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Les réactions et les enjeux pour la ville de Lyon

Changer de poste sans forcément changer d’entreprise : c’est la tendance qui ressort du baromètre 2026 de l’évolution professionnelle réalisé par l’Ifop pour Avenir Actifs. En Auvergne-Rhône-Alpes, une large majorité des salariés interrogés envisage une évolution, mais privilégie la continuité de son secteur et, souvent, de son employeur.

La mobilité interne reste privilégiée par les salariés

L’étude a été menée auprès de 4 800 salariés en France, dont 400 en Auvergne-Rhône-Alpes, selon la méthode des quotas. Dans son indicateur récapitulatif, le baromètre estime à 79 % la part des salariés régionaux envisageant une évolution professionnelle à l’un des horizons étudiés. Interrogés spécifiquement sur les deux prochaines années, 73 % répondent positivement.

Cette envie d’évolution ne se traduit pas nécessairement par une rupture. Parmi ceux qui envisagent de bouger, 58 % souhaitent rester dans leur secteur d’activité et 56 % privilégient une évolution au sein de leur entreprise. À l’inverse, 34 % envisagent de changer d’employeur et 10 % de quitter le salariat.

Le maintien dans l’entreprise répond d’abord à une logique de sécurisation : 48 % citent leur connaissance de l’environnement de travail et 46 % la volonté de préserver leur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. La qualité du collectif apparaît particulièrement importante dans la région puisque 44 % souhaitent rester auprès d’une équipe qu’ils apprécient, contre 38 % au niveau national.

À l’inverse, la rémunération reste le premier moteur pour ceux qui envisagent de partir : 43 % citent la perspective d’un meilleur salaire, devant le manque d’opportunités internes, évoqué par 39 % des répondants concernés.

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L’intelligence artificielle pousse un salarié sur deux à réfléchir à son avenir

L’intelligence artificielle s’installe également dans les réflexions de carrière. 61 % des salariés interrogés en Auvergne-Rhône-Alpes la considèrent comme une aide dans leur travail, contre 57 % au niveau national. Dans le même temps, 50 % déclarent que son développement les pousse à réfléchir davantage à leur parcours professionnel.

Près d’un salarié régional sur cinq, soit 19 %, indique avoir déjà amorcé une évolution professionnelle face aux transformations du travail et à l’automatisation, contre 16 % au niveau national. Le sujet reste toutefois ambivalent : 29 % des répondants estiment que leur poste pourrait disparaître dans les deux ans du fait du développement de l’intelligence artificielle.

Le baromètre montre également que les entreprises restent un point de passage important dans ces trajectoires. 77 % des salariés déclarent pouvoir échanger avec leur responsable direct sur leur situation de travail et 65 % considèrent que leur organisation leur offre des possibilités d’évolution. En revanche, seuls 38 % disent avoir été informés par leur employeur sur Mon Conseil en évolution professionnelle.

Avenir Actifs indique avoir accompagné 25 403 salariés et travailleurs indépendants en Auvergne-Rhône-Alpes en 2025. Pour Virginie Bocquet, directrice de projet Mon Conseil en évolution professionnelle dans la région, « les salariés souhaitent évoluer en valorisant ce qu’ils ont déjà construit ».