Transformation numérique : le Breton Niji s'installe à Lyon avec de solides ambitions

Dominique Largeron

Ayant choisi pour effectuer ses premiers pas la Tour du Web, la société d'origine rennaise, Niji, créée par Hugues Meili pose ses valises à Lyon avec beaucoup d'ambitions. Attention, il s'agit d'un poids lourd de la transformation numérique : 500 salariés pour 48 millions d'euros de chiffre d'affaires et une croissance annuelle à deux chiffres. Ses effectifs devraient grimper à cinquante personnes d'ici trois ans.

Transformation numérique : le Breton Niji s'installe à Lyon avec de solides ambitionsArmelle Descaillot pilote Niji dans le Sud-Est à partir de Lyon.

Elle a trente-huit ans, un fort joli parcours, après avoir engrangé les diplômes : Hugues Meili, le président-fondateur de Niji a choisi une Lyonnaise, Armelle Descaillot pour piloter Niji qui vient de prendre racine dans la Métropole.

 Composée de cinq personnes pour l'heure et d'une quinzaine d'ici la fin de l'année, Niji a d'abord choisi d'installer ses bureaux dans la Tour du Web, l'immeuble d'accueil de la communauté numérique lyonnaise créé par la « Cuisine du Web » sur la rive gauche du Rhône.

 Niji n'est plus une start-up. Cette société informatique qui a axé son développement sur la transformation numérique est née en 2001 à Rennes. Elle connaît depuis sa création une croissance annuelle à deux chiffres. Elle compte 500 salariés et a réalisé l'année dernière un chiffre d'affaires (groupe) de 48 millions d'euros.

 Même si les deux démarches présentent des différences, Niji veut s'installer sur le même marché que celui de la Lyonnaise Visiativ, de Laurent Fiard.

 Une cible : l'industrie 4.0

 Pourquoi Hugues Meili, le Pdg de Niji a-t-il choisi Lyon ? « Après Rennes, puis Paris, nous nous sommes installés dans plusieurs grandes villes de France. Nous observions Lyon, mais attendions que la situation soit mûre, notamment dans le domaine de l'industrie 4.0. Nous observons que les entreprises de la région Auvergne-Rhône-Alpes, première région industrielle de France commencent à sauter le pas de leur transformation numérique. C'est en cours et nous entendons être un des acteurs de ce mouvement », explique-t-il.

 Il précise : « Nous ne sommes pas présents que dans l'industrie, mais aussi dans les autres secteurs de l'économie. » Ainsi Niji a déjà dans la région comme client, EDF ou l'assureur lyonnais April. Au niveau national, la société travaille « avec une bonne part des entreprises du CAC 40,  mais aussi des ETI et des PME », précise Hugues Meili.

 Niji arrive à Lyon avec ses trois métiers : le conseil, le design et la réalisation technique. « C'est ce qui fait notre spécificité : nous pratiquons ces trois métiers qui sont chez nous en synergie. Nos clients apprécient de les trouver tous trois sous un même toit, ce qui n'est pas toujours le cas », explique le Pdg de la société rennaise

 Hugues Meili a donc choisi Armelle Descaillot, une Lyonnaise, pour prendre la direction de l'agence Niji de Lyon et du Sud-Est.

 Cette ancienne de l'Idrac-Lyon a passé un Master d'informatique à l'Insa et a transité par les bancs d'EMLyon pour se spécialiser dans la stratégie et le marketing digitaux.

 Elle a travaillé pendant trois ans chez Casino à Saint-Etienne, comme chef de projet ; puis chez SQLI pendant dix ans, débutant dans cette entreprise comme ingénieure commerciale, pilotant notamment un centre de profit e.commerce, et « travaillant sur de gros projets ». Son dernier poste au sein de cette société : directrice commerciale de Wax, l'agence design du groupe.

 Cinquante salariés d'ici trois ans

 « J'avais envie de retrouver les valeurs que je portais en moi, avec une société dotée d'un président fondateur, une entreprise où l'on sait mélanger business et plaisir. Pour moi, ce nouveau challenge constitue un vrai projet, c'est comme si je montais ma propre structure », décrit-elle.

 Elle précise : «  Sur Lyon, nous avons le projet de développer une équipe pluridisciplinaire mêlant le design et le métier de conseil de la transformation digitale. Nous pouvons nous appuyer sur la digital factory de Rennes où travaillent deux cents personnes. Nous pensons avoir une vraie carte à jouer, notamment dans les domaines de l'iot (ndlr : les objets connectés), de la mobilité et de l’innovation en nous entourant de véritables talents et d'experts du digital », ajoute-t-elle.

 Il lui reste désormais à trouver ces talents escomptés.

 « Notre plan de marche prévoit près de cinquante salariés d'ici trois ans, à Lyon », assure la responsable de Niji à Lyon qui entend bien développer dans la Métropole et dans la région, une structure conséquente à partir de l'embryon actuel.

Publiée le 20 févr. 2017 par LARGERON Dominique.
Figure dans les rubriques
L'article du jour

Ajouter un commentaire

Il sera relu par un responsable qui décidera ou non de sa mise en ligne.



HAUT