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Les "vrais" chiffres l’immobilier lyonnais selon la Métropole : hausse des prix de 3,3 %...

Charlotte Charlier

Michel Le Faou, président de l’Agence d’urbanisme de l’aire métropolitaine lyonnaise (UrbaLyon), accompagné de Maître Pierre Bazaille, de la chambre des notaires du Rhône, ont tenu à revenir sur des chiffres concernant le marché de l’immobilier lyonnais annoncés par des promoteurs immobiliers. Une mise au point nécessaire pour le bon fonctionnement du marché.

photo place des terreaux hôtel de villePlace des Terreaux dans le 1er arrondissement, l'un des quartiers les plus chers de Lyon

Les chiffres du marché de l’immobilier lyonnais font l’objet de publications de la part de promoteurs immobiliers. Le problème, c’est que les chiffres annoncés ne sont pas en accord avec la réalité du marché. Ce qui a poussé UrbaLyon et la chambre des notaires du Rhône à prendre la parole pour “permettre d’infirmer les tendances annoncées par certains acteurs de l’immobilier lyonnais, sur l’évolution des prix et les marchés existants”, déclare Michel Le Faou.

Des données centralisées par les notaires

“On a mis en place un observatoire sur le territoire lyonnais, pour centraliser des bases de données sur le logement et l’habitat”, explique Michel Le Faou. L’observatoire de l’habitat a été créé en 2010, est co-piloté par la Métropole de Lyon, le Sepal, et animé par l’Agence d’urbanisme. Des chiffres sont communiqués par les notaires. Pourquoi sont-ils sûrs ? “La base de données, ‘Perval’, était auparavant alimentée par les notaires sur la base du volontariat, mais depuis le 1er janvier 2017, un décret les oblige à l’alimenter” réponds Maître Pierre Bazaille.

Les appartements anciens et le prix médian à Lyon en hausse depuis 2015

Sur un an, les appartements du parc existant ont progressé de 3,3 %, les maisons de 9 %, tandis que les terrains à bâtir perdent 1,9 %. Depuis 2015, l’évolution est plus marquée pour des appartements anciens avec un passage de 15 000 à plus de 20 000 appartements sur le parc existant.

Le prix médian des appartements à Lyon s’est également envolé, passant d’un peu plus de 400 000 à 500 000 euros en trois ans. Dans le département du Rhône, le prix médian reste stable, autour de 290 000 euros.

Pour 11 quartiers de Lyon, le prix médian se situe au-dessus de 4 000 euros le mètre carré. “Il n’y a pas 20 % d’augmentation dans les pentes de la Croix-Rousse, mais 11,7 %, contrairement à ce qu’ont dit certains promoteurs immobiliers” ajoute Maître Pierre Bazaille.

En ce qui concerne les loyers, les résultats 2016 de l’Observatoire Local des Loyers montrent que le loyer médian est de 11,90 euros le mètre carré à Lyon.

Les prix des terrains en perte de vitesse

“Les maisons de l’Ouest lyonnais vont baisser en termes de prix, car les terrains ont tendance à être divisés”, explique Maître Bazaille. Cette propension actuelle, à diviser un terrain en plusieurs parcelles a pour conséquence de faire directement baisser les prix. “On assiste aujourd’hui à un tassement des volumes avérés notamment sur les terrains à construire”, ajoute le notaire.

Les acquéreurs en métropole lyonnaise sont à 91 % issus de la Métropole de Lyon, du Rhône, ou de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Des chiffres annonçaient que “les primo- accédants de moins de 30 ans étaient partis, mais non, et ils sont plus présents à Lyon qu’à Bordeaux” assure Maître Bazaille. En 2017, ils représentent 16 % à Lyon contre 12 % à Bordeaux.

Cependant, Lyon est une ville internationale, mais les étrangers n’achètent pas beaucoup. La part des acquéreurs étrangers représente 2 % à Lyon, même chiffre qu’à Bordeaux.

Des chiffres qui viennent contrebalancer des publications de certains acteurs de l’immobilier. “Pour que le marché puisse fonctionner de façon saine, la vérité des chiffres est primordiale” conclut Michel le Faou.

Publiée le 04 juil. 2018 par CHARLIER Charlotte.
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