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FÉDÉRATION DES ENTREPRISES DU BÂTIMENT ET DE TRAVAUX PUBLICS DU RHÔNE

« Si nous ne faisons rien, 4 000 emplois seront supprimés dans le bâtiment rhônalpin, cette année »

Dominique Largeron

Revêtus d'une marinière façon Montebourg et d'un casque de chantier tricolore, les huit présidents de la Fédération régionale du bâtiment ont voulu mardi 29 janvier solennellement et médiatiquement lancer un cri d'alarme. Face au recul de 20 % des mises en chantier de logements, l'année dernière qui devrait perdurer cette année, ils craignent pour leurs entreprises. L'emploi pourrait en faire les frais. Ils préconisent des solutions rapides à mettre en œuvre.

« Si nous ne faisons rien, 4 000 emplois  seront supprimés dans le bâtiment rhônalpin, cette année »

« Si nous sommes aujourd'hui en marinières avec des casques bleu-blanc-rouge, c'est pour rappeler avec force que les entreprises du bâtiment font partie intégrante du tissu industriel français et qu'à ce titre, elles méritent d'être défendues et soutenues ! » Après les artisans du bâtiment, la semaine précédente, par la bouche de leur président Frédéric Lambert ,c'est au tour des PME du secteur de monter au front.

 Pour Jacques Chanut, président de la Fédération régionale du BTP, entouré de ses sept présidents départementaux, il s'agit de lancer un cri d'alarme, sous la forme d'une campagne médiatique intitulée « Trop c'est trop ! ». Traduire : « Trop de charges tuent nos emplois ». Dans chaque département, préfets et parlementaires seront saisis.

125 000 salariés, soit 10 % des actifs

 Le responsable patronal du bâtiment rappelle que « le BTP en Rhône-Alpes représente 45 000 entreprises, soit 125 000 salariés, c'est à dire la première industrie de main d'œuvre régionale : 10 % des actifs travaillent dans le BTP. »

 Jacques Chanut estime « qu'il y a urgence à agir : si nous ne faisons rien, 4 000 emplois seront supprimés dans le bâtiment rhônalpin cette année : plus que le site Peugeot d'Aulnay et ses 3 000 emplois, et ce, rien que pour Rhône-Alpes ».

 Les raisons sont connues : la région a subi l'année dernière une baisse de 20 % des mises en chantier de logements. La situation est encore pire dans l'immobilier d'entreprise avec un recul de la construction de 30 % en 2012. De surcroît, les autorisations de construire sont en baisse de 2 % en ce début d'année, tant pour les logements que les locaux d'activité.Ce qui, pour Jacques Chanut, « ne permet pas d'espérer une reprise des mises en chantier à court terme. »

Une crise structurelle

 A l'instar des artisans, les entreprises du BTP estiment que la crise n'est pas seulement conjoncturelle, mais aussi structurelle, menant « à un véritablement démantélement de notre industrie ».

 Et Jacques Chanut de lister : « on asssite à une véritable délocalisation inversée qui se traduit par une concurrence illégale étrangère ; une concurrence déloyale de l'auto-entrepreneur ; la course à tout va du moins disant dans les appels d'offre qui s'accompagnent de risques majeurs ; le développement de nouvelles formes de marchés publics, tels que les partenariats publics-privés ou les contrats de performance énergétique qui, s'ils sont mal maîtrisés, peuvent restreindre le marché des PME et des TPE. »

 A ceci, le président de la Fédération régionale rajoute un certain nombre de mesures prises par le gouvernement qui se révèlent négatives : « hausse de la taxation sur les plus-values immobilières, rabotage du PTZ, doublement du taux de TVA et 5,5 à 10 % sur la rénovation, cotisation foncière des entreprises... »

Certes, pour le responsable patronal, il y a bien eu « quelques avancées du gouvernement, telles que le dispositif Duflot, le retour des longs différés de remboursements d'emprunt pour le PTZ... » Mais pour Jacques Chanut, « ces mesures ne sont pas à la hauteur de enjeux. »

"Trois mesures urgentes"

 Pour lui et ses pairs, trois mesures urgentes « simples, rapides et efficaces » doivent être prises : « soit, la réduction de la durée de détention d'un immobilier pour être éxonéré de la plus-value et augmenter les terrains disponibles à la construction, la sortie du secteur du bâtiment du régime des auto-entrepreneurs et enfin, l'abaissement à 5 % du taux de TVA appliqué à la construction sociale et aux travaux de rénovation. » 

 S'appuyant sur un sondage Ipsos, Jacques Chanut rappelle que « la construction de logements en Rhône-Alpes répond à l'une des toutes premières attentes sociales de nos concitoyens : nous l'avons quantifiée, elle s'élève à 46 000 logements neufs à construire par an en Rhône-Alpes, à l'horizon 2017, sans oublier la rénovation de bâtiments existants pour réduire la dépendance énergétique de plus en plus pesante sur les ménages. »

 Le message sera-t-il entendu à Matignon et à l'Elysée ?

 Photo (DL)-Jacques Chanut, président de la Fédération Rhône-Alpes du Bâtiment entouré de ses sept présidents départementaux avec marinière et casque de chantier tricolore.



Publiée le 30 janv. 2013 par LARGERON Dominique. Mis à jour le 04 févr. 2013
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Bâtiment
FÉDÉRATION DES ENTREPRISES DU BÂTIMENT ET DE TRAVAUX PUBLICS DU RHÔNE
Commentaires
Crise du Bâtiment Idées[ 05/02/13 - Daniel MOINIER ]

Il faut faire pression sur le Gouvernement pour faire augmenter la durée du travail.

En premier, passer à 40 heures le plus vite possible :

C'est uniquement pour les salariés base 35h, hors fonction publique en + par an :

- 60Mds de salaires

- 35Mds de Charges Sociales

- 6Mds d'impôts

- 11Mds de TVA

C'est pour un salarié au Smic, 199€ de + par mois

C'est aussi :

-   Une forte baisse du chômage,

-   Le sauvetage des Caisses :

     - De retraites

     - De Sécurité Sociale

     - D’Assedic

     - etc…

- Une diminution du prix de revient entreprise. (de 3 à 13%, suivant les horaires, journée, 2x8, 3x8…)

 Il faut un maximum de 3 mois pour que les commandes arrivent en entreprise.

Pour ceux qui font des heures sup (sachant que la moyenne France est de 1,2h semaine), l'entreprise pourrait payer le même salaire. Chacun y trouvant son compte puisqu'il n'y aura plus de charges, ni salariées, ni employeur (ce qui diminuera encore le prix de revient horaire. 

Les seuls un peu lésés, ce serait les cadres. Mais ils en ont bien profité, alors qu'ils n'y avaient pas spécialement droit. Cela avait été un cadeau électoral de complaisance. A revoit lorsque l'économie ira mieux.

Ensuite augmenter la durée d'activité au-delà de 65 ans. Chaque année de plus, c'est 65 Mds dans l'économie.

Alors pour sauver la France, tous pour les 40 heures (et plus) 

Alors qu'attendons-nous ?

www.livres-daniel-moinier.com



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