes. Ce qui nous permet de proposer de meilleures rémunérations à nos chauffeurs. »

 Et d'assurer : « L'humain est placé au cœur de notre relations avec eux : nous leur permettons d'allier un planning de courses à forte valeur ajoutée à un métier se déroulant dans des conditions agréables ».

 Des solutions de reporting pour les entreprises

 Autre atout mis en avant : « Nous avons mis en place un système qui nous permet de gérer leurs dépenses de transport en temps réel : ce que nous proposons est un service global de gestion de la mobilité, avec un monitoring des coûts de transports liés aux déplacements des collaborateurs et des clients ; le tout associé à des solutions de reporting individuel », décrit le co-créateur de Naveco.

 Un modèle qui semble bien fonctionner, puisque, après la région parisienne et la Côte d'Azur, Naveco va s'implanter au cours des semaines à venir, sur de grandes métropoles, à l'instar de Toulouse et Strasbourg, les prochaines cibles qui devraient être suivies par d'autres agglomérations.

 Mais il va leur falloir investir pour ce faire.

 Après avoir emprunté 200 000 euros en « love money » (famille et amis), avec le soutien de la Bpi, pour démarrer ; les deux co-créateurs de Naveco prévoient cette fois de lever entre 500 000 et un million d'euros au cours du premier trimestre 2018. Avec cet objectif : « devenir un acteur de référence de la mobilité professionnelle ». Un objectif qui passe par une implantation nationale...

Publiée le 15 mai 2017 par LARGERON Dominique.
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