Les Fédéralistes européens demandent une réforme profonde de l’Union européenne

Alain Réguillon, président de la Maison de l'Europe/Lyon

Placée sous le haut patronage du président du Parlement Européen, Martin Schultz et en présence de Gérard collomb, sénateur-maire de Lyon, la 1re Convention des fédéralistes européens a rassemblé à Lyon plus de 100 participants venus de 5 pays d'Europe.


Parlementaires européens, parlementaires nationaux et personnalités engagées dans l’action européenne, tous ont exprimé la nécessité d’une intégration européenne plus volontaire. Le Maire de Lyon a été un avocat convainquant de l’ardente obligation européenne, plaçant les territoires, notamment les euro-métropoles, comme acteurs majeurs de cette construction fédérale indispensable au regard d’un monde de plus en plus dominé par des pays continents.

Au-delà des aspects économiques, la dimension sociale de l’Europe a été fortement soulignée, tout autant que le besoin de responsabiliser chaque niveau de mise en œuvre des politiques publiques : commune, région, États, Europe.
L’Union européenne, a fortiori une fédération, n’a pas vocation à s’occuper de tout, le principe de subsidiarité devant être garanti.

Le besoin impératif et urgent d’une profonde réforme de l’Union européenne –notamment sur le plan institutionnel et démocratique– a été fortement affirmé par l’ensemble des participants. Cette réforme –d’inspiration fédérale– doit être initiée à l’occasion du renouvellement du Parlement et de la Commission en 2014.

À un an des élections européennes, il ressort que, si l’on veut mobiliser les citoyens européens et disposer d’une assemblée largement légitimée par le suffrage électoral, les formations politiques ont une responsabilité particulière, notamment dans le choix des candidats et l'élaboration des listes.

C’est dans ce sens que les associations partenaires à cette première Convention ont adopté une déclaration commune interpellant le monde politique national et européen.

Déclaration finale

Les organisations fédéralistes européennes réunies à Lyon ce 16 mars 2013 déclarent s'associer pour :

  1. agir en concertation
    afin, conscientes de leur devoir ardent d’information et de formation, de mobiliser massivement les citoyens Européens pour qu'ils assument leurs responsabilités lors des élections européennes de juin 2014 ;

  2. interpeller les formations politiques organisées au niveau européen
    afin qu’elles présentent chacune un projet d’avenir européen ambitieux et en expliquant clairement les avantages aux citoyens européens ;

  3. leur demander avec insistance
    de choisir des candidats sérieux, compétents et motivés par le mandat de député européen,
    et d'exiger d'eux qu’une fois élus ils s’engagent pour la durée de ce mandat à n'en briguer aucun autre, à ne conserver aucune fonction élective dans leur pays et à s’investir pleinement pour l’accomplissement de leur tâche ;

  4. leur suggérer avec force,
    qu'après avoir désigné leur candidat à la présidence de la Commission, elles le placent en tête de liste dans son pays d'origine et en fassent la promotion dans toutes les circonscriptions électorales de l'Union ;
    ainsi, en votant, dans chaque pays, pour les listes qui soutiendraient ce candidat et en leur donnant une majorité au Parlement, les électeurs accorderaient une plus grande légitimité à ce président qu’ils auraient ainsi indirectement élu ;

  5. insister pour que les formations politiques s’engagent
    à soutenir, à l’occasion du débat pré-électoral 2014, l’objectif fédéral de l’Union Européenne, c'est-à-dire, selon les termes du traité : « une union toujours plus étroite des peuples européens » ;

  6. demander avec conviction au Parlement
    élu en 2014 de prendre l’initiative de convoquer une « Convention constituante » afin de rédiger un projet de CONSTITUTION transformant l’association d’États qu’est l’Union Européenne en une Fédération Européenne.


Publiée le 19 mars 2013 par LARGERON Dominique.
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