Cinq cavistes régionaux visent le titre de Meilleur Caviste de France
Cinq professionnels d’Auvergne-Rhône-Alpes figurent parmi les 40 finalistes du Concours du Meilleur Caviste de France 2026, organisé les 25 et 26 octobre au Château Val Joanis, dans le Luberon. Au-delà de la dégustation, la compétition évalue aussi la vente, le conseil et la relation client, avec à la clé un titre susceptible de peser durablement sur la notoriété commerciale d’une cave.
De Chabeuil à Annemasse, cinq candidats issus de la région
La sélection régionale rassemble Jean-Philippe Leroy, de Vinothentik à Chabeuil dans la Drôme, Pierre-Emmanuel Feillens, de Guyot Viriat dans l’Ain, Noé Botton, d’Intercaves à Villerest dans la Loire, Sylvain Roche, des Vins de Sylvain et autres merveilles à Roanne, et Benoît Trottet, de Vins Duvernay à Annemasse en Haute-Savoie. Ils représentent cinq des 40 cavistes qualifiés à l’issue de la présélection nationale organisée en mai.
Créé en 2014 par le Syndicat des Cavistes Professionnels, le concours ne se limite pas à mesurer les connaissances œnologiques. Les candidats doivent maîtriser les vins et spiritueux, mais aussi démontrer leur aptitude à vendre, écouter un client, argumenter un choix et transmettre une culture produit.
Le 25 octobre, les 40 participants débuteront par un questionnaire et une dégustation à l’aveugle. Quinze accéderont à la demi-finale, composée d’un quiz de rapidité et d’une mise en situation mystère. Huit seulement seront retenus pour la finale du lendemain.
Ils devront alors enchaîner cinq épreuves : connaissances, dégustation commentée, présentation d’un produit, simulation de vente et gestion d’un client mystère.
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Un titre qui peut aussi accélérer l’activité commerciale
L’intérêt économique du concours dépasse la reconnaissance professionnelle. Le titre de Meilleur Caviste de France est attribué à vie et plusieurs anciens lauréats font état d’un impact sur la fréquentation de leur établissement, leur visibilité et leur chiffre d’affaires.
Stéphane Alberti, vainqueur en 2014, explique ainsi avoir constaté à l’époque une hausse de 35 à 40 % de son chiffre d’affaires après son sacre, avant de passer d’une boutique de 10 m² à trois points de vente. Ce témoignage ne permet évidemment pas de généraliser cet effet à tous les futurs lauréats, mais il illustre la valeur commerciale que peut acquérir la distinction.
La région possède déjà plusieurs références dans le palmarès. Cyril Coniglio, installé dans la Drôme, avait remporté le titre national en 2018. Du côté des jeunes professionnels, Rachel Gay, à Thônes en Haute-Savoie, a été élue Meilleur Jeune Caviste de France en 2024, deux ans après Léa Perret, alors chez Nicolas à Lyon.
Le prochain Meilleur Caviste de France sera désigné dans la soirée du 26 octobre. Outre les médailles d’or, d’argent et de bronze, le concours attribuera également le titre de Meilleur Jeune Caviste de France.
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