Appel en faveur de la liaison Lyon-Turin

Jean-Jack Queyranne, Président de la Région Rhône-Alpes Jean-Paul Mauduy, Président de la CCIR Rhône-Alpes Alain Berlioz-Curlet, Président de la CRMA Rhône-Alpes Bernard Gaud, Président du MEDEF Rhône-Alpes
François Turcas, Président de la CGPME Rhône-Alpes et Christian Brunet, Président de l’UPA Rhône-Alpes lancent un appel pour que la prochaine rencontre franco-italienne qui se déroulera à Lyon en décembre prochain donne un feu vert définitif à la liaison TGV sous les Alpes.

« Dans la perspective du prochain sommet franco-italien, au cours duquel la liaison mixte fret et voyageurs Lyon-Turin fera partie des principaux sujets de discussion, la Région Rhône-Alpes, la CCIR Rhône-Alpes, la CRMA Rhône-Alpes, le MEDEF Rhône-Alpes, la CGPME Rhône-Alpes et l’UPA Rhône- Alpes tiennent à réaffirmer, à travers la présente déclaration commune, leur plein soutien à ce projet stratégique d’intérêt général.

La liaison Lyon-Turin est un vecteur de croissance et d’emplois indispensable au service de la compétitivité régionale et nationale, capable en outre d’apporter des solutions aux défis environnementaux auxquels nous devons faire face.

Un maillon clé

Maillon clé du réseau central de transport de l’Union Européenne, qui a pour ambition d’éliminer les goulets d’étranglement, de moderniser les infrastructures et de rationaliser les transports transfrontaliers, le Lyon-Turin se situe au cœur du corridor méditerranéen reliant dix grandes agglomérations européennes. Les galeries d’accès du tunnel de base ont déjà mobilisé 800 millions d’euros, financés à 50 % par l’Union Européenne.


Le projet concerne annuellement plus de 200 milliards d’euros d’échanges commerciaux, dont un tiers entre la France et l’Italie, et jusqu’à 25 millions de voyageurs, qui pourront franchir les Alpes en 1h45, au lieu de 4 heures actuellement. A court terme, sa réalisation générera 6 à 10.000 emplois par an sur les 10 à 12 prochaines années.


L’analyse coûts-bénéfices a par ailleurs mis en évidence un gain de 3 millions de tonnes annuelles de CO2 sur l’ensemble de la liaison grâce au report de 700.000 poids lourds de la route vers le rail, ce qui en fait un projet exemplaire sur le plan écologique, au regard notamment de l’exigence de préservation du patrimoine naturel et de la biodiversité dans les Alpes françaises.

Un formidable pôle d'innovation

En matière de financement, la liaison mixte Lyon-Turin, dont le coût de réalisation annuel est inférieur à 1% du total des échanges concernés, fait l’objet d’un engagement du gouvernement français dans le cadre d’un accord international franco-italien soutenu par l’Union européenne (section transfrontalière entre Saint Jean de Maurienne et Suse). Par ailleurs, les Collectivités locales de Rhône-Alpes se sont unanimement engagées à assurer, aux côtés de l’Etat et de l’Europe, le financement des voies d’accès entre l’aéroport Saint-Exupéry et St Jean de Maurienne.


Notre espace transalpin dispose de nombreux atouts pour créer un formidable pôle d’innovation, de croissance et d’emplois en Europe. Le projet de liaison mixte fret et voyageurs Lyon-Turin en constitue un puissant moteur en permettant de relier les grandes régions du Sud de l’Europe de manière efficace, sûre et respectueuse de l’environnement.

Notre mobilisation et notre détermination à voir aboutir le Lyon-Turin sont entières et partagées, signes de la priorité et de l’urgence de ce projet d’intérêt européen. »


Jean-Jack Queyranne, Président de la Région Rhône-Alpes Jean-Paul Mauduy, Président de la CCIR Rhône-Alpes Alain Berlioz-Curlet, Président de la CRMA Rhône-Alpes Bernard Gaud, Président du MEDEF Rhône-Alpes, François Turcas, Président de la CGPME Rhône-Alpes Christian Brunet, Président de l’UPA Rhône-Alpes.

Publiée le 01 oct. 2012 par LARGERON Dominique.
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