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Quels coûts de logistique urbaine faut-il imputer à chaque chantier en métropole lyonnaise ?

Dans les grandes métropoles comme celle lyonnaise, les coûts d’un chantier ne reposent pas uniquement sur le prix des matériaux et la main-d’oeuvre. Il faut aussi inclure les frais liés à la logistique puisque les camions doivent passer par des rues étroites et chaque mètre de trottoir utilisé pour le stationnement est compté. Malheureusement, il faut reconnaître que ces dépenses sont souvent rangées dans les “frais généraux” sans plus de considération, ce qui fausse inévitablement la rentabilité réelle du projet. On vous présente ici 4 catégories de coûts de logistique urbaine que chaque entreprise du bâtiment devrait imputer avec précision à chaque chantier.

Les coûts d’accès et de stationnement

Les coûts d’accès et de stationnement incluent tout ce qui permet d’atteindre le chantier et d’y rester. Rappelons qu’occuper la voie publique suppose une autorisation en bonne et due forme qui doit être accompagnée d’un arrêté temporaire de circulation et de stationnement. À Lyon, la redevance est notamment calculée selon la longueur de trottoir occupée et le nombre de jours. Il faut aussi prévoir la signalisation et le balisage des chemins pour piétons le cas échéant.

Autre élément qui pèse dans la balance : les contraintes de circulation. C’est d’autant plus vrai dans la zone à faibles émissions de la Métropole qui rend la vignette Crit’Air obligatoire. Seuls certains véhicules sont autorisés à circuler à moins d’obtenir une dérogation spéciale.

Toujours est-il que pour que toutes ces dépenses ne disparaissent pas dans la comptabilité générale, vous n’avez pas d’autre choix que de les suivre à la lettre. Il existe pour cela des outils de gestion pensés pour le BTP à l’instar de la solution française de b2o qui permet de piloter chaque chantier. Si jamais un écart entre le prévu et le réalisé apparaît, vous serez alors mieux à même de le repérer.

Les coûts de livraison et de réapprovisionnement

L’acheminement des matériaux nécessaires à la poursuite du chantier se doit d’être pensé en amont sur Lyon. Prenons le cas de la zone à trafic limité qui a été mise en place en juin 2025 en Presqu’île : sur les aires piétonnes, les livraisons ne sont autorisées que de 6h à 11h30. Il faut alors trouver un fournisseur capable de respecter ce créneau. Si jamais il le rate, cela peut retarder le chantier avec un trajet supplémentaire facturé à la clé.

Autres coûts liés au transport des matériaux à imputer à un chantier sur Lyon : les livraisons fractionnées faute de place pour stocker, les envois express pour rattraper un précédent retard… En cumulant tout ça sur la durée totale du chantier, on arrive à un montant loin d’être négligeable qui impacte la rentabilité réelle.

Les coûts liés au temps perdu

Ce type de coût est probablement le plus difficile à prévoir en amont, d’autant plus que le temps perdu ne génère aucune facture. Ce qui signifie que si vous ne l’avez pas pensé à le calculer, il ne laisse absolument aucune trace. Or, attendre quand une équipe perd une demi-heure chaque jour à cause d’un camion bloqué dans la circulation ou d’un problème de logistique qui oblige à multiplier les allers-retours, cela fait 30 heures improductives sur 20 jours !

Et quand on convertit ces heures perdues en salaires versés aux travailleurs, il est évident que le coût réel du chantier grimpe en flèche. D’où l’intérêt d’effectuer des mesures pour être capable ensuite de trouver des pistes d’optimisation. Pour cela, le plus pertinent est de demander aux équipes de pointer en prenant en compte l’attente liée aux déplacements logistiques. Vous pourrez par conséquent isoler ces heures perdues plutôt que de les confondre avec la production.

Les coûts d’immobilisation du matériel

Sur un chantier à Lyon, on trouve forcément des équipements qui ne sont pas utilisés tous les jours. On parle alors de “matériel qui attend”. Il peut s’agir d’une nacelle, d’une mini-pelle, d’un échafaudage… Le problème, c’est que ces équipements loués à la journée continuent à coûter de l’argent quand l’accès est bloqué ou qu’une livraison est reportée. D’ailleurs, même un équipement détenu par l’entreprise de BTP a un coût d’immobilisation puisqu’il faut prendre en compte l’assurance et l’indisponibilité pour un autre chantier.

Précisons enfin que certains engins sont aussi sous-employés, notamment quand ils sont déployés dans une ruelle étroite. C’est aussi un surcoût pour le chantier et mieux vaut l’inclure dans la logistique urbaine plutôt que de le répartir sur d’autres opérations.