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Rectificatif : le centre d'épidémiologie de l'OMS reste à Lyon

 Rectificatif : le centre d'épidémiologie de l'OMS reste à Lyon

Le Jetro japonais a quitté Lyon en 2009, le projet d'extension d'Interpol s'est envolé pour Singapour et l'Institut Aspen est en train de faire ses valises pour Paris. Dans un édito récent , nous avions effectué un tour d'horizon des organismes internationaux qui ont quitté ou qui vont quitter Lyon pour d'autre cieux.

Mais par erreur, nous avions jeté le Centre d'épidémiologie de l'OMS à Lyon avec l'eau du bain. Il n'en est pas question, affirme son directeur, le docteur Christian Mathiot : il n'y a aucun doute là-dessus, le centre d'épidémiologie de Lyon qui constitue une extension du siège de l'OMS à Genève reste à Lyon. Mieux même, précise le Dr Christian Mathiot, « un accord a été signé le 16 juin 2010 avec le gouvernement français qui pérennise définitivement l'installation de ce centre d'épidémiologie à Lyon. »

Installé en 2001 avec l'appui de Raymond Barre, ce Bureau de l'OMS de Lyon est né de la réflexion commune de l'OMS, du Gouvernement français, du Grand Lyon et de la Fondation Mérieux. "Nous bénéficions d'un bon soutien, tant des collectivités que du gouvernement français", se félicite le Dr Mathiot.

Lyon, précise-t-on à l'OMS, a été choisie pour accueillir ce Bureau en raison de sa stratégie de développement scientifique, institutionnel et industriel, axée sur la vaccinologie, l'immuno-virologie et la biotechnologie.

Son rôle ? Ses trente salariés sont chargés d'appuyer les bureaux régionaux de l'OMS, qui sont appelés à aider les pays en développement à améliorer leurs capacités en matière d'épidémiologie sanitaire et de diagnostic de laboratoire.

Depuis novembre 2006, le Bureau de l'OMS à Lyon a désormais pour rôle supplémentaire d'aider les pays à renforcer leurs capacités de base en matière de santé publique en ce qui concerne la surveillance et la réponse face aux maladies ; améliorant du coup la sécurité sanitaire internationale.

Avec le Centre international de recherche sur le cancer (Circ), ce centre d'épidémiologie constitue le deuxième service de l'OMS implanté à Lyon.

Il fêtera ses dix années d'existence, le 8 février prochain. Et est donc désormais assuré de rester à Lyon. Dont acte.











Il était donc logique qu'accueillant déjà la maison-mère, mais bénéficiant, aussi à Ecully d'un centre de compétence nationale de la Police Scientifique, mais encore de l'Ecole des Commissaires de Police de Saint-Cyr au Mont d'Or, le Grand Lyon mette tous ses moyens dans la balance pour obtenir l'installation in situ de ce projet.

Il ne se fera pas à Lyon, mais à Singapour. Il est vrai que les autorités locales de cette Ville-Etat avaient des arguments à faire valoir : elles financent ce projet à à hauteur de 250 millions d'euros. Très supérieure à la proposition financière lyonnaise. Or ce nouveau centre devait créer quelque 700 emplois. Plus grave, ce quasi-renoncement constitue un mauvais signal quant à la pérennité du siège mondial Interpol à Lyon...

Publiée le 31 janv. 2011 par LARGERON Dominique. Mis à jour le 31 janv. 2011
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