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Dix-sept concerts au programme : « Chosta » va embraser l'Auditorium à Lyon
Dominique Largeron« Chosta », entendez, bien sûr Chostakovitch. Le célèbre compositeur russe sert de fil rouge, de mars à juin 2012, à l'Auditorium à Lyon : près de dix-sept concerts, de la musique de chambre à l'éblouissante fresque du cuirassé Potemkine, les mélomanes vont pouvoir renouer avec l'un des plus marquants compositeurs du 20ème siècle.

Chaque année depuis trois ans, un fil rouge décliné sous la forme d’un parcours consacré à un compositeur émaille l’ensemble de la saison. Après Igor Stravinsky et Richard Strauss, le parcours 2011/12 est consacré à Dmitri Chostakovitch.
Ce panorama débuté en septembre 2011 a déjà permis d’entendre la Symphonie n° 11 par l’ONL dirigé par Dimitri Kitaienko (29/09 et 1er/10) et le Concerto n° 1 pour violon par Vadim Gluzman et l’Orchestre du Capitole de Toulouse dirigé par Tugan Sokhiev(le 25 octobre).
L’Orchestre national de Lyon poursuit cette fresque à partir du mois de mars 2012, avec dix-sept concerts et quelques invités de prestige tels qu’Olga Kern (Concerto pour piano n°1) ou Sol Gabetta (Concerto pour violoncelle n°1).
L’Auditorium de Lyon accueillera l’Orchestre du Théâtre Mariinski et Valeri Guerguiev pour interpréter la Symphonie n°12 de Chostakovitch. Le public lyonnais retrouvera également Le Cuirassé Potemkine en ciné-concert symphonique avec la musique originale de Chostakovitch.
S’il fallait résumer le cinéma russe à une scène, ce serait celle-là : le massacre sur l’escalier monumental d’Odessa, dans Le Cuirassé Potemkine d’Eisenstein, cette mère bravant l’armée avec son enfant mort dans les bras, ce landau dévalant les marches…
Les émeutes de 1905, prémices sanglants à la révolution de 1917, personne ne les a mieux mises en images qu’Eisenstein ; mais, en musique, c’est Chostakovitch qui s’est montré le chantre infatigable des bouleversements de l’histoire russe, jonglant avec la censure stalinienne pour dire les souffrances d’un peuple sans risquer le goulag.
Sa Symphonie « 1905 », que l’ONL a jouée en début de saison sous la baguette de Dmitri Kitaïenko, alimente largement la partition composée pour le film muet d’Eisenstein et démultiplie sa grandeur épique et tragique.
Autre monument, la Huitième Symphonie fut composée en 1943, au sortir de la bataille de Stalingrad, et porte officieusement en sous-titre le nom de la ville martyre. Josep Pons et l’Orchestre national de Lyon la donneront les 29 et 31 mars.
Le fil rouge consacré cette saison au compositeur russe s’incarne encore, ce trimestre, dans deux rendez-vous majeurs : la venue de la pianiste Olga Kern, dans le Premier Concerto sous la baguette de Leonard Slatkin (8 et 10 mars, avec la Sinfonia « Eroica » de Beethoven) et en trio avec les solistes de l’ONL (11 mars), et la venue de l’Orchestre du Théâtre Mariinski de Saint-Pétersbourg et de son flamboyant directeur musical, Valeri Guerguiev.
Photo Franck Fleury : La pianiste Olga Kern sera la soliste du premier Concerto sous la baguette de Léonard Slatkin.
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