Toute l’actualité Lyon Entreprises

Depuis sept mois, celui qui a succédé à Stéphanie Paix, Alain Denizot, président du directoire de la Caisse d’Epargne avait d’abord placé ses pas dans ceux de sa prédécesseure.

Il est vrai que cette dernière qui occupe désormais un poste important au siège de la BPCE à Paris a, en sept ans, fortement marqué de son empreinte la Caisse d’Epargne Rhône-Alpes : l’achat et l‘installation du siège de la banque au sein de la Tour Incity, la plus haute de Lyon, c’est elle ; la Banque du Léman à Genève aussi ; de même que l’incubateur à start-up maison, le B612, clin d’œil au Petit Prince de Saint-Exupéry

Toutes décisions ont fortement changé l’image d’une des rares banques de la place alors dirigée par une femme.

Quittant son image un peu vieillotte, la Caisse d’Epargne Rhône-Alpes entend de plus en plus être la banque des entreprises.

Ainsi, l’une des premières grandes décisions du nouveau patron de la CERA, depuis son arrivée, a été d’acter, la semaine dernière, la création d’un nouveau pôle « , la Banque des dirigeants » qui veut s’inviter à l’instar d’un certain nombre de ses confrères dans le business de la gestion du patrimoine des entrepreneurs.

Une manière aussi de flécher un peu plus la Caisse d’Epargne Rhône-Alpes comme étant aussi la banque des entreprises, l’un des principaux objectifs stratégiques poursuivis par Alain Denizot…

Comment la Caisse d’Epargne Rhône-Alpes accompagne-t-elle les entreprises ?

« La Caisse d’Epargne est une banque qui a longtemps été installée dans le marché des entreprises. Nous avons souhaité qu’elle tourne surtout autour du dirigeant afin de l’aider dans sa gestion au quotidien, dans ses financements, dans ses équipements, etc. Pour nous, le chef d’entreprise est un individu qu’il s’agisse d’une femme ou d’un homme qui peut avoir des enjeux patrimoniaux. Nous avons donc créé une banque spécialement pour les dirigeants afin de l’aider dans ses enjeux patrimoniaux et également dans la transmission de l’entreprise. »

Parlez-nous de votre incubateur, quelles sont ses avancées ?

« Notre incubateur se porte bien, il entre actuellement dans la troisième phase de son développement. La première phase était de l’installer à Lyon, ensuite nous voulions qu’il entre dans l’écosystème économique de la ville et de la région. Un incubateur a également été installé à Grenoble. En ce moment la phase de développement de l’incubateur lyonnais consiste à le renforcer et d’aider la cinquantaine de start-ups que nous accompagnons de manière plus proche. »   

Vous avez ouvert une banque en…Suisse, la Banque du Léman. Un succès ?

« Oui en effet, c’est un succès, quand on connait la difficulté d’ouvrir des banques en Suisse on peut estimer que la Banque du Léman à Genève est une réussite. Nous avons atteint l’équilibre économique en 2018, il ne reste plus qu’à continuer (rires). Les choses ne s’arrêtent pas là, il faut que notre banque trouve son rythme de croisière, qu’elle grandisse et qu’elle devienne plus influente. »

D’autres extension, en Suisse, au programme ?

« Nous ne voulons pas nous précipiter. Nous avons pu ouvrir une autre agence à Lausanne, pour l’instant nous voulons développer ces banques sans s’attaquer immédiatement à d’autres villes. »