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Export, bio, œnotourisme : la route des vins tracée pour les quatre années à venir

Dominique Largeron

Rhône-Alpes n'est ni la Bourgogne ni l'Aquitaine, mais ses 53 000 ha vignes dispersés en 43 AOC font d'elle la quatrième région viticole de France. Elle représente les vingt pour cent les plus dynamiques de l'agriculture régionale. Ceci explique que cette filière est accompagnée de très près par la région Rhône-Alpes qui vient de signer avec les professionnels un contrat d'objectif de 1,7 million d'euros sur quatre ans. Les trois principaux objectifs visés : l'exportation en direction des pays émergents, le développement des vins bio et l'œnotourisme...

Export, bio, œnotourisme : la route des vins tracée pour les quatre années à venir

Beaujolais, Côtes-du-Rhône, vins du Bugey, de Savoie d'Ardèche, etc. Dispersée en 42 AOC et 14 vins de pays, la viticulture rhônalpine n'a pas, comme le Bordelais ou la Bourgogne un vignoble d'un seul tenant. Ce qui en diminue la visibilité. Il n'en reste pas moins que la filière viticole régionale s'affiche comme la quatrième française, avec ses 54 000 ha de vignes, ses 11 500 caves particulières, ses 61 caves coopératives et ses 373 millions d'euros de chiffre d'affaires.

Mieux encore : elle pèse vingt pour cent de l'ensemble de l'agriculture régionale. Les vingt pour cent les plus dynamiques, notamment à l'export.

Mais on le voit notamment avec le Beaujolais qui peine à sortir de la crise, la filière qui semble redémarrer reste fragile. « Les trois années 2008, 2009 et 2010 ont été celles de la double peine. Non seulement, les rendements avaient baissé, mais les prix aussi ! », explique l'Ardéchois Jean-Luc Flaugère, le représentant de la filière à travers le CPVVRA (*). Il ajoute « La situation s'arrange : l'année 2011 a donné des volumes normaux, avec des raisins de belle qualité, et de plus, les cours ont gagné de 2 à 5 %, selon les appellations ».

C'est dans ce cadre, permettant aux viticulteurs de retrouver l'optimisme que la filière vient de signer avec le Conseil régional, un contrat d'objectif visant à accompagner la filière viticole. Un contrat d'une durée de quatre ans, doté de 1,7 millions d'euros. En fait, à l'arrivée une somme nettement plus importante car abondée par d'autres organismes, tels que la Chambre régionale d'agriculture ou R3AP.

Signé jeudi 29 mars par Jean-Jack Queyranne, le président de la région, en compagnie de Gérard Seigle-Vatte, le président de la Chambre régionale d'agriculture ce contrat, le deuxième du nom, fixe un certain nombre d'objectifs.

Le premier d'entre eux concerne l'exportation, notamment vers les pays émergents qui connaissent actuellement la plus grand appétence en matière de vin. En ligne de mire, « deux ou trois pays cibles de proche export et deux à trois pays cibles de grand export, des pays émergents comme la Chine.» Des missions se succéderont dans ces pays pour faire la promotion des vins rhônalpins, les viticulteurs bénéficieront d'aides pour développer leurs ventes à l'international.

« Face à des concurrents nombreux et très compétitifs, il nous faut pouvoir lutter à armes égales », lance Jean-Luc Flaugère.

Le développement de la viticulture bio consititue aussi un objectif prioritaire. Le bio en matière de vin recèle encore une mauvaise image. Peut-être méritée à une certaine époque, mais plus maintenant, le bio issu de raisins d'agriculture biologique a beaucoup gagné en qualité.

Mais encore faut-il le faire savoir. Tel est l'objet de ce programme qui vise à donner plus de visiblité au vin bio régional. Cela passe et passera par des guides, des salons spécialisés, la promotion auprès des trois cents magasins bio de Rhône-Alpes, mais aussi auprès de cavistes, de bars et via la création d'une route des vins bio.

Dans cet esprit, les professionnels se sont aussi rendu compte que l'œnotourisme bénéficiait aussi d'un grand potentiel. D'ores et déjà Rhône-Alpes pèse 17 % du tourisme œnologique de France.

Cette aide passera par trois appels à projets destinés à professionnaliser les structures, ainsi que la réalisation d'équipements, tels que sentiers, une signalétique, etc.

Pour Jean-Luc Flaugère, « Grâce à toutes ces actions, la région Rhône-Alpes pourrait bien être reconnue comme région viticole à part entière... »


Photo (DL) : Lors de la signature du contrat d'objectif, en présence de Gérard Seigle-Vatte, président de la Chambre régionale d'agriculture, de Jean-Luc Flaugère, président du CPVVRA et de Jean-jack Queyranne, président du Conseil régional..

(*) CPVVRA : Comité de pilotage vitivinicole Rhône-Alpes.

Publiée le 31 mars 2012 par LARGERON Dominique. Mis à jour le 02 avril 2012
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