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Pourquoi la colocation data center séduit-elle de plus en plus les entreprises ?

Maintenir une salle serveur en interne coûte cher, mobilise des profils techniques rares et vieillit vite. Ce n’est pas un hasard si l’externalisation des infrastructures représentait 45 % des parts du marché mondial de l’externalisation informatique en 2025, selon Mordor Intelligence. Pour beaucoup de DSI, la question n’est plus vraiment de savoir s’il faut externaliser, mais comment le faire sans perdre le contrôle sur ses équipements et ses données. La colocation data center répond précisément à cette équation : garder la main sur son matériel tout en s’appuyant sur des infrastructures qu’une entreprise seule ne pourrait pas se payer.

En quoi consiste la colocation data center ?

Concrètement, la colocation data center consiste à installer ses propres serveurs dans un data center exploité par un prestataire spécialisé. Les équipements restent la propriété de l’entreprise, et les équipes IT gardent la main dessus. Ce que le prestataire apporte, c’est tout ce qu’une entreprise ne peut pas facilement se payer seule : des alimentations électriques redondées, des systèmes de refroidissement dimensionnés pour tenir 24h/24, une connectivité multi-opérateurs et des contrôles d’accès physiques stricts.

Pour un DSI dont les applications critiques ne peuvent pas se permettre une heure d’interruption, ce niveau d’infrastructure change réellement la donne. Construire l’équivalent en interne coûterait plusieurs millions d’euros, sans garantir le même niveau de fiabilité. La colocation offre une troisième voie entre la salle serveur vieillissante et la migration cloud totale, souvent plus adaptée aux entreprises qui ont des contraintes de souveraineté des données ou des architectures hybrides à maintenir.

Quels avantages pour les entreprises ?

Le principal intérêt réside dans la qualité des infrastructures mises à disposition. Héberger ses serveurs dans un centre de données professionnel permet de bénéficier d’un niveau de sécurité difficilement atteignable dans des locaux classiques.

Les entreprises profitent également d’une meilleure continuité d’activité. En cas de panne électrique, d’incident réseau ou de défaillance matérielle, les mécanismes de redondance assurent le maintien des services. Cette résilience devient particulièrement importante pour les plateformes e-commerce, les applications métiers ou les environnements industriels connectés.

La dimension économique constitue également un argument de poids. Construire une salle informatique répondant aux standards actuels nécessite des investissements conséquents en équipements, maintenance et consommation énergétique. La mutualisation des infrastructures permet de limiter ces dépenses tout en bénéficiant d’un environnement technique optimisé.

La colocation est-elle adaptée à toutes les organisations ?

La solution s’adresse aussi bien aux PME qu’aux grandes entreprises. Au-delà de la taille, c’est surtout le profil IT qui détermine si la colocation fait sens : une entreprise qui tient à ses équipements, qui ne veut pas tout migrer vers le cloud mais qui n’a plus les ressources pour gérer une infrastructure en interne dans les règles de l’art.
Les secteurs soumis à des contraintes réglementaires fortes, santé, finance, industrie, se retrouvent souvent dans cette situation. Héberger ses données dans un data center certifié ISO 27001 ou HDS, c’est une réponse concrète aux exigences de conformité sans avoir à construire soi-même l’infrastructure qui va avec.
La question de la croissance se pose aussi différemment avec la colocation. Déployer de nouvelles capacités pour absorber un projet IA ou une hausse de trafic ne nécessite pas de revoir toute l’architecture. L’espace et la connectivité s’ajustent, le reste du système d’information reste en place.

Comment choisir son partenaire de colocation ?

Choisir un prestataire de colocation, c’est d’abord choisir une localisation. Un data center à 30 km change concrètement la latence, la facilité d’intervention sur site et la capacité à rester dans un périmètre de souveraineté maîtrisé. La disponibilité garantie, les certifications obtenues et les performances réseau complètent cette évaluation, mais le maillage géographique reste souvent le premier filtre.
La question de l’évolutivité suit naturellement. Une infrastructure qui ne peut pas accompagner une hausse de charge ou l’intégration de nouveaux équipements dans les 18 prochains mois n’est pas vraiment une solution à long terme.
Dans la région lyonnaise, UltraEdge a investi 15 millions d’euros à Vénissieux pour moderniser ses infrastructures de refroidissement et porter la capacité IT du site à 6,4 MW, selon Lyon Capitale. Pour les entreprises qui cherchent à évaluer ce que la colocation data center peut leur apporter concrètement, ce type d’investissement de proximité illustre bien ce que recouvre le critère de maillage géographique dans le choix d’un prestataire.