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 Spécialisée dans les médecines douces : la société ligérienne Auris entre en Bourse

Dominique Largeron

Certes, c'est par la petite porte, celle du « Marché Libre », un sas d'acclimatation. Mais dans une période où les introductions en Bourse se font rares, Claude Boursse (au nom prédestiné) et Monique Vial, les deux dirigeants d'Auris, basée à Andrézieux-Bouthéon dans la Loire ont décidé de sauter le pas. Surfant sur le marché des médecines douces et affichant pas moins de 800 références, leur entreprise est en pleine croissance.

 Spécialisée dans les médecines douces : la société ligérienne Auris entre en BourseClaude Boursse et Monique Vial, les codirigeants d'Auris, arborant une de leur 800 références.

A moins qu'un sursaut ne se fasse jour en fin d'année, la moisson en matière de nouvelles introductions en Bourse sera bien faible cette année.

C'est la raison pour laquelle toute nouvelle arrivée sur la cote en cette année d'étiage boursier 2016 constitue un petit événement.

Le numéro 1 français de la thérapie magnétique, en l'occurrence une médecine douce, Auris a décidé de sauter le pas.

Accompagnés par Louis Thannberger, l'homme aux deux-cents introductions en Bourse, Claude Boursse et Monique Vial, les deux dirigeants d'Auris ont annoncé leur arrivée sur la cote lors de la troisième semaine de novembre.

« Un tour de chauffe »

L'opération aura pour cadre le « Marché Libre », le plus facile d'accès et le moins contraignant. Il constitue de ce fait un sas d'acclimatation permettant aux entreprises d'aller vers des compartiments boursiers plus prestigieux. « Un tour de chauffe, comme en F1 », précise Louis Thannberger.

Quatre millions de titres seront créés au prix de de 1,4 euros l'action, ce qui devrait porter la capitalisation de l'entreprise à 6 millions d'euros, si l'opération se déroule comme prévu. Une levée de fonds d'un million d'euros précédera l'introduction en Bourse.

« Cette levée de fonds va nous permettre de développer nos produits, d'ouvrir de nouvelles boutiques, mais aussi de nous développer à l'international. Nous allons également nous doter d'une force commerciale plus étoffée », explique Monique Vial, ancienne professeur de français et naturopathe, reconvertie dans le management des médecines douces.

Auris qui réalise actuellement 10 % de son chiffre d'affaires à l'international est présent pour l'heure en Allemagne, au Maroc, au Canada et en Grande-Bretagne.

Déjà cinq boutiques

Déjà, plusieurs boutiques ont été ouvertes à Lyon (rue Mercière), comme à Paris, Saint-Etienne, Montbrison et Lille. Le couple veut étoffer ce réseau.

De même, il veut développer un autre canal de distribution, celui formé des pharmacies, parapharmacies, enseignes de bien-être et de santé.

L'entreprise réalise en outre 25 % de son chiffre d'affaires via la vente de ses produits en ligne.

Cette arrivée sur la cote devrait permettre aussi-c'est l'autre objectif- de faire connaître Auris dans le grand public.

Cette entreprise est spécialisée dans les médecines douces, numéro français de la thérapie magnétique axée sur l'utilisation des aimants permanents à des fins thérapeuthiques.

Une thérapie magnétique qui selon Claude Boursse recèle quatre apports : un confort articulaire et musculaire, un sommeil de meilleure qualité, un rééquilibrage énergétique, ainsi qu'un habitat plus sain.

Huit cents références

Claude Boursse, le scientifique du couple dirigeant d'Auris veut également élargir encore la gamme qui affiche pas moins de 800 références.

Aujourd'hui, Auris qui emploie trente salariés, réalise un chiffre d'affaires de 4,5 millions d'euros, en progression de 23 % (chiffres 2015).

L'entreprise surfe sur l'appétence des Français pour les médecines douces : sa croissance annuelle moyenne est de l'ordre de 20 %. Elle fête cette année son vingtième anniversaire.

On sait que la Bourse ne vend pas de performantes présentes, mais des perspectives.

A cet égard, le plan de marche de l'entreprise au cours des trois années à venir, se veut alléchant. Il vise à porter le chiffre d'affaires en 2018 à 4,9 millions d'euros pour un résultat net de 450 000 euros ; pour le hisser en 2019 à 6,1 millions d'euros et un bénéfice net, à 600 000 euros.

Des perspectives aptes à attirer les investisseurs ? On le saura fin novembre...











Publiée le 25 sept. 2016 par LARGERON Dominique.
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