Les temps sont en train de devenir difficiles pour les
employeurs. Le départ des baby-boomers raréfie les ressources et arrivent sur
le marché du travail des jeunes qui ont fait leurs études en voyant leur
entourage familial souffrir des plan sociaux et autres
« reengineering » des vingt dernières années.
Ajoutez à cela que cette nouvelle génération de salariés a passé sa jeunesse
une télécommande à la main à zapper d'une chaîne à l'autre et n'a manqué de
rien, ou pas grand-chose, en matière de consommation. Vous concevrez aisément
que la fidélité à l'entreprise ne sera pas leur caractéristique principale.
Que peut faire un DRH face à cette situation ?
La réponse est finalement simple : se comporter face aux futurs salariés
comme son collègue du marketing face à ses clients potentiels. C'est ainsi
qu'est apparu ces dernières années le concept de marque d'employeur. Des
agences de communication se sont créées pour traduire les promesses de
l'employeur en campagnes de recrutement destinées à faire rêver les candidats.
Les résultats seront les mêmes que pour les consommateurs. Les futurs recrutés
pourront se sentir floués par les promesses de ces campagnes et être déçus de
leur nouveau poste comme on l'est de son dernier séjour de vacances.
Ils arboreront les marques d'employeurs sur leur CV comme les griffes de luxe
sur leurs vêtements. Ils « passeront » donc dans une entreprise
« de marque » uniquement dans le but de renforcer leur identité
professionnelle (« personnal branding »).
Bienvenue aux responsables RH dans l'univers merveilleux mais impitoyable du
marketing et ... bon courage !