Lyon-Turin : 41 % des Rhônalpins envisagent le train, 22 % l’utilisent
Le potentiel du ferroviaire entre la France et l’Italie reste largement supérieur à son usage actuel. Selon une étude Ipsos BVA réalisée pour TELT à l’été 2026, 41 % des habitants de Rhône-Alpes envisageant un déplacement en Italie considèrent le train comme une option, alors que 22 % l’ont déjà utilisé. À Lyon, l’écart est moins marqué : 44 % pourraient choisir le train, contre 37 % qui l’ont déjà emprunté.
À Lyon, l’usage du train est déjà plus installé
L’étude a été réalisée entre fin juin et juillet 2026 auprès d’échantillons représentatifs de personnes âgées de 15 ans et plus. En France, 1 000 personnes ont été interrogées au niveau national, complétées par 701 répondants en Rhône-Alpes, 411 dans la Métropole de Lyon et 400 dans la vallée de la Maurienne.
Les résultats mettent en évidence un réservoir d’utilisateurs potentiels pour les déplacements transalpins. Au niveau national, 64 % des Français ayant voyagé en Italie ou envisageant de s’y rendre considèrent le train comme une possibilité, contre seulement 35 % qui l’ont déjà emprunté pour effectuer ce trajet.
La Métropole de Lyon présente toutefois un écart plus faible que le reste de Rhône-Alpes, signe d’un usage ferroviaire déjà davantage installé dans les pratiques de mobilité. 44 % des Lyonnais interrogés envisagent le train pour se rendre en Italie, contre 37 % qui l’ont déjà utilisé.
Le phénomène est encore plus visible chez les jeunes. En Rhône-Alpes, 40 % des moins de 30 ans utilisent le train pour rejoindre une métropole européenne, contre 23 % de l’ensemble des habitants interrogés dans la région. À Lyon, ces proportions atteignent respectivement 30 % et 26 %.
Le prix reste le premier levier pour faire basculer les usages
L’étude permet surtout de mesurer ce qui pourrait convertir cet intérêt en déplacements effectifs. Parmi les Français utilisant ou envisageant d’utiliser le train pour rejoindre l’Italie, 50 % citent le prix comme motivation, devant la durée du trajet, mentionnée par 44 %.
Concernant spécifiquement la future liaison Lyon-Turin, 43 % des Français interrogés indiquent qu’un tarif inférieur à celui de l’avion pourrait les inciter à l’emprunter. Chez les moins de 30 ans, cette proportion monte à 49 %. La réduction du temps de trajet arrive derrière, tandis que l’impact environnemental est cité par 13 % des jeunes Français.
Ces résultats sont publiés par TELT, maître d’ouvrage de la section transfrontalière du Lyon-Turin et commanditaire de l’étude. Ils mesurent donc des intentions et des perceptions, et non l’évolution future effective du trafic ferroviaire.
Ils montrent néanmoins que la bataille du report modal ne se joue pas uniquement sur l’existence d’une infrastructure. Pour transformer l’intérêt affiché en usages réguliers entre Lyon, les Alpes et l’Italie, le niveau des prix, la durée réelle des trajets et les conditions concrètes de déplacement seront déterminants.
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