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À l’occasion de son cinquantième anniversaire, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes a présenté son projet associatif 2026-2031. Au-delà de sa mission historique de surveillance de la qualité de l’air, l’organisme entend renforcer son expertise sur les polluants émergents, les enjeux de santé environnementale et les conséquences du changement climatique. Une évolution qui reflète l’importance croissante de la qualité de l’air dans les politiques publiques, l’aménagement des territoires et les stratégies des entreprises.

La qualité de l’air, un enjeu qui dépasse désormais la seule pollution

Depuis sa création en 1976, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes a accompagné la transformation d’un sujet longtemps considéré comme technique en un enjeu majeur de santé publique et de transition écologique. Les réseaux de mesure se sont densifiés, les outils d’analyse se sont perfectionnés et la surveillance s’est progressivement élargie à de nouveaux domaines.

Aujourd’hui, la qualité de l’air ne concerne plus uniquement les émissions industrielles ou les épisodes de pollution. Elle intervient dans les politiques de mobilité, les stratégies énergétiques, les projets d’urbanisme ou encore les démarches de décarbonation des activités économiques. Pour les territoires, elle devient un facteur d’attractivité et de qualité de vie.

Cette évolution s’inscrit dans un contexte où la pollution atmosphérique demeure un enjeu sanitaire majeur. Selon les données rappelées par Atmo, elle reste associée à près de 40 000 décès prématurés chaque année en France et représente un coût économique estimé à plus de 143 milliards d’euros par an.

PFAS, qualité de l’air intérieur et pollens au cœur des nouveaux défis

Le projet associatif 2026-2031 met en avant plusieurs sujets qui prennent une place croissante dans les préoccupations des acteurs publics et privés. Parmi eux figurent les PFAS, les pesticides présents dans l’air, les particules ultrafines ou encore la qualité de l’air intérieur.

Les pollens constituent également un enjeu de santé environnementale de plus en plus visible. Selon une enquête Ipsos réalisée pour Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, une personne sur deux se déclare concernée par les allergies polliniques. L’allongement des saisons de pollinisation et les effets du changement climatique renforcent cette problématique dans de nombreux territoires.

L’organisme souhaite également poursuivre ses travaux sur les liens entre qualité de l’air et santé humaine, tout en développant de nouveaux partenariats avec les acteurs médicaux et sanitaires.

Une adaptation aux nouvelles exigences réglementaires et climatiques

La nouvelle directive européenne sur la qualité de l’air, adoptée fin 2024, constitue l’un des principaux moteurs de cette évolution. Elle prévoit un rapprochement progressif des seuils réglementaires avec les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé et fixe des objectifs plus ambitieux à l’horizon 2030.

Face à ces nouvelles exigences, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes a défini cinq axes prioritaires : adapter son expertise aux besoins des partenaires publics et privés, renforcer la surveillance des pollutions émergentes, accompagner davantage les transitions territoriales, approfondir les liens entre air et santé et intégrer pleinement la qualité de l’air dans les stratégies liées au changement climatique.

Avec 90 collaborateurs, 271 membres et plus de 70 plans d’action territoriaux accompagnés ces dernières années, l’association ambitionne de renforcer son rôle d’outil d’aide à la décision pour les collectivités, les entreprises et les acteurs de santé confrontés à des enjeux environnementaux de plus en plus complexes.