Rhône-Alpes : recul surprise du chômage en juillet

Alors qu'au plan national, le chômage a gagné  0,4 % en juillet, il a reculé de 1,9 % dans les huit départements de la région Rhône-Alpes, selon les données statistiques de Pôle Emploi. Il reste que sur un an, le nombre de demandeurs d'emploi rhônalpin augmente fortement : de près d'un tiers !

 Rhône-Alpes : recul surprise du chômage en juillet

La bonne surprise de rentrée : le nombre de chômeurs inscrits à Pôle Emploi à fin juillet en Rhône-Alpes s'établit à 238 454, soit 4 586 demandeurs d'emploi en moins, ce qui représente un recul de 1,9 %. Tous les départements bénéficient de ce recul, sauf la Savoie où le nombre de demandeurs d'emploi reste stable : - 1,7 % pour le Rhône, - 0,5 % dans la Loire et – 1,9 % en Isère.
Une bonne nouvelle qu'il faut immédiatement tempérer : la hausse sur un an reste très importante : 32,1 %. Il s'agit, comme pour les statistiques nationales des chômeurs dit « de catégorie A » (*). Si l'on prend toutes les catégories de chômeurs (A, B et C), on se retrouve face à une hausse de 0,6 % à 337 124 inscrits, avec une hausse sur un an de 25,7 % ( 2 031 chômeurs).
Dans les deux cas, ces chiffres illustrent pour l'heure un ralentissement sensible de la croissance du nombre de demandeurs d'emploi  par rapport à la forte hémorragie du début d'année.
Si amélioration il y a, la situation est loin d'être revenue à celle prévalant avant la crise. Les inscription à Pôle Emploi liées à un licenciement économique se maintiennent à un rythme élevé ( 128,6 %). Les fins de contrats à durée déterminée (CDD) sont en hausse de 20 % et les premières entrées à Pôle Emploi culminent à 33,1 %.
Les sorties de chômeurs de Pôle Emploi car ayant réussi à trouver un travail reculent de 1,9 %.
Enfin, les offres collectées par Pôle Emploi restent en forte baisse : - 27,5 % sur un an. Cette baisse concerne aussi bien les offres d'emploi durable (plus de six mois : - 25,3 %) que les offres de travail temporaire (- 16 %)
Rien de bien réjouissant donc, ces chiffres corrigés des variations saisonnières, ne constituent sans doute qu'une courte accalmie dans une situation de l'emploi dont la dégradation devrait persister. Même si le rythme n'est plus aussi affolant qu'en début de crise.

(*) Les chômeurs de catégorie A, habituellement les seuls à être pris en compte sont inscrits à Pôle Emploi et sont tenus d'effectuer des actes positifs de recherche d'emploi.
Egalement tenus d'effectuer des actes positifs de recherche d'emploi, les chômeurs de catégorie B exercent une activité réduite courte de moins de 78 h au cours du mois, ou longue, de plus de 78 h au cours du mois (catégorie C).

Publié le  08 sept. 2009 par Dominique Largeron. Dernière mise à jour le  08 sept. 2009 
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