Le résultat net de l'Olympique Lyonnais divisé par quatre

Les résultats du club de foot lyonnais restent dans le vert, mais chutent fortement, malgré 42,3 millions d'euros de plus-values de transferts. Jean-Michel Aulas met cette chute sur le compte de la crise et table sur le futur Grand Stade pour installer le Club dans une croissance moins dépendante des résultats sportifs.
Reste que le cours de l'action qui a encore chuté à l'annonce de ces résultats à 9,50 euros, est loin de retrouver le niveau qui était le sien lors de l'introduction en Bourse en 2007 (24 euros).

Le résultat net de l'Olympique Lyonnais divisé par quatre

Le bon parcours actuel de l'Olympique Lyonnais en Champion's Ligue n'a eu guère d'effet sur le cours de Bourse du premier club français de football coté. On est loin du choix opéré, en haut de la fourchette, lors de l'introduction annoncée en 2007 en grande pompe au sein de l'ancien salle de la corbeille de la CCI de Lyon : 24 euros. Les derniers résultats financiers d'OL Group qui viennent d'être rendus public n'ont pas arrangé les choses, le cours glissant sous les 10 euros pour s'afficher aux alentours de 9,50 euros. Le titre a cependant quelque peu bénéficié du regain général des Bourses issu de la reprise économique avec une hausse de 12 % depuis le début de l'année ( 15 % pour le CAC 40).

«Evidemment la crise est passée par là», a reconnu à Paris le président de l'OL Jean-Michel Aulas devant un parterre d'analystes financiers en présentant ces résultats. Le chiffre d'affaires 2007/2008 recule de 9,3 %, passant de 211,6 millions d'euros en 2007-08 à 192 millions d'euros pour l'exercice 2008-09, clos au 30 juin. Le pouvoir d'achat des supporters a sans aucun doute été en berne car les produits dérivés, importants à l'OL ont chuté de  27,7 %, suivis des droits TV (- 9,2 %).

En revanche sur le plan des transferts de joueurs, le président de l'OL a fait lors de cet exercice, carton plein. Les produits de cessions de contrats ont représenté un montant de 52,4 millions d'euros contre 27,4 millions d'euros en 2004/2005, soit 245,1 millions d'euros sur cinq ans. Cinq joueurs ont été transférés cette saison : Coupet, Squillaci, Baros, Paillot et Benzema. Le transfert de Benzema, issu du centre de formation de l'OL, au Real Madrid pour 35,3 millions d'euros figure même à la 4ème place des plus gros transferts du mercato 2009. La plus-value réalisée sur l'ensemble de ces transferts s'élève à 42,3 millions d'euros, malgré les départs de Fred et Santos laissés libres.

Mais le mercato n'a pas suffi pour maintenir le résultat net dans la ligne du précédent exercice. Le bénéfice net reste dans le vert, mais recule fortement à 5,7 millions d'euros contre 19,9 millions au 30 juin 2008, soit une division par quatre. « L'exercice 2008/2009 démontre la pérennité du modèle économique d'OL Groupe », a voulu rassurer Jean-Michel Aulas qui compte sur le futur grand Stade construit sur fonds propres prévu pour 2013 -si tout se passe bien- pour installer le Club dans une situation financière moins dépendante des résultats sportifs.

Si l'on se base sur l'exemple d'Arsenal ou du Bayern de Munich, un tel outil pourrait permettre à l'OL d'engranger près de 50 millions d'euros supplémentaires par an.

En attendant des plus-values plus substantielles, le Conseil d'Administration d'OL Groupe proposera à l'assemblée générale, qui se tiendra le 7 décembre 2009, la distribution d'un dividende de 0,14 euro par action au titre de l'exercice 2008/2009, soit 1,8 million d'euros. Un dividende insuffisant pour compenser psychologiquement chez les détenteurs d'actions la chute du cours de Bourse.

Publiée le 03 nov. 2009 par LARGERON Dominique. Mis à jour le 03 nov. 2009
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