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Merial (siège à Lyon) va fusionner avec la division santé animale de Merck pour former le n°1 mondial

Dominique Largeron

Merial, le n°3 mondial de la santé animale fusionne avec le n°2, Intervet-Schering pour constituer un nouveau leader avec 29 % d'un marché en forte croissance. Les deux entités connaissent de fortes synergies, mais on ignore encore l'impact sur l'emploi de la création de cette co-entreprise. Merial emploie 1 400 salariés dans le Rhône et l'Ain au sein de huit établissements.

Merial (siège à Lyon) va fusionner avec la division santé animale de Merck pour former le n°1 mondial

Merial, division santé animale du groupe français Sanofi-Aventis, n°3 mondial dont le siège est basé à Lyon, devrait fusionner avec Intervet-Shering, n°2 mondial son homologue de l'Américain Merck, dont le siège est, lui, situé aux Pays-Bas.

Dirigée par José Barella, Pdg, Merial emploie environ 5 700 personnes (dont 1 400 dans le Rhône et l'Ain, au sein de huit établissement différents) et est présent dans plus de 150 pays dans le monde. En 2008, son chiffre d'affaires a dépassé 2,6 milliards de dollars.

Avec des ventes de 2,74 milliards de dollars en 2009, Intervet-Schering Plough est n°2 du secteur. Intervet-Schering, basé à Boxmeer aux Pays-Bas, emploie environ 8 000 personnes.

La nouvelle co-entreprise, dont le chiffre d'affaires combiné atteint environ 5,3 milliards de dollars, soit 29 % du marché, devrait devenir le leader mondial du secteur, devant l'américain Fort Dodge, qui appartenait à Wyeth avant son rachat par son compatriote Pfizer (environ 20 % du marché).

Evoquant un "marché attractif qui devrait croître de 5 % en moyenne au cours des cinq prochaines années", le Pdg de Merck, Richard Clark, s'est réjoui de la création d'un "nouveau compétiteur global" sur ce marché, qui a représenté un chiffre d'affaires de 19 milliards de dollars en 2008.

L'opération va néanmoins demander du temps. Soumise à l'approbation des autorités de la concurrence, notamment aux Etats-Unis et en Europe, la finalisation de la transaction ne devrait pas intervenir avant neuf à douze mois.

Quel a été l'élément déclenchant de cette fusion annoncée ? En fait, Sanofi a décidé d'exercer l'option lui permettant de réunir sa division santé animale avec celle de l'américain Merck. En effet, depuis le 29 juillet et le rachat pour 4 milliards de dollars de la participation de Merck dans leur co-entreprise Merial, le groupe pharmaceutique français disposait d'une option lui permettant de réunir Merial avec Intervet-Schering Plough, la division santé animale née de la fusion entre Merck et Schering Plough.

Autre raison, stratégique, elle : Sanofi Aventis va perdre des revenus au cours des prochaines années à cause des génériques. La multinationale de la santé doit donc diversifier ses sources de profit afin d'être moins dépendant des médicaments humains.

L'opération, qui valorise Merial à 8 milliards de dollars et Intervet-Schering Ploug à 8,5 milliards, coûtera un milliard de dollars à Sanofi Aventis : 250 millions pour établir une co-entreprise à parité avec Merck, et 750 millions en vertu de l'accord de juillet 2009, précisent les deux sociétés. Il s'agira donc d'un joint-venture.

"Les deux groupes ont dans ce secteur une bonne complémentarité, et ont tous deux un important portefeuille de recherche et développement", assure de son côté, le directeur général de Sanofi-Aventis, Chris Viehbacher. Les synergies sont évidentes : Merial est plus spécialisée dans les animaux domestiques et est très présent aux Etats-Unis, Intervet-Shering a axé son développement sur les animaux d'élevage et l'Europe.

Reste à savoir si cette fusion aura des conséquences sur l'emploi, sachant que 1 400 des 1 800 salariés français de Merial sont employés dans la région lyonnaise, les 400 autres étant basés à Toulouse : pour l'heure, les deux groupes ne donnent aucune précision à cet égard.

Seule certitude : des cessions seront nécessaires pour obtenir l'aval des Autorités de la concurrence. "Il faudra probablement céder des actifs, mais dans un nombre restreint de secteurs" minimise Chris Viehbacher, directeur général de Sanofi-Aventis. A suivre...

Publiée le 15 mars 2010 par LARGERON Dominique. Mis à jour le 04 mai 2010
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