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La sclérose en plaques (SEP) est une maladie neurologique auto-immune chronique du système nerveux central. Elle est multifactorielle et ses manifestations cliniques sont liées à une démyélinisation des fibres nerveuses du système nerveux central (cerveau, moelle épinière et nerf optique).

Les causes de la sclérose en plaques sont imparfaitement connues. Elles associent des facteurs génétiques (la famille d’un malade a plus de risque d’être touchée que la population générale), des facteurs environnementaux (les pays tempérés sont beaucoup plus touchés que les pays tropicaux, quelle que soit l’origine ethnique) et un facteur déclenchant de la maladie (probablement infectieux, par hypersensibilité et naissance d’une réponse auto-immune après une infection banale). À ce titre, on retrouve chez les patients atteints de SEP un taux très élevé d’anticorps dirigés contre certains virus (en particulier la rougeole et le virus Epstein-Barr).

Des troubles psychiques, avec une modification du comportement sous forme de dysthymie (trouble de l’humeur) plus ou moins marquée, sont fréquents. Son origine, bien qu’assez rare, peut être consécutive à des lésions cérébrales liées à la SEP affectant les zones du système limbique (structure subcorticale située autour du thalamus). Cependant, dans les faits, ces troubles sont la plupart du temps associés à un état d’anxiété sous-jacent engendré par l’incertitude de la maladie. Cet état d’anxiété chronique exacerbe les traits caractériels extrêmes. Il est par conséquent courant d’avoir affaire à des sujets irritables, de mauvaise humeur, voire agressifs. De même, une dépression est décrite dans près de la moitié des cas.

(Source Wokipedia)