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Le réseau de mandataires immobiliers Capifrance annonce le recrutement de 70 conseillers à Lyon et en région Auvergne-Rhône-Alpes en 2026. Une offensive qui s’inscrit dans un contexte de transformation du marché immobilier, où les réseaux sans agences physiques cherchent à renforcer leur présence locale tout en capitalisant sur des profils en reconversion.

Un renforcement du maillage territorial dans un marché sous tension

Avec ce plan de recrutement, Capifrance entend densifier sa présence dans une région stratégique, à la fois urbaine et fortement industrialisée. L’objectif est d’améliorer la couverture locale, dans un marché où la proximité reste un facteur clé, notamment pour accompagner vendeurs et acquéreurs dans un environnement devenu plus complexe.

« Renforcer notre maillage territorial, c’est permettre à chaque vendeur et acquéreur de bénéficier d’un accompagnement de proximité », explique Philippe Buyens, directeur général de Capifrance.

Une stratégie qui répond à une réalité du terrain : malgré la digitalisation des parcours, la relation humaine reste déterminante dans la transaction immobilière.

Cette logique d’expansion intervient après une année 2025 dynamique pour le groupe, avec 11 000 transactions réalisées et un chiffre d’affaires de 100 millions d’euros, signe que le modèle continue de trouver son public.

La reconversion, moteur de croissance du modèle

Le recrutement annoncé repose en grande partie sur des profils en reconversion. En 2025, près de 70 % des nouveaux conseillers provenaient d’autres secteurs d’activité. Un ratio que Capifrance souhaite maintenir en 2026.

Cette tendance reflète une évolution plus large du marché du travail. Le métier de conseiller immobilier indépendant attire des actifs en quête de flexibilité, d’autonomie et d’un modèle entrepreneurial. L’absence de barrière à l’entrée en termes de diplôme contribue également à élargir le vivier de candidats.

Pour autant, le groupe insiste sur la réalité du métier. « La reconversion ne doit pas être perçue comme une opportunité facile ou improvisée », prévient Philippe Buyens, évoquant un métier qui « demande rigueur, méthode et engagement ».eco

Des réseaux immobiliers en mutation structurelle

Au-delà du seul cas Capifrance, cette campagne de recrutement illustre la transformation du secteur. Les réseaux de mandataires, qui reposent sur des indépendants appuyés par des outils digitaux, continuent de gagner du terrain face aux agences traditionnelles.

Le modèle séduit autant les professionnels déjà en place que les nouveaux entrants, notamment grâce à la possibilité d’exercer sur plusieurs segments de marché et à une organisation plus souple. Dans un contexte immobilier marqué par une baisse des volumes et une pression accrue sur les marges, ces structures cherchent à s’adapter en misant sur l’agilité et la couverture territoriale.

Pour les dirigeants du secteur, le message est clair : la bataille ne se joue plus uniquement sur les biens ou les prix, mais sur la capacité à recruter, former et fidéliser des conseillers capables de s’implanter localement et de générer de l’activité dans un marché devenu plus exigeant.