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Bonne pioche pour le “mercato” hivernal de la gastronomie lyonnaise. En provenance de Saint-Just-Saint-Rambert, Christophe Roure brillera bientôt dans la constellation des étoilés lyonnais. Premier rendez-vous de chantier avec le double macaron de la Loire.

Welcome to Lyon !

Révélé sur les terres froides de Saint-Just-Saint-Rambert, au nord-ouest de l’agglomération stéphanoise, Christophe Roure s’apprête à quitter son repère gastronomique de la Loire pour venir enrichir la collection des macarons lyonnais. Auréolé de ses deux étoiles, le chef pontrambertois a paraphé le 13 janvier dernier l’acte d’achat du Charolais, restaurant bien connu des carnivores situé à l’angle des rues Cuvier et professeur Weill.

Je viens à Lyon d’abord pour des raisons économiques, confie la future star des Brotteaux, membre des Toques Blanches Lyonnaises. Depuis 2012, notre chiffre d’affaires avait tendance à baisser alors que notre réputation n’a jamais été aussi haute. En fait, nous affichons complets le week-end, mais il nous manque du monde en semaine, en particulier les entreprises“.

Un clientèle business plus opulente dans la capitale des Gaules

 En s’installant à Lyon, Christophe Roure espère ainsi franchir un nouveau palier, à la fois en termes de notoriété et de niveau d’activité, grâce à la manne d’une clientèle “business” beaucoup plus opulente dans la capitale des Gaules.

Dans cette optique, le Meilleur Ouvrier de France 2007 envisage de proposer un menu “affaires” à 40 euros le midi, ainsi que deux menus plus onéreux le soir, dont un menu dégustation autour de 145 euros.

 Dans son futur établissement du sixième arrondissement, les travaux de démolition ont débuté fin janvier. Ils devraient s’achever fin avril, après réagencement complet des lieux, pour une ouverture escomptée durant la première quinzaine de mai. A terme, le restaurant de Christophe Roure, d’une surface totale de 190 mètres carrés de plain-pied (plus 70 mètres carrés de caves), disposera d’une quarantaine de couverts dans un décor signé Alain et Dominique Vavro.

 Un investissement d’un million d’euros

Une référence à Lyon. “L’investissement global est de l’ordre de 1 millions d’euros“, confie l’heureux propriétaire, qui servira son dernier service à Saint-Just-Saint-Rambert le 22 mars prochain. “Je viens à Lyon avec d’abord l’ambition de conserver le même niveau de qualité. Je me donne six mois pour m’acclimater, me faire une nouvelle clientèle, trouver de nouveaux fournisseurs. Il sera temps, ensuite, de songer à décrocher la troisième étoile, même si je n’en fais pas une fixation“, conclut l’ancien protégé de Paul Bocuse, Régis Marcon et Pierre Gagnaire.

Assurément une bonne recrue pour la gastronomie lyonnaise…