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Yoplait/General Mills : Vienne, désormais centre de recherche mondial pour les produits laitiers

Dominique Largeron

Grâce à un investissement de 3 millions d'euros et l'arrivée, à Vienne en Isère, de chercheurs venus des Etats-Unis ou du Nord de la France : le centre de Recherche&Développement de Yoplait appartenant au groupe américain General Mills est désormais devenu mondial, réalisant chaque année des dizaines de nouvelles recettes pour Yoplait et la marque Häagen-Dazs.

Yoplait/General Mills : Vienne, désormais centre de recherche mondial pour les produits laitiers

 En général, lorsque qu'une société hexagonale comme Yoplait est rachetée par un groupe étranger, en l'occurrence, le géant américain General Mills, non seulement l'orgueil national en prend un coup, mais il existe aussi un sérieux risque que l'acquéreur rapatrie les compétences dans son pays d'origine.

 Or, le scénario du rachat, en 2011, du groupe à la petite fleur par General Mills, a fait mentir ces craintes avouées.

 Non seulement, dynamisé par son acquéreur, Yoplait a vu son chiffre d'affaires gonfler de 25 % en quatre ans, mais de surcroît, le centre de Recherche&Développement du groupe situé dans le quartier d'Estressin à Vienne, au sein de l'usine Yoplait, rebaptisé « Vienne Technical Center », en a largement profité pour prendre une dimension, non seulement internationale, mais carrément mondiale dans le domaine des produits laitiers.

 L'adossement à General Mills a donc été bénéfique pur Yoplait. Le groupe américain qui produit et distribue plus de cent marques sur six continents avec ses 16,6 milliards de dollars (US) de chiffre d'affaires, réalisés par 39 000 salariés, est un mastodonte du secteur, mais de plus, il a amené dans sa besace un de ses joint-ventures, Häagen-Dazs.

 Un investissement de trois millions d'euros

 Vienne est ainsi devenue, après Minneapolis aux Etats-Unis, le siège de General Mills, tout simplement, le second centre de recherche du groupe au monde.

 Pour ce faire, ce dernier a investi 3 millions d'euros, à Vienne, à parité dans de nouveaux bâtiments et dans du matériel de pointe, mais a aussi rapatrié des laboratoires de recherche avec les compétences qui y travaillaient, aux Etats-Unis et en France.

 Ce centre de Recherche&Développement met au point chaque année plus d'une centaine de nouveaux yaourts et autres produits laitiers ou de nouvelles glaces pour Häagen-Dazs, chacun étant adaptés aux goûts de chaque continent ; des goûts, souvent très différents.

 Ainsi, cette année, près de 160 « projets actifs » ont été menés au sein de ce centre de R&D.

 Sortis des labos et des cuisines du « Vienne Technical Center », les produits sont ensuite fabriqués en petites quantités dans des « pilotes », des mini-sites de production qui prolongent le centre de recherche de Vienne.

 Une fois testés et validés, ces produits sont ensuite fabriqués dans les usines du groupe General Mills pour Yoplait ou dans l'usine d'Arras en France, pour Häagen Dazs, le n°1 mondial de la glace haut de gamme, laquelle usine approvisionne le monde entier.

 Un choix motivé par la proche présence de la Métropole lyonnaise

 Pourquoi General Mills a-t-il choisi Vienne pour installer ce centre de recherche de format mondial ?

 «  La raison tient à la proximité de la métropole lyonnaise, susceptible d'attirer les jeunes cadres, grâce à sa taille et sa qualité de vie, mais aussi par la présence de son tissu universitaire et de grandes écoles », explique le patron de ce centre de recherche, Paul Cornillon.

 Actuellement ce «  Vienne Technical Center » fait travailler pas moins de quatre-vingt-quinze chercheurs. Parmi ceux-ci, de nombreux doctorants et ingénieurs, ainsi que des DUT et des BTS.

 Ce centre pourrait d'ailleurs encore quelque peu s'étoffer à l'avenir...

Publiée le 04 déc. 2016 par LARGERON Dominique.
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