Toute l’actualité Lyon Entreprises

Les réactions et les enjeux pour la ville de Lyon

La coopérative immobilière et solidaire Villages Vivants poursuit jusqu’à la fin de l’année une collecte de 1,7 million d’euros d’épargne citoyenne. Son modèle consiste à acheter et rénover des locaux dans les campagnes du quart Sud-Est afin d’y installer cafés, épiceries, boulangeries, auberges ou tiers-lieux, alors que l’accès à l’immobilier reste souvent un frein à l’installation de ces activités.

L’immobilier comme premier verrou à la reprise des commerces ruraux

Villages Vivants part d’un constat particulièrement marqué dans les petites communes : selon un rapport de l’Assemblée nationale publié en 2025, 62 % des communes françaises ne disposent plus de commerce, contre 25 % dans les années 1980.

Pour les porteurs de projets, la difficulté ne réside pas toujours dans la viabilité de l’activité elle-même. Prix d’acquisition trop élevé, bâtiments nécessitant d’importants travaux ou exigences bancaires peuvent empêcher l’installation d’un commerce pourtant attendu localement.

Créée en 2018, Villages Vivants intervient donc directement sur l’immobilier. La coopérative achète les bâtiments, les rénove puis les loue aux entrepreneurs, afin de dissocier le lancement de leur activité de l’acquisition des murs.

En huit ans, elle indique avoir acquis et rénové 36 lieux dans 13 départements du quart Sud-Est, représentant 13 300 m² de bâtiments anciens et 12 millions d’euros investis. Environ 150 emplois sont aujourd’hui abrités dans ces locaux.

Plusieurs projets récents se situent en Auvergne-Rhône-Alpes, notamment l’auberge paysanne Les Tablées dans le Rhône et Le Ravito à Panissières, dans la Loire, acquis début octobre. Ce dernier accueille plusieurs activités, dont des ateliers mutualisés d’artisans, un bar associatif et une bibliothèque libre.

Pour ne rien manquer de l’actualité économique de la région, abonnez-vous à notre newsletter hebdomadaire gratuite.

Je m’abonne à la newsletter

Une collecte ouverte aux particuliers dès 100 euros

Pour financer de nouvelles acquisitions, Villages Vivants fait appel à l’épargne citoyenne. La coopérative avait mobilisé 1,214 million d’euros en 2025 et vise cette année 1,7 million d’euros.

La souscription est accessible à partir de 100 euros sous la forme de parts sociales. Sous réserve de remplir les conditions fiscales applicables, l’investissement peut ouvrir droit à une réduction d’impôt sur le revenu de 25 % dans le cadre du dispositif IR-PME. Pour conserver cet avantage fiscal, les parts doivent notamment être détenues pendant au moins cinq ans.

Il ne s’agit toutefois pas d’un placement garanti : Villages Vivants précise que les parts sociales comportent un risque de perte en capital et ne sont pas revalorisées. Leur remboursement intervient au maximum à leur valeur nominale, selon les conditions prévues par les statuts de la coopérative.

L’opération s’inscrit dans une finance solidaire qui continue de progresser. Le baromètre 2026 de la finance solidaire fait état de 34 milliards d’euros d’encours à fin 2025, en hausse de 15 % sur un an.

Villages Vivants profitera de la Semaine de la finance solidaire, organisée du 9 au 15 novembre, pour présenter son modèle. Après un webinaire le 9 novembre, la coopérative participera notamment à des rendez-vous à Clermont-Ferrand le 17 novembre et au salon Tatou Juste de Saint-Étienne les 21 et 22 novembre.