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Les ventes de logements plongent dans la Métropole Lyonnaise

Les chiffres concernant l’immobilier lyonnais pour l’année 2018 viennent de tomber et ils ne sont guère réjouissants… Entre 2017 et 2018, on constate à l’échelle de la Métropole une baisse de 14 % de ventes de logements en collectif, et une baisse de 20 % de l’offre disponible de logements. Les professionnels du secteur comptent sur l’approbation du PLU-H en juin prochain pour apporter un regain de dynamisme à un marché en net recul.

 

Prix du m² à la fin 2018 : 6 284 € dans le 4ème, 4 403 € dans la Métropole 

Source : Cecimobs

Au Sein de la Ville de Lyon, le prix moyen du m² s’établit en décembre 2 018 à 5 214 euros. La palme de l’arrondissement le moins cher revient au 9ème : 4 087 €. A l’inverse, c’est dans le 4ème où le prix du m² est le plus élevé : 6 284 € !

Au sein de la Métropole de Lyon, le prix moyen du m² s’établit à 4 403 € en décembre 2018. Il n’était que de 4031 € en janvier 2016…

Enfin, le prix moyen du m² hors Métropole s’établit à 3 327 €, avec un prix le plus bas relevé dan la zone de Givors-Grigny à 2 315 €.

– 14 % de ventes de logements en collectif entre 2017 et 2018

Source : Cecimobs

Les ventes de logements en collectif (hors ventes en bloc) au sein de la Métropole de Lyon – territoire d’1,3 million de personnes – représentent en 2018, 4087 réservations. Cela constitue une baisse assez marquée, de l’ordre de 14 %, par rapport à fin décembre 2017.

Cette tendance n’est pas uniforme sur tout le territoire de la Métropole. On observe par exemple un transfert de réservations de Lyon vers Villeurbanne.

Cette tendance baissière est néanmoins « freinée » par la présence d’une base solide d’acquéreurs occupants qui représentent plus de la moitié des réservations faites sur le secteur marchand.

La baisse des ventes de logements en collectif est particulièrement marquée en ce qui concerne les investisseurs privés (- 24 % par rapport à fin 2017.) Cette baisse peut s’expliquer d’une part par l’instauration récente par l’exécutif du fameux Impôt sur la Fortune Immobilière (remplaçant l’Impôt Sur la Fortune) et d’autre part par l’absence d’assurances concernant le prélèvement à la source.

Les ventes en bloc quant à elles, qui relèvent principalement de ventes aux bailleurs de logements sociaux, suivent la même évolution baissière, à savoir – 39 % par rapport à fin 2017.

Seule éclaircie au tableau, la forte augmentation des réservations constatée en résidences gérées. Elle permet de limiter la baisse notable des réservations sur l’ensemble des produits immobiliers.

En ce qui concerne les ventes hors Métropole, la tendance baissière est du même ordre…

– 20 % d’offre disponible de logements entre 2017 et 2018

Source : Cecimobs

La baisse de l’offre disponible, amorcée en 2015, se poursuit. Entre 2017 et 2018, elle est marquée : – 20 % ! Sur le territoire de la Métropole, la durée prospective d’écoulement de l’offre disponible est de 9 mois avec exactement 3182 logements à la vente.

La demande est aujourd’hui bien supérieure à l’offre existante (3324 nouveaux logements mis à la vente contre 4518 en 2017 !) Alors, comment expliquer cette baisse de l’offre ?

Plusieurs facteurs expliquant cette situation reviennent souvent : la difficulté de plus en plus grande d’acquérir des terrains constructible ; l’allongement des délais de pré-instruction en ce qui concerne les autorisations de construire ; la difficulté d’obtention des permis de construire ; et enfin, la multiplicité des recours dont certains sont jugés abusifs par la profession

Le PLU-H de juin prochain pour redynamiser du marché ?

Le premier mois de l’année 2019 confirme la tendance depuis un an : on assiste à une baisse des réservations, à une baisse des mises en vente et à une baisse de l’offre disponible.

Deux paramètres importants seront à surveiller dans les mois qui viennent. Il y a d’abord le renouvellement de l’offre. Il  faudra l’observer de près pour répondre à la demande des acquéreurs et enrayer la hausse des prix qui devrait se poursuivre…

Et enfin, la mise en œuvre du PLU-H qui, espèrent les professionnels devrait relancer le marché. A moins que le mal ne soit plus profond car la situation rencontrée à Lyon est aussi nationale…