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Gilles Courteix : « Il faut faire entendre la voix des entreprises »

Entre 2 300 et 2 400 participants, des dirigeants, des étudiants et une intervention d’un prix Nobel d’économie : Gilles Courteix dresse un bilan positif de La Rencontre des Entrepreneurs : Ça Match !. Mais derrière la réussite de l’événement, le représentant patronal décrit une situation économique beaucoup plus tendue pour les entreprises.

Interrogé par Lyon Entreprises à l’issue de l’événement, il évoque des carnets de commandes en baisse, des investissements ralentis, des recrutements freinés et des trésoreries sous tension.

Entre 2 300 et 2 400 participants à Ça Match !

Pour Gilles Courteix, cette nouvelle édition de Ça Match ! confirme l’intérêt des entrepreneurs pour les temps de rencontre et de réflexion économique. Selon son estimation, l’événement devrait avoir accueilli entre 2 300 et 2 400 participants.

Il souligne également la diversité du public, composé à la fois de chefs d’entreprise et de nombreux étudiants. Une combinaison qui permet, selon lui, de faire émerger une dynamique plus optimiste malgré le contexte économique.

« La conjoncture n’est pas bonne »

Sur le terrain économique, le constat dressé par Gilles Courteix est nettement plus préoccupant. Il fait état de carnets de commandes en recul, d’investissements quasiment à l’arrêt, de recrutements limités et de tensions sur les trésoreries.

Plus que le moral des entrepreneurs, il pointe surtout leur manque de visibilité sur les prochains mois. Une incertitude qui pèse directement sur les décisions d’investissement et de développement des entreprises.

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Construction, restauration, textile, automobile : des difficultés généralisées

Selon Gilles Courteix, le ralentissement ne se limite plus à quelques activités. Il cite notamment la construction et la promotion immobilière, la restauration, le textile, le commerce, l’automobile, les bureaux d’études et le conseil.

Cette situation nourrit, selon lui, une volonté croissante des chefs d’entreprise de faire entendre davantage leurs préoccupations dans le débat public.

« Il faut faire entendre la voix de l’entreprise, de l’économie. »

Gilles Courteix défend notamment une baisse du poids des charges et prélèvements sur le travail afin de redonner des marges de manœuvre aux entreprises et de soutenir la création de richesse.

Les entrepreneurs veulent peser davantage dans le débat économique

À l’approche des prochaines échéances nationales, Gilles Courteix estime que les représentants des entreprises ont vocation à intervenir davantage dans les discussions économiques, sans pour autant se positionner sur le terrain partisan.

Finances publiques, coût du travail, retraites, logement ou encore compétitivité : il appelle à confronter les propositions aux réalités économiques et aux capacités de financement du pays.

Son message à l’issue de Ça Match ! est ainsi double : malgré une forte mobilisation des entrepreneurs lors de l’événement, les signaux économiques restent dégradés et les entreprises réclament davantage de visibilité pour investir, recruter et se développer.