Dernières infos

Né à Lyon, le concept d'événement ou de réunion d'entreprise « comme à la maison », bien parti pour se développer dans l'Hexagone

Dominique Largeron

« Ma Pièce Bellecour" est née en 2012, suivi par « Ma Pièce Célestins, en 2015. Le petit dernier « Ma Pièce Fontanières" vient d'ouvrir ses portes à La Mulatière. Céline Paravy-Atlan la créatrice du concept compte désormais essaimer en France. A Paris et Bordeaux pour commencer, sous licence de marques.

Né à Lyon, le concept d'événement ou de réunion d'entreprise « comme à la maison », bien parti pour se développer dans l'HexagoneMa Pièce Fontanières, le dernier né.

L'idée au départ pouvait paraître un peu loufoque ou fragile, pour un concept qui s'adresse d'abord aux chefs d'entreprise et aux cadres : une « Maison d'hôte pour entreprises ».

Il s'agit de leur proposer pour des séminaires, des comités de direction ou tout événement d'entreprise, y compris festif, un appartement pour qu'ils s'y sentent « comme à la maison ».

L'idée de base : la privatisation du lieu pour un seul client.

 De beaux lieux, très tranquilles, bien situés, cosy, « designés », mais sans chichis tout comme le service : un repas par exemple, à midi ou le soir, mais au cours duquel les participants se servent eux-même. Un lieu, bien évidemment aménagé pour le business avec la wifi haut débit sécurisée, des vidéoprojecteurs, des écrans de 2,75 mètres.

 L'équipe venue pour le séminaire ou le comité de direction, arrive, s'installe comme elle veut, dans des canapés, autour d'une table, et on lui fiche une paix royale.

 « J'en avais assez... »

 « J'en avais assez chez April d'organiser des réunions dans des hôtels sans âme, dans des salles parfois même sans fenêtre ! », se remémore Céline Paravy-Atlan qui était dans une autre vie directrice de la communication interne et externe du groupe d'assurances lyonnais.

 Elle ouvre d'abord en 2012, en compagnie de Dominique Damoy, « Ma Pièce Bellecour », dans un bel appartement de 210 m2 capable d'accueillir de 15 à 100 personnes, au cœur de la Presqu'île. Banco : le concept séduit immédiatement.

 Suit ensuite, quelques années plus tard, en 2015, sur la même idée, « Ma Pièce Jacobins », 130 m2 avec l'une des plus belles vues à partir d'une rotonde sur la place éponymes : capacité d'accueil, jusqu'à 19 personnes.

 Le succès s'installe, avec un taux de remplissage moyen de 60 % et pas moins de 5 000 participants depuis la mise en œuvre du concept.

 Dans un secteur de l'événementiel très concurrentiel, les chiffres ont de quoi en faire saliver certains. En 2016, la société de Céline Paravy-Atlan, avec ses trois salariés, a ainsi réalisé 620 000 euros de chiffre d'affaires, en croissance de 38 %, pour une marge de l'ordre de 5 %.

 Depuis 2012, l'entreprise a engrangé près de 500 clients...

 « Nous avions des demandes pour un lieu plus petit, mais plus ouvert sur la nature, tout en restant proche de Lyon, pour l'organisation de réunions plus petites et notamment des comités de direction », explique Céline Paravy-Atlan.

 D'où naissance du petit dernier de ce groupe d'événementiel : « Ma Pièce Fontanières », situé à La Mulatière, au sein d'une belle bâtisse du 19ème siècle avec un grand jardin en terrasses et une vue magnifique sur Lyon ; et ce, à un quart d'heure de la place Bellecour.

 La créatrice du concept n'est pas cette fois propriétaire des locaux, mais fonctionne en partenariat avec la propriétaire du lieu. « Ma Pièce reste aux commandes pour la mise en relation avec les sociétés clientes. Nous assurons ensuite la gestion de l'événement en amont et le jour J, en étant accompagné par la maîtresse des lieux », décrit la dirigeante de « Ma Pièce ».

 Paris et Bordeaux en ligne de mire

 Un développement qui va être suivi d'autres. « Nous allons ouvrir dès cette année, et en 2018 de nouveaux lieux sous licence de marque, cette fois, en dehors de Lyon », décrit Céline Paravy-Atlan. Paris et Bordeaux, notamment sont dans le viseur. Des contacts ont déjà été établis.

 Le concept apparaît simple et facilement reproductible. En fait, il demande à la fois un doigté et un savoir-faire qui ne peut naître que d'un contact direct, d'un bon carnet d'adresses et d'une bonne connaissance de l'entreprise, de ses ressorts, de ses besoins...

Publiée le 08 avril 2017 par LARGERON Dominique.
Figure dans les rubriques
L'article du jour

Ajouter un commentaire

Il sera relu par un responsable qui décidera ou non de sa mise en ligne.



HAUT