Le Cetiat vire au vert

Dominique Largeron

Basé à Villeurbanne, le Centre technique des industries aérauliques et thermiques se trouve, outre ses activités traditionnelles, devant le vaste champs de l'éco-conception et du bilan énergétique des entreprises (50 réalisés l'année dernière). Un domaine destiné à prendre de l'ampleur.

 Le Cetiat vire au vert

L'activité du Cetiat est évidemment impactée par les conséquences du Grenelle de l'environnement : éco-conception, performance énergétique , énergies renouvelables constituent un champs de plus en plus vaste auquel il est bien décidé à s'atteler.
Le Cetiat  ? Derrière cet acronyme se trouve le Centre technique des industries aérauliques et thermiques, créé en 1960. Ce Centre technique, entreprise de droit privé, implanté à Villeurbanne est un laboratoire d'études d'essais et d'étalonnage dans trois domaines principaux : le thermique, l'aéraulique et l'acoustique. Il bénéficie du statut de Centre technique industriel et constitue l'outil d'une profession : le génie climatique.

Robert Tétrel qui en assure depuis cinq ans la responsabilité a dû faire face au recul progressif de 18 % de ses revenus, via la suppression de la dotation budgétaire du ministère de l'industrie. Il a réussi à rééquilibrer le budget (12 millions d'euros en 2008, en hausse de 6,2 %), tout en accroissant ses compétences et son personnel pour faire face aux besoins.
Désormais le Cetiat, rassemble 140 personnes, pour l'essentiel, ingénieurs, docteurs en physique ou des techniciens supérieurs qui travaillent pour les 337 entreprises membres, mais aussi les 2 500 entreprises clientes, reflets de tous les secteurs des entreprises française.

« Nous nous lançons dans les bilans énergétiques des entreprises qui constituent pour nous une nouvelle frontière », explique, ravi, Robert Tétrel, directeur général. Une cinquantaine de bilans énergétiques d'entreprises ont déjà été effectué dont le résultat peut parfois peuvent laisser pantois. « Les potentiels d'économie de CO2 que nous avons pu constater sont très variables. Ils peuvent évoluer de 10, 20, 30, voire même 70 % », poursuit-il. Et d'ajouter :  « Nous avons pu constater des systèmes de production dans lesquels on ne retrouve l'énergie pour fabriquer le produit qu'à hauteur de 3 % ! Pour les entreprises, le critère énergétique n'est pas encore le premier paramètre qui est pris en compte car l'énergie est encore très bon marché. »

Il est évident qu'avec le projet de taxe carbone, les choses pourraient changer rapidement. Mais sans attendre d'être contraintes un jour proche, les entreprises s'intéressent tout de même de plus en plus  à leur bilan énergétique. « Le fait de pouvoir dire qu'elles sont vertes, constitue désormais pour les entreprises un argument commercial de poids », précise le directeur général.
Bref, le potentiel en la matière est immense.

Ce qui explique la volonté du Cetiat de mettre en place des outils et des compétences visant à améliorer la performance de ces nouvelles énergies. Comme ce nouveau laboratoire consacré au systèmes solaires thermiques, la plateforme Belenos, qui sera prochainement inaugurée à Nîmes et réalisée en partenariat avec le LNE (Laboratoire National d'Essai).
Ce programme a coûté de 2,2 millions d'euros. Son équipement lui permettra de  tester simultanément huit chauffe eau solaires individuels (Cesi) et de participer à un programme de certification des performances énergétique des systèmes solaires thermiques.
Un nouveau laboratoire qui illustre le poids grandissant du développement durable dans l'activité du Cetiat.

Publiée le 16 juin 2009 par LARGERON Dominique. Mis à jour le 16 juin 2009
Figure dans les rubriques
L'article du jour
News


HAUT