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Sortie d'une nouvelle console, ramassages en Bourse ? L'action Atari (l'ex-Infogrames de Bruno Bonnell) flambe

Dominique LargeronSortie d'une nouvelle console, ramassages en Bourse ? L'action Atari (l'ex-Infogrames de Bruno Bonnell) flambeUne des rares images de la future console qu'Atari a consenti à divulguer.

Un cours en hausse de 113 % depuis un an, de 70 % depuis le 1er janvier, actuellement des poussées de fièvre quotidiennes en Bourse : l'action de la société de jeux vidéo Atari, l'ex-Infogrames qu'avait créé l'actuel député lyonnais LREM, Bruno Bonnell se sent pousser des ailes.

Jamais encore, depuis que Frédéric Chesnay, l'ancien directeur financier de Bruno Bonnell, a repris cette société qui était alors moribonde, le cours de Bourse d'Atari qui ne compte qu'une douzaine de salariés désormais, n'avait crû aussi vite.

Certes, Atari a affiché pour la première fois depuis longtemps des résultats positifs lors de son dernier exercice 2016/2017 (*) ; certes, l'entreprise s'est désendettée de son principal créancier, Alden, mais ces raisons ne sont pas suffisantes pour expliquer cet envol actuel.

Des ramassages en Bourse ?


D'aucuns évoquent des ramassages en Bourse, voire même une OPA, ce qui signifierait en tout cas que l'entreprise née à Lyon, redevient attrayante. Ainsi, par exemple, vendredi 14 juillet, jour férié, dans une Bourse pour le moins somnolente, près de 10 % de son capital a changé de mains en une journée, faisant grimper le titre à 0,40 euros.

 D'autres voient dans cette forte hausse du cours l'annonce, via une vidéo teasing, les conséquences de la volonté de la société de surfer sur l'actuelle vague rétro qui, comme dans beaucoup d'autres secteurs, conquiert une partie de la communauté des gamers.

 La société que dirige désormais Frédéric Chesnais a en effet confirmé à la mi-juin, la rumeur qui circulait depuis quelque temps déjà : elle travaille « depuis des années » sur une console qui sortira prochainement et dont on ignore presque tout.

 Les seules images disponibles sont une vidéo de quelques secondes sur You Tube qui est là pour faire le buzz. Plutôt réussi par ailleurs...

Manifestement, Atari veut se mettre dans la roue de Nintendo et de sa Nes Classic, très rétro.

 Sortie en novembre 2016, la micro-machine s'est écoulée à 2,3 millions d'exemplaires en quelques semaines.. !

 Nintendo en a arrêté la production, mais le Japonais a lui-même été surpris de la demande : vendue 60 dollars et contenant 30 jeux pré-installés, cette Nes Classic se revend aisément le triple aujourd'hui...

 Une console Atari surfant sur le rétro-gaming ?


C'est ce succès qui a sans doute inspiré Atari et qui l'inciterait à ressusciter ses mythiques consoles : Atari 2 600 et 5 200. Dans un format semblable à celui de la Nes Classic ?

 Selon le site Clubic, Atari devrait également profiter à la fin de l'année d'un coup de pub inespéré : la sortie de Blade Runner 2049, marqué par un hommage au glorieux passé d'Atari, avec l'apparition sur l'écran d'un énorme logo de la marque.

 Si ce film connaît le même succès que le premier opus, Atari marque déjà mondialement connue, pourrait connaître un regain de popularité. Et vendre alors, puisqu'il devrait y avoir concomitance, beaucoup de consoles et des jeux parmi les deux cents que la marque a dans son catalogue dont le mythique « pong » ou « RollerCoaster Tycoon »…

 Ceci explique-t-il cela ? A suivre...

(*) Atari a publié un résultat net de 7,7 millions d'euros au titre de l'année 2016/2017 close le 31 mars, contre une perte de 0,1 million d'euros au titre de l'exercice clos le 31 mars 2016. Le résultat opérationnel courant s'est élevé à 1,9 million d'euros, en progression de 36 %. Le chiffre d'affaires a augmenté de 29,2% à taux de change courant et 28,6 % à taux de change constant à 15,4 millions d'euros.

Publiée le 17 juil. 2017 par LARGERON Dominique.
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