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Agicap accélère avec l’IA et vise le marché américain

À l’occasion de ses 10 ans, la scale-up lyonnaise Agicap enchaîne les annonces structurantes. Intelligence artificielle intégrée, implantation aux États-Unis et positionnement sur la facturation électronique : l’entreprise change de dimension et ambitionne de s’imposer comme une plateforme centrale pour les directions financières.

Une croissance qui s’appuie sur un changement d’usage

Avec plus de 8 000 entreprises clientes en Europe et aux États-Unis, Agicap confirme la traction de son modèle. Son positionnement repose sur un constat simple : la trésorerie reste encore mal pilotée dans de nombreuses PME et ETI, souvent fragmentée et peu exploitée stratégiquement.

« Dès que les entreprises disposent d’une vision claire et consolidée de leur cash, la nature des décisions change complètement », explique Sébastien Beyet, cofondateur et CEO d’Agicap.

La plateforme lyonnaise cherche précisément à répondre à cet enjeu en centralisant l’ensemble des flux financiers dans un outil unique, du suivi de trésorerie aux paiements en passant par le recouvrement et le financement.

Facturation électronique : un levier plus qu’une contrainte

Agicap franchit une étape clé avec l’obtention de son statut de plateforme agréée dans le cadre de la réforme de la facturation électronique. Un positionnement stratégique à l’approche de l’obligation progressive pour les entreprises françaises.

Mais l’enjeu dépasse la conformité. L’entreprise mise sur l’exploitation des données de facturation pour affiner les prévisions de trésorerie et améliorer le pilotage du cash en temps réel. Une approche qui transforme une contrainte réglementaire en outil de performance financière.

L’IA pour automatiser sans déposséder les directions financières

L’intelligence artificielle est désormais intégrée au cœur de la plateforme. Objectif : automatiser les tâches chronophages comme le rapprochement bancaire ou la catégorisation des flux, tout en améliorant la fiabilité des prévisions.

« L’IA est un levier pour gagner du temps et améliorer la qualité des analyses, mais la responsabilité finale doit rester entre les mains des directions financières », souligne Lucas Bertola, cofondateur et CTO.

Ce positionnement traduit une tendance de fond dans la fintech B2B : des outils qui augmentent les équipes plutôt qu’ils ne les remplacent.

Cap sur les États-Unis

Avec l’ouverture d’un bureau à Austin, Agicap teste la solidité de son modèle sur le premier marché mondial du SaaS. Une étape structurante pour une entreprise européenne qui vise désormais une expansion internationale.

« S’implanter aux États-Unis, c’est la preuve que l’on peut construire un acteur technologique européen capable de se développer à l’international », affirme Sébastien Beyet.

Un marché en pleine recomposition

Pour les dirigeants, la trajectoire d’Agicap illustre une évolution rapide des outils financiers. La gestion de trésorerie ne se limite plus à un suivi opérationnel, elle devient un levier stratégique de pilotage.

Entre réglementation, digitalisation et montée en puissance de l’IA, les solutions capables d’unifier les données financières et d’en tirer des insights en temps réel prennent une place centrale dans les entreprises.

Dans ce contexte, Agicap cherche à s’imposer non plus comme un outil, mais comme une infrastructure clé du pilotage financier des PME et ETI.