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Un sauvetage signé Bernard Arnault (LVMH) : une solution pérenne se dessine pour l'usine Lejaby d'Yssingeaux

Vincent Rabérin, un chef d'entreprise orginaire de la Haute-Loire s'engage à reprendre l'unité de fabrication de Lejaby d'Yssingeaux exclue du plan de reprise opéré par Alain Prost selon la décision du Tribunal de Commerce de Lyon. La totalité de salariés est concernée par ce projet. Une reprise très politique puisqu'elle est remontée jusqu'à Nicolas Sarkozy et qu'elle fait intervenir un de ses proches, Bernard Arnault, le Pdg de LVMH. Après reconversion professionnelle les salariés fabriqueraient de la maroquinerie de luxe pour Louis Vuitton, une des marques du groupe de luxe.

Un sauvetage signé Bernard Arnault (LVMH) : une solution pérenne se dessine pour l'usine Lejaby d'Yssingeaux

Tombant en pleine campagne des présidentielles, le dénouement du dépôt de bilan de Lejaby s'est révélé très politique. Une chance pour les 93 salariés restés sur le carreau apparetenant à l'unité de fabrication d'Yssingeaux en Haute-Loire, exclus du plan de reprise.

Député de Haute-Loire, Laurent Wauquiez, ministre de l'enseignement supérieur, s'est battu pour trouver un repreneur. On a évoqué un temps la piste de « Princesse Tam Tam » qui envisageait d'y créer une marque de sous-vêtements de luxe.

Finalement, ce sera de la maroquinerie haut-de-gamme. Une solution qui a pu s'opérer grâce à Bernard Arnault, patron du groupe de luxe LVMH.

Ce dernier s'est engagé auprès de l'un de ses sous-traitants de la région, Vincent Rabérin, Pdg de la société Sofama (200 salariés et 4,4 millions d'euros de chiffre d'affaires et basée dans l'Allier), à fournir un carnet de commandes sur plusieurs années pour alimenter sa marque phare, Louis Vuitton en maroquinerie haut de gamme qui seraient fabriquées dans l'usine d'Yssingeaux.

Dans un communiqué, le groupe LVMH précise que « les qualifications du personnel d'Yssingeaux autorisent une formation au travail des pièces de textile et de cuir livrées par ce fournisseur, en ligne avec les critères de haute qualité du groupe LVMH".

"Compte tenu de l'expansion de ses activités de maroquinerie", LVMH a décidé d'allouer à Sofama, "au cas où sa proposition aboutirait, un plan de charge de plusieurs années assurant le maintien des emplois sur place".

Reste encore, en effet, au Tribunal de Commerce de Lyon à entériner ce projet. Mais on voit mal ce qui pourrait empêcher la mise en œuvre de cette solution dans la mesure où Vincent Rabérin s'engage à reprendre la totalité des 93 salariés de Lejaby-Yssingeaux, du moins celles qui accepteraient cette reconversion de la corsetterie à la maroquinerie.

Devant les salariés de l'atelier Lejaby, Vincent Rabérin le spécifie en disant que "ce n'est pas de la corsetterie" qui les attendait, sachant qu'il leur faudrait se "remettre en question".

Il insiste sur le fait qu'il était "un industriel, pas un financier".

Bernard Arnault souligne dans le communiqué que "le groupe LVMH crée chaque année de nombreux emplois artisanaux en France et exporte les fabrications françaises dans le monde entier".

Et d'entonner in fine : "Nous sommes fiers aujourd'hui de faciliter le sauvetage des emplois du site d'Yssingeaux et de contribuer ainsi à la bataille pour l'emploi en France".

Un joli coup de main à Nicolas Sarkozy qui avait assuré dimanche, lors de son interview télévisée, qu'il ne laisserait "pas tomber les gens de Lejaby" à Yssingeaux,.

Un coup de main à un président dont le Pdg de LVMH est proche qui fait sacrément l'affaire des 93 salariés exclus du plan de reprise du nouveau propriétaire de Lejaby, Alain prost, qui a préféré sous-traiter sa production en Tunisie.

Reste que le processus de re-démarrage de l'unité de fabrication d'Yssingeaux devra sans doute passer par le licenciement des 93 salariés de Lejaby qui seraient ensuite rééembauchés à partir du 1er mars par Sofama, la société de Vincent Rabérin.

Cette bonne nouvelle ne solutionne pas la totalité du problème Lejaby. C'est ce que rappelle Jean-Jack Queyranne, le président de la Région : "Aucune solution n’a encore été proposée aux personnels qui ne seront pas intégrés dans le projet de reprise d'Alain Prost sur Rillieux-la-Pape. Yssingeaux est un premier pas. mais nous restons très vigilant pour que l’Etat nous laisse du temps afin qu’une solution puisse être trouvée également, et aussi rapidement, à Rillieux.»

Photo (DR) : Vincent Rabérin, Pdg de Sofama, fournisseur de LVMH dans l'Allier est le repreneur de l'usine Lejaby d'Yssingeaux.

Publiée le 01 févr. 2012 par LARGERON Dominique. Mis à jour le 06 févr. 2012
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